Le HCR renforce sa présence dans le complexe des camps de réfugiés à Dadaab

Points de presse, 25 mai 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 25 mai 2012 au Palais des Nations à Genève.

Dans le cadre de nos efforts pour assurer la continuité des services vitaux au bénéfice de plus de 460 000 réfugiés dans le complexe de camps de réfugiés de Dadaab, au nord-est du Kenya, nous avons ouvert hier (jeudi 24 mai) un nouveau bureau dans cette partie du pays.

Dadaab est le plus important camp de réfugiés au monde et il s'étend sur une superficie de plus de 50 kilomètres carrés.

Le nouveau bureau, qui a été ouvert en présence des autorités kényanes, s'appelle Alinjugur et il est situé dans le district de Fafi, à environ 80 kilomètres de la frontière somalienne et environ 20 kilomètres du principal complexe de bureaux du HCR à Dadaab. Depuis hier, Alinjugur accueille du personnel du HCR, d'autres agences et d'ONG. Les équipes basées à Alinjugur couvriront les sites d'Hagadera et de Kambioos, qui accueillent environ 150 000 réfugiés somaliens.

Le bureau d'Alinjugur nous permettra d'être plus proches des communautés réfugiées et, par conséquent, de fournir de meilleurs services aux réfugiés et aux communautés hôtes. Son ouverture résulte de pourparlers et d'une coopération avec les autorités kényanes pour décongestionner les camps et pour accroître la présence du HCR et d'autres organisations humanitaires sur le terrain. De plus, nous travaillons étroitement avec la communauté hôte pour aider à améliorer la coexistence avec les réfugiés.

Nous sommes confiants que le nouveau développement nous permettra d'élargir l'espace humanitaire et de faciliter les opérations.

La sécurité est un défi majeur à Dadaab depuis les six derniers mois, réduisant nos opérations sur le terrain. La situation reste complexe et tendue alors que les menaces posées par les engins explosifs improvisés, les enlèvements, les détournements de véhicules et le banditisme restent élevées.

A Dadaab, les réfugiés bénéficient de protection, d'abri et d'assistance humanitaire depuis deux décennies souvent dans des circonstances difficiles et complexes. Les conditions de surpeuplement chroniques, le risque d'épidémies et les inondations saisonnières font partie de ces défis.

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Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

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