Plus de 60 personnes secourues en mer dans le sud de l'Adriatrique

Points de presse, 3 juillet 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 3 juillet 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR se félicite de l'action rapide et efficace menée par les garde-côtes croates hier (2 juillet) pour porter secours à 65 personnes qui se trouvaient à bord d'un bateau à la dérive dans la mer Adriatique. Le bateau avait été repéré alors qu'il dérivait au large de l'île croate de Mljet dimanche soir. Les garde-côtes ont fourni des vivres, de l'eau et des soins de santé aux personnes à bord et ont remorqué l'embarcation vers un lieu sûr, le port de Gruz à Dubrovnik, hier après-midi.

Le bateau aurait quitté la Grèce et perdu le contrôle. Il a dérivé pendant deux jours. Tous les passagers étaient des hommes, se déclarant de 12 nationalités différentes y compris des Syriens, des Afghans, des Somaliens et des Egyptiens.

A la demande des autorités, notre partenaire, la Croix-Rouge croate, est sur le terrain et fournit une aide humanitaire et médicale aux rescapés dans le port de Gruz, où les passagers sont temporairement hébergés. Certains passagers auraient requis une aide médicale d'urgence. Des couvertures et d'autres biens de secours de première nécessité leur ont été également fournis. Le HCR suit le développement de cette situation.

La Méditerranée est l'un des itinéraires les plus empruntés par la migration mixte irrégulière vers l'Europe, via la Grèce, l'Italie et Malte. L'année dernière a marqué un triste record pour le nombre d'arrivées en Europe via la Méditerranée, avec plus de 58 000 personnes ayant effectué la traversée. Selon les estimations du HCR, plus de 1500 personnes ont trouvé la mort par noyade ou sont portées disparues depuis leur tentative de traversée de la Méditerranée pour rejoindre l'Europe en 2011.

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A la dérive vers l'Italie

Chaque année, la mer Méditerranée - une destination estivale parmi les plus prisées en Europe - se transforme en cimetière. Des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants s'y noient, au cours de leur tentative désespérée pour atteindre des pays de l'Union européenne (UE).

La distance entre l'île italienne de Lampedusa et la côte libyenne est tout juste de 290 kilomètres. En 2006, quelque 18 000 personnes ont traversé ce bras de mer - la plupart dans des embarcations gonflables équipées de moteurs hors-bord. Certains cherchaient du travail, d'autres voulaient retrouver des membres de leur famille ou d'autres encore fuyaient la persécution, le conflit ou les violences. Ils n'avaient pas d'autre choix que celui de fuir, en quête de sécurité, via des itinéraires clandestins.

Parmi ceux qui ont réussi à atteindre Lampedusa, quelque 6 000 d'entre eux ont demandé l'asile. Et près de la moitié ont été reconnus comme réfugiés ou ont obtenu la protection des autorités italiennes.

En août 2007, les autorités à Lampedusa ont ouvert un nouveau centre de réception pour assurer que les personnes arrivant par bateau ou secourues en mer soient accueillies dans la dignité, et hébergées de façon appropriée, et qu'elles puissent recevoir des soins de santé.

A la dérive vers l'Italie

Golfe d'Aden : Péril en mer

Chaque année, des milliers de personnes venues de toute la région de la Corne de l'Afrique - principalement des Somaliens et des Ethiopiens - quittent leurs maisons, poussées par la peur ou par pur désespoir, en quête de sécurité ou d'une vie meilleure. Ces populations empruntent des routes dangereuses en Somalie pour se rendre à Bossasso, une ville de la région semi-autonome du Puntland.

Dans cette zone de non-droit où des réseaux de passeurs règnent en maîtres, des civils innocents et désespérés payent jusqu'à 150 dollars pour effectuer la traversée périlleuse du golfe d'Aden.

Certains restent des semaines dans des maisons ou des abris temporaires à Bossasso avant de pouvoir partir, soudainement au milieu d'une nuit, entassés dans de petites embarcations de fortune. En mer, tout peut se passer, ils sont à la merci des passeurs. Certains sont battus, poignardés, tués ou jetés par-dessus bord. D'autres se noient avant d'arriver sur les plages du Yémen, qui sont devenues des cimetières de fortune pour certains de ceux qui sont morts en route.

Golfe d'Aden : Péril en mer

Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

Repérés au large des îles Canaries