Inquiétudes du chef du HCR devant la grave menace pesant sur les opérations d'aide aux réfugiés soudanais

Communiqués de presse, 4 juillet 2012

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a lancé aujourd'hui une mise en garde sur la situation devenue critique pour les réfugiés soudanais qui fuient les Etats du Sud-Kordofan et du Nil Bleu. Plus de 200 000 personnes sont désormais déracinées dans les pays voisins, en Ethiopie et au Soudan du Sud. Les opérations d'aide humanitaire au Soudan du Sud approchent du point de rupture.

« La combinaison entre les conditions difficiles et dangereuses au Soudan du Sud et l'importante population réfugiée arrivant dans ce pays mettent nos opérations à rude épreuve », a indiqué António Guterres. « Et, chaque jour, il y a de nouveaux arrivants avec, parmi eux, un grand nombre de personnes souffrant de malnutrition ainsi que des groupes d'enfants non accompagnés. »

Les bureaux du HCR sur le terrain en Ethiopie et au Soudan du Sud font état, à ce jour, de l'arrivée de 211 700 réfugiés depuis les Etats du Nil Bleu et du Sud-Kordofan au Soudan. Parmi eux, 36 700 personnes se trouvent dans la région d'Assosa, en Ethiopie. Toutefois la pression majeure de cet afflux affecte le Soudan du Sud, avec 62 000 personnes se trouvant dans l'Etat d'Unity et 113000 autres dans l'Etat du Haut Nil la plupart dans des zones reculées et dépourvues d'infrastructures, même les plus basiques. Les enfants et les adolescents jusqu'à 18 ans représentent 52% de la population réfugiée à Assosa, 44% dans l'Etat du Haut Nil et 65% dans l'Etat d'Unity.

Au Soudan du Sud, les problèmes concernant les faibles ressources en eau potable pour cette population deviennent particulièrement aigus, même avec la saison des pluies ayant récemment débuté. Par exemple, une large partie du camp de Jammam dans l'Etat du Haut Nil est recouverte d'eau à hauteur de cheville, et pourtant le niveau d'eau disponible pour la distribution d'eau potable et le fonctionnement des installations sanitaires est bien inférieur aux besoins. Des puits ont été creusés sur place et dans d'autres camps, mais de nombreux réfugiés reçoivent, encore aujourd'hui, seulement un tiers voire moins du minimum requis en eau potable pour couvrir les besoins journaliers minimaux. Ceci augmente les risques pour la santé.

« La complexité de la crise au Soudan en fait une crise à part », a indiqué António Guterres. « Nous sommes aux prises avec une situation où beaucoup de nouveaux réfugiés arrivent dans un état de malnutrition déjà préoccupant, où il y a une forte menace liée aux maladies transmises par l'eau, où d'importantes populations réfugiées se trouvent dans des lieux clairement dangereux, et où les routes inondées bloquent l'accès et la possibilité de transférer les réfugiés ailleurs même là où il y a de meilleurs sites. Davantage d'aide est plus que jamais nécessaire d'urgence. »

Le HCR a appelé les gouvernements des pays donateurs et le grand public à aider en versant des fonds supplémentaires pour la crise des réfugiés soudanais. Le 22 juin dernier, l'agence pour les réfugiés avait annoncé que les contributions reçues par le HCR pour le Soudan du Sud étaient désormais épuisées. Le HCR avait déclaré que ses besoins financiers pour aider les réfugiés soudanais en Ethiopie et au Soudan du Sud dépassent désormais 219 millions de dollars pour 2012. Actuellement, le HCR a reçu 45,9 millions de dollars.

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L'Emissaire du HCR Angelina Jolie rencontre des réfugiés syriens tout juste arrivés en Jordanie

L'Emissaire du HCR Angelina Jolie s'est rendue en Jordanie près de la frontière avec la Syrie le 18 juin au début d'une visite pour célébrer la Journée mondiale du réfugié. Elle a rencontré des réfugiés qui venaient d'arriver et a écouté le récit de leur fuite en exil. Elle a exhorté la communauté internationale à faire davantage pour aider les survivants du conflit et les pays qui les accueillent. « La pire crise humanitaire du 21e siècle se développe actuellement au Moyen-Orient », a-t-elle déclaré. « La réponse internationale à cette crise est clairement insuffisante par rapport à l'ampleur de cette tragédie humaine. Une aide humanitaire considérable reste nécessaire et, par-dessus tout, une solution politique à ce conflit doit être trouvée. » Le conflit en Syrie a forcé davantage de civils à fuir l'année dernière que tout autre conflit à travers le monde. Ces six derniers mois, le nombre de personnes déracinées a plus que doublé pour atteindre 1,6 million, dont 540 000 se trouvent en Jordanie. En Jordanie, Angelina Jolie, au côté du Haut Commissaire du HCR António Guterres, rencontreront de hauts représentants jordaniens ainsi que des réfugiés vivant dans des villes jordaniennes et au camp de réfugiés tentaculaire de Za'atri.

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Enfants d'Erbil : des réfugiés syriens dans une zone urbaine en Irak

Les enfants qui ont trouvé refuge dans des zones urbaines avec leurs familles, font partie des réfugiés syriens parmi les plus vulnérables. A la différence de ceux qui sont hébergés dans des camps, les réfugiés qui vivent en ville dans des pays comme l'Irak, la Turquie et la Jordanie, ont souvent du mal à accéder à l'aide et à la protection. Dans un camp de réfugiés, il est plus facile pour des organisations humanitaires comme le HCR de fournir un abri et une assistance régulière, notamment des vivres, des soins de santé et un accès à l'éducation. Trouver les réfugiés en zones urbaines, sans parler de les aider, n'est pas une tâche facile.

En Irak, environ 100 000 réfugiés syriens sur les 143 000 présents dans le pays, vivraient en zones urbaines - dont 40% d'enfants âgés de moins de 18 ans. Les photos suivantes, prises par Brian Sokol dans la ville d'Erbil au nord de l'Irak, donnent un aperçu de la vie de certains de ces jeunes réfugiés urbains. Elles montrent la dureté de la vie quotidienne mais aussi la résilience, l'adaptabilité et le courage de ces jeunes dont la vie a été bouleversée au cours des deux dernières années.

La vie est difficile à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan en Iraq. Le coût de la vie est élevé et il n'est pas facile de trouver du travail. Les réfugiés doivent aussi consacrer une part importante de leurs ressources limitées au loyer. Le HCR et ses partenaires, dont le Gouvernement régional kurde, se démènent pour aider les personnes dans le besoin.

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Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Chaque année, le Musée du Quai Branly à Paris organise une collecte de jouets auprès d'écoliers à Paris et, avec un peu d'aide du HCR et d'autres partenaires clés, les envoie aux enfants réfugiés qui ont tant perdu.

Cette année, les bénéficiaires étaient des dizaines d'enfants syriens vivant dans deux camps de réfugiés en Turquie, l'un des principaux pays d'accueil pour plus de 1,4 million de Syriens qui ont fui leur pays, avec ou sans leurs familles. La plupart des enfants sont traumatisés et ils ont perdu toutes leurs affaires dans les décombres en Syrie.

La semaine dernière, le personnel du musée, le HCR et la Fédération des Associations d'Anciens du Scoutisme ont rassemblé les jouets et les ont emballés dans 60 colis. Ces colis ont ensuite été transportés vers la Turquie par Aviation sans Frontières puis acheminés vers l'école maternelle et des garderies dans les camps de Nizip-1 et Nizip-2 près de la ville de Gaziantep.

Ce cadeau a été donné par des enfants grandissant paisiblement dans la capitale française. Les jouets ont apporté un rayon de soleil dans la vie de ces jeunes réfugiés syriens et leur rappelle qu'ils ne sont pas oubliés par d'autres enfants dans le monde extérieur.

Ces images de la distribution de jouets ont été prises par le photographe Aytac Akad et Selin Unal du HCR.

Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Jordanie : Angelina Jolie à la frontière syriennePlay video

Jordanie : Angelina Jolie à la frontière syrienne

L'Emissaire spéciale du HCR Angelina Jolie et le chef de l'agence pour les réfugiés António Guterres rencontrent des réfugiés syriens en Jordanie et écoutent leurs témoignages déchirants.