Le HCR transfère des réfugiés soudanais pour décongestionner des sites de transit surpeuplés

Points de presse, 12 juin 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 12 juin 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR et ses partenaires ont transféré 8000 réfugiés soudanais ce week-end depuis un site de transit dans le nord-est du Soudan du Sud, suite à plusieurs décès et dans la perspective d'accueillir environ 15 000 nouveaux arrivants dans l'Etat du Haut Nil.

La semaine dernière, Médecins Sans Frontières (MSF) a fait état de sept décès parmi les nouveaux arrivants au centre de transit de Hofra, à environ 25 kilomètres de la frontière avec le Soudan. Ces pertes en vies humaines seraient liées à l'état de santé dégradé des réfugiés qui arrivent après avoir marché des semaines depuis l'Etat du Nil Bleu avec très peu à boire ou à manger. Ces facteurs de risques sont amplifiés par les rares ressources en eau à Hofra, connu également sous le nom de Rum.

L'opération de transfert d'urgence de ce week-end a commencé après une distribution de vivres et d'autres biens de secours aux 32 000 réfugiés à Hofra. Le HCR a transporté les réfugiés vers un autre site de transit appelé Kilo 18, où une réserve d'eau d'environ deux semaines est disponible.

MSF a également transféré son équipement de traitement pour l'eau potable ainsi que son dispensaire ouvert 24 heures sur 24. Le HCR a acheminé par avion des biscuits énergétiques et du savon depuis Malakal, alors que l'ONG française ACTED construit des abris d'urgence pour les personnes les plus vulnérables.

Depuis Kilo 18, les réfugiés seront installés de façon permanente dans le camp du HCR le plus récent de l'Etat du Haut Nil, et appelé Yusuf Batil. Deux puits récemment creusés à Yusuf Batil ont un rendement prometteur en eau. Le premier produit 7,5 mètres cubes d'eau à l'heure. Le second devrait générer le même volume.

Ces deux puits pourraient subvenir aux besoins d'une population de 20 000 personnes. Cependant, des tests doivent être préalablement menés pour assurer que le volume d'eau fourni à partir de ces deux sources soit durable. L'autre camp dans la zone, Doro, a atteint sa pleine capacité d'accueil, alors que le camp de Jammam est frappé par un approvisionnement en eau insuffisant avec le nombre croissant des réfugiés.

Le HCR travaille avec les autorités et les communautés locales du Soudan du Sud pour identifier des sites supplémentaires et accueillir des réfugiés en dehors du comté de Maban, où les réfugiés arrivent actuellement. Nous recherchons un site adapté dans le comté de Melut où l'eau pourra être collectée dans le Nil, en espérant pouvoir y transférer des réfugiés depuis le camp de Jammam afin d'alléger la charge sur les ressources limitées en eau.

Le Soudan du Sud accueille actuellement plus de 150 000 réfugiés originaires du Soudan. Plus de 112 000 d'entre eux se trouvent dans l'Etat du Haut Nil, et 51 000 autres sont arrivés dans des installations plus à l'ouest dans l'Etat d'Unity. Selon des informations non confirmées provenant principalement des réfugiés eux-mêmes, quelque 15 000 nouveaux arrivants pourraient entrer sous peu dans l'Etat du Haut Nil.

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Les Soudanais rentrent dans le Sud pour le référendum

A la veille du référendum portant sur l'autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011, des dizaines de milliers de personnes qui vivaient dans le nord du Soudan ont plié bagage pour rentrer dans leurs villages d'origine au sud du pays. Le HCR a établi des points d'escale le long des axes de retour vers le Sud-Soudan, afin de distribuer des vivres aux voyageurs et de leur fournir un lieu sûr pour qu'ils se reposent durant ce pénible voyage. Plusieurs cas d'attaques et de viols perpétrés contre des voyageurs ont justifié l'ouverture de ces centres où les femmes, les enfants et les personnes handicapées peuvent passer la nuit. Le HCR a mobilisé des ressources pour répondre aux besoins de 50 000 personnes, dans l'éventualité d'un déplacement massif suite aux résultats du vote.

Les Soudanais rentrent dans le Sud pour le référendum

Tchad : l'éducation en exil

L'UNHCR s'associe avec le Ministère de l'éducation et des partenaires ONG pour améliorer l'éducation des réfugiés soudanais au Tchad. La violence continue dans la région ouest du Darfour, au Soudan, a déraciné deux millions de Soudanais dans leur propre pays et a fait fuir quelque 230 000 personnes de l'autre côté de la frontière dans l'est du Tchad. Les réfugiés sont hébergés dans 12 camps au Tchad. Bien que le taux d'inscription à l'école dans les camps au Tchad soit élevé, l'assiduité est variable. Le manque d'instituteurs qualifiés et de fournitures scolaires perturbe le déroulement des classes. Par ailleurs, de nombreux enfants sont accaparés par les tâches domestiques, tandis que d'autres arrêtent l'école pour travailler dans des familles tchadiennes. La fréquentation des filles est moins régulière, surtout après leur mariage qui a lieu généralement lorsqu'elles ont 12 ou 13 ans. Pour les garçons et adolescents, fréquenter l'école diminue le risque d'être recruté par différents groupes armés opérant dans la région.

L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

Tchad : l'éducation en exil

Crise sanitaire au Soudan du Sud

Quelque 105 000 réfugiés se sont regroupés dans le Comté de Maban, au Soudan du Sud. De graves risques pèsent sur la santé de nombre d'entre eux. Le HCR et ses partenaires travaillent d'arrache-pied pour prévenir et contenir l'épidémie de paludisme et plusieurs maladies hydriques.

La plupart des réfugiés, notamment les enfants et les personnes âgées, sont arrivés très affaiblis dans les camps. Or, les pluies incessantes ont tendance à exacerber la situation, les flaques d'eau se transformant vite en foyer d'incubation de moustiques porteurs du paludisme. Qui plus est, un simple rhume suffit pour que l'état de malnutrition modérée dont souffrent les enfants et personnes âgées se transforme en malnutrition sévère.

C'est dans le camp de Yusuf Batil, dans le Comté de Maban, que la situation se fait la plus critique puisque 15 % des enfants de moins de cinq ans y souffrent de malnutrition aiguë.

Le HCR et ses partenaires font tout leur possible pour prévenir et lutter contre la maladie. Dans le camp de Yusuf Batil, 200 professionnels de la santé des communautés vont de foyer en foyer afin d'enseigner aux réfugiés les règles d'hygiène de base, telles que la nécessité de se laver les mains ou encore comment reconnaître les signes de maladie. S'ils en ont besoin, les enfants reçoivent des aliments nutritifs tels que des Plumpy'nut. Un hôpital spécialisé dans le traitement de patients atteints du choléra a d'ailleurs ouvert ses portes. Parallèlement, des moustiquaires ont été distribuées dans tous les camps à des fins de prévention du paludisme.

Crise sanitaire au Soudan du Sud

Soudan : Retour vers le SudPlay video

Soudan : Retour vers le Sud

Des milliers de Sud-Soudanais quittent le nord du pays pour rentrer dans leurs villages.
Soudan du Sud : les réfugiés du Nil BleuPlay video

Soudan du Sud : les réfugiés du Nil Bleu

Les réfugiés affluent depuis la région du Nil Bleu au Soudan vers le Soudan du Sud. Beaucoup rejoignent le camp de Doro.
Soudan du Sud : La fuite de SannaPlay video

Soudan du Sud : La fuite de Sanna

L'année dernière, des raids aériens et des attaques terrestres sur des villages de l'Etat du Nil bleu au Soudan ont forcé des civils à fuir vers le Soudan du Sud. Sanna témoigne sur son voyage vers l'exil.