Après une décennie à Mogadiscio, des réfugiés tanzaniens rentrent à Zanzibar

Points de presse, 10 juillet 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 10 juillet 2012 au Palais des Nations à Genève.

Ce week-end, le HCR a achevé avec succès le rapatriement volontaire de 38 réfugiés tanzaniens depuis Zanzibar. Ils résidaient à Mogadiscio depuis 11 ans.

Ce groupe, qui comprend 12 familles, a été transporté à bord de deux vols spéciaux spécialement affrétés par le HCR depuis Mogadiscio vers Zanzibar, vendredi 6 juillet. Depuis Zanzibar, sept familles ont été accompagnées dans leur village natal dans l'île de Pemba après une courte traversée en ferry. Cinq autres familles ont choisi de rester à Unguja, l'île principale de Zanzibar, pour y recommencer une nouvelle vie.

Les réfugiés restants ont reçu un kit de réintégration incluant une allocation en espèces, quatre mois de vivres, ainsi qu'un logement basique et des articles domestiques. Avec les autorités tanzaniennes, le HCR suivra les familles de retour pour assurer que leur réintégration soit réussie.

Les chefs de famille étaient de jeunes hommes quand ils ont quitté Zanzibar en janvier 2001. Ils avaient fui des émeutes et des violences se déroulant après les élections d'octobre 2000. Ils faisaient partie des 2000 réfugiés qui avaient fui l'île tanzanienne de Pemba.

Ils se sont rendus au Kenya, certains par bateau vers le port de Mombasa, où ils ont obtenu le statut de réfugié de la part du HCR. Puis ils avaient été transférés au camp de réfugiés de Dadaab. Alors que certains ont été rapatriés en 2001, d'autres ont quitté le camp spontanément, décidant de ne pas rentrer chez eux mais plutôt de rejoindre Mogadiscio, la capitale somalienne ou plus au nord, le Yémen.

Bien qu'arrivés à Mogadiscio, la capitale somalienne, dans un contexte de guerre civile, ces réfugiés ont gagné leur vie en ouvrant des salons de barbiers, en travaillant comme menuisiers, pêcheurs ou même enseignants. Mais comme d'autres dans la capitale déchirée par la guerre, ils ont été forcés de se déplacer à l'intérieur de la ville.

La plupart d'entre eux se sont mariés avec des Somaliennes, ils ont eu des enfants et se sont intégrés à la société somalienne. Cependant, en 2010, certains d'entre eux ont contacté le bureau du HCR à Mogadiscio pour demander une aide au retour à Pemba, une demande qui lancé la procédure menant aux rapatriements de ce week-end.

Le reste de la communauté réfugiée tanzanienne à Mogadiscio totalise environ 20 familles (près de 70 personnes). Ils ont indiqué au HCR qu'ils souhaitent attendre et voir le développement de la situation pour ceux qui sont rentrés, avant de prendre une décision pour le retour.

Le HCR en Somalie reste en contact étroit avec ces réfugiés qui se trouvent toujours à Mogadiscio. La reconstruction et les rénovations dans la capitale somalienne concernent de nombreux sites et ces personnes originaires de Zanzibar pourraient devoir se déplacer à nouveau.

Malgré deux décennies de conflit et d'instabilité, la Somalie accueille 2124 réfugiés et 9373 demandeurs d'asile enregistrés, principalement originaires de l'Ethiopie. L'opération du HCR pour l'aide à ces personnes se concentre sur les régions du Somaliland et du Puntland.

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Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

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Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

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