Le Haut Commissaire António Guterres, en visite au Burkina Faso, appelle à un soutien accru pour les réfugiés maliens

Points de presse, 31 juillet 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 31 juillet 2012 au Palais des Nations à Genève.

Note aux médias du Palais des Nations à Genève : Vous êtes invités à une Conférence de presse commune du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres et de la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration, Anne C. Richard le vendredi 3 août à 11h30 en salle de presse III.

Ils évoqueront leur visite au Burkina-Faso dont l'objectif était de passer en revue l'opération d'aide aux réfugiés maliens et d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la crise négligée des réfugiés en Afrique de l'Ouest. Ils répondront également aux questions sur d'autres crises comme le Soudan du Sud et la Syrie.

Le chef du HCR António Guterres débute une visite de trois jours au Burkina Faso pour passer en revue la situation humanitaire de plus en plus critique pour plus de 100 000 réfugiés maliens et son impact sur les pays voisins.

António Guterres est accompagné de la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration, Anne C. Richard.

Depuis le début du conflit en janvier, plus de 250 000 Maliens ont fui vers les pays voisins, au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger, alors que 167 000 autres seraient déplacés à l'intérieur du Mali. En plus de cette crise régionale, plus de 10 millions de personnes auraient besoin d'une aide d'urgence en raison de précipitations irrégulières, de mauvaises récoltes, des prix élevés des denrées alimentaires et des conflits.

Mercredi, António Guterres et Madame Richard se rendront au camp de réfugiés de Damba au nord du Burkina Faso. Le camp accueille principalement des Touaregs (80%), ainsi que des Arabes (15%) et des Peuls, des Bambaras et des Songhaïs qui ont fui la zone de Gossi dans la région de Tombouctou.

C'est la deuxième visite d'António Guterres dans la région du Sahel avec l'objectif de rallier le soutien de la communauté internationale pour cette crise de réfugiés négligée. Au début du mois de mai, il s'était rendu au Niger où il avait appelé les pays donateurs à fournir des fonds pour les réfugiés maliens dans la région. Il a également exhorté la communauté internationale à trouver des solutions politiques à la situation au Mali, avant qu'elle ne constitue une menace sur la sécurité mondiale.

Le HCR a des difficultés à couvrir les besoins des réfugiés en raison d'une pénurie de fonds. Malgré un récent don des Etats-Unis d'une somme de 10 millions de dollars en parallèle avec d'autres contributions de bailleurs de fonds, l'agence pour les réfugiés a reçu seulement un tiers des fonds nécessaires pour aider les Maliens déracinés. Sur l'appel de fonds de 153 millions de dollars, le HCR n'a jusqu'ici reçu que 49,9 millions de dollars, soit 32,4%. À ce jour, le Gouvernement américain a contribué à hauteur de 27 millions de dollars pour aider les réfugiés maliens.

Dans l'environnement hostile du Sahel, l'accès à l'eau potable, à des latrines et aux services de santé est crucial pour le traitement et la prévention de maladies courantes (diarrhée, infections respiratoires) ou d'épidémies de choléra. D'autres services tels que la scolarisation dans les camps sont également sévèrement limités en raison du manque de fonds.

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Les réfugiés maliens fuient au Niger en quête de sécurité

Des milliers de familles maliennes sont arrivées au Niger depuis la mi-janvier, après avoir fui les combats entre un mouvement rebelle touareg et les forces gouvernementales maliennes au nord du Mali. Les réfugiés vivent dans des installations de fortune le long de la frontière. Ils sont exposés au soleil et au vent durant la journée et au froid la nuit. Le HCR a commencé à distribuer des biens de secours et prévoit d'ouvrir des camps dans des zones plus sûres situées hors des régions frontalières. Hélène Caux, du HCR, a rencontré certains parmi ces réfugiés qui lui ont fait part de leur souhait de retourner dans leur pays dès que la sécurité y serait restaurée.

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Le chef du HCR rencontre des réfugiés au Burkina Faso

Le 1er août, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu au nord du Burkina Faso avec Anne C. Richard, la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration (BRPM). Au camp de Damba, ils ont rencontré des réfugiés maliens qui ont fui le Mali au cours des six derniers mois pour échapper à la poursuite du conflit et à l'instabilité politique. A ce jour, plus de 250 000 réfugiés maliens ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans l'un des pays de la région, y compris 250 000 réfugiés maliens au Burkina Faso. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a reçu seulement un tiers de l'appel de fonds de 153 millions de dollars dont elle a besoin pour fournir une aide vitale y compris des abris, de l'eau, des installations sanitaires, des soins de santé, des vivres et une protection aux réfugiés. Le HCR craint que la situation politique instable et l'urgence humanitaire au Mali ne génèrent d'autres afflux vers les pays voisins. colombienne.

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Poursuite de l'exode de Maliens vers le Niger

Fuyant les combats, l'insécurité générale et l'instabilité politique de leur pays, des réfugiés maliens continuent d'arriver au Niger. Sur le site de Mangaizé où sont accueillis des réfugiés, ils sont quelque 3000 à vivre dans des conditions difficiles, exposés pendant le jour à une chaleur étouffante et se demandant quand ils pourront rentrer chez eux. Dans ce pays aride du Sahel, l'eau et la nourriture sont comptés, ce qui pose un problème considérable et aux réfugiés et aux communautés locales. Ce sont plus de 40 000 Maliens qui ont trouvé refuge au Niger depuis janvier, lorsque les forces gouvernementales maliennes et le mouvement rebelle touareg en sont venus à un affrontement armé. Cent soixante mille réfugiés maliens se répartissent entre le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie. En outre, on compte 133 000 déplacés internes au Mali. Au début du mois de mai, António Guterres, Haut Commissaire pour les réfugiés, s'est rendu au Niger, notamment à Mangaizé, en compagnie de Mme Ertharin Cousin, Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, dans l'intention de sensibiliser encore davantage l'opinion mondiale à la crise et de rallier de l'aide en faveur des déplacés.

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