La situation au Soudan du Sud est critique, prévient le HCR en appelant à une nouvelle contribution urgente

Points de presse, 22 juin 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 22 juin 2012 au Palais des Nations à Genève.

Jeudi, le HCR a appelé les donateurs à verser d'urgence des fonds supplémentaires pour ses opérations d'aide aux réfugiés soudanais qui se trouvent au Soudan du Sud et en Ethiopie voisine. Actuellement il y a environ 162 500 réfugiés au Soudan du Sud et 36 500 en Ethiopie. Les contributions que nous avions reçues pour le Soudan du Sud sont désormais épuisées.

La situation pour les réfugiés au Soudan du Sud est parmi les plus critiques pour les opérations actuelles du HCR à travers le monde. Au moment de notre appel initial en janvier, nous avions prévu que la population réfugiée au Soudan du Sud n'excéderait pas 135 000 personnes. Or, avec la hausse rapide des arrivées, ces dernières semaines dans l'Etat du Haut Nil, ce chiffre a été dépassé de près de 30 000 personnes. Les arrives se poursuivent en continu au nombre moyen de 1000 par jour.

L'état de santé de nombreux nouveaux arrivants est très dégradé, et beaucoup d'enfants ont besoin de soins de santé en urgence à cause de la malnutrition. Nous sommes très préoccupés par le taux de mortalité accru dans les camps de réfugiés et nous mettons en place une enquête initiale pour avoir une image plus complète de la situation. Les pénuries d'eau présentent un risque mortel, en particulier pour une population déjà affaiblie.

Actuellement, le HCR ne s'attend pas à une nouvelle augmentation spectaculaire du nombre des arrivées en Ethiopie et, par conséquent, nos besoins financiers pour cette opération restent inchangés. Pour le Soudan du Sud, cepandant, notre nouvel appel nous permettra de venir en aide à une population réfugiée de 235 000 personnes d'ici la fin de l'année. Avec cet appel révisé, nos besoins pour les réfugiés soudanais en Ethiopie et au Soudan du Sud s'élèvent à 219,9 millions de dollars. Actuellement, nous avons reçu 45,9 millions de dollars (11,6 millions de dollars pour l'Ethiopie et 33,6 millions de dollars pour le Soudan du Sud), ce qui représente moins de 21 pour cent des besoins.

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A la veille du référendum portant sur l'autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011, des dizaines de milliers de personnes qui vivaient dans le nord du Soudan ont plié bagage pour rentrer dans leurs villages d'origine au sud du pays. Le HCR a établi des points d'escale le long des axes de retour vers le Sud-Soudan, afin de distribuer des vivres aux voyageurs et de leur fournir un lieu sûr pour qu'ils se reposent durant ce pénible voyage. Plusieurs cas d'attaques et de viols perpétrés contre des voyageurs ont justifié l'ouverture de ces centres où les femmes, les enfants et les personnes handicapées peuvent passer la nuit. Le HCR a mobilisé des ressources pour répondre aux besoins de 50 000 personnes, dans l'éventualité d'un déplacement massif suite aux résultats du vote.

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Nouvelles arrivées en Ethiopie

La contrée isolée de Dolo Ado devient le refuge de quelque 10 000 Somaliens fuyant la violence dans leur pays.

Depuis le début de l'année, environ 10 000 Somaliens ont traversé la frontière en quête de refuge et ils sont arrivés à Dolo Ado, un lieu isolé, brûlé par le soleil et situé au sud-est de l'Ethiopie - où les habitants sont majoritairement de l'ethnie somali. La plupart ont fui l'insécurité après le retrait des troupes éthiopiennes du centre et du sud de la Somalie et la reprise de ces régions par des insurgés. Au pic de l'afflux au début du mois de février 2009, quelque 150 personnes franchissaient la frontière chaque jour. En réponse à cette situation, une équipe d'urgence du HCR a été envoyée sur place pour aider à gérer un centre de transit à Dolo Ado. De plus, le HCR a fait parvenir des convois contenant des articles de secours, y compris des moustiquaires, des couvertures, des jerrycans, des batteries d'ustensiles de cuisine et des bâches en plastique. Les efforts humanitaires sont coordonnés avec d'autres agences des Nations Unies et des ONG pour assurer que les besoins sont satisfaits. Bien que de nombreux Somaliens déplacés à l'intérieur du sud et du centre de la Somalie ont commencé à rentrer, principalement vers Mogadiscio, de nombreux Somaliens restent à Dolo Ado car ils ont besoin de protection. Etant donné les faibles perspectives de rapatriement dans un avenir proche, un nouveau camp est actuellement en cours de préparation et les cas des réfugiés sont maintenant examinés.

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Tchad : l'éducation en exil

L'UNHCR s'associe avec le Ministère de l'éducation et des partenaires ONG pour améliorer l'éducation des réfugiés soudanais au Tchad. La violence continue dans la région ouest du Darfour, au Soudan, a déraciné deux millions de Soudanais dans leur propre pays et a fait fuir quelque 230 000 personnes de l'autre côté de la frontière dans l'est du Tchad. Les réfugiés sont hébergés dans 12 camps au Tchad. Bien que le taux d'inscription à l'école dans les camps au Tchad soit élevé, l'assiduité est variable. Le manque d'instituteurs qualifiés et de fournitures scolaires perturbe le déroulement des classes. Par ailleurs, de nombreux enfants sont accaparés par les tâches domestiques, tandis que d'autres arrêtent l'école pour travailler dans des familles tchadiennes. La fréquentation des filles est moins régulière, surtout après leur mariage qui a lieu généralement lorsqu'elles ont 12 ou 13 ans. Pour les garçons et adolescents, fréquenter l'école diminue le risque d'être recruté par différents groupes armés opérant dans la région.

L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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