Un naufrage dans l'océan Indien à Mayotte rappelle les dangers de la migration irrégulière

Articles d'actualité, 22 mai 2012

© CharlesPlatiau/Reuters
Vue générale du Territoire français d'outre-mer de Mayotte, dans l'océan Indien.

PARIS, France, 22 mai (HCR) Le HCR a exprimé sa tristesse mardi quant au décès par noyade d'au moins cinq personnes, dont trois enfants, après le naufrage d'une embarcation légère motorisée au large du département français d'Outre-Mer de Mayotte, dans l'océan Indien.

19 personnes ont été secourues et transportées à Mayotte, après que le bateau ait touché un récif de corail samedi, alors que 15 autres personnes sont portées disparues ou auraient trouvé la mort par noyade, selon les autorités.

« Cette tragédie illustre à nouveau les dangers auxquels sont confrontées des personnes poussées à prendre des décisions désespérées pour échapper à la pauvreté, au conflit et à la persécution », a expliqué un porte-parole du HCR. « Comme en mer Méditerranée et dans le golfe d'Aden, les eaux entourant Mayotte sont le théâtre de traversées clandestines de migrants et réfugiés en quête d'une vie meilleure ou d'une protection contre la persécution et la guerre », a-t-il ajouté.

La frêle embarcation a touché un récif de corail entourant le lagon de Mayotte, un département français d'outre-mer. Elle avait quitté l'île d'Anjouan dans les îles de l'Union des Comores, un archipel voisin.

Selon les autorités locales de Mayotte, certains survivants se sont tenus au bateau à moitié chaviré toute la nuit. Ils ont été localisés dimanche matin par un groupe de plongeurs appartenant à un club local, qui sont venus à leur rescousse.

Les survivants souffraient d'hypothermie et de déshydratation. Certains souffraient de fractures et d'autres blessures. Le Ministère français des Outre-Mer a indiqué que 19 rescapés avaient été transportés à l'hôpital de Mamoudzou, le chef-lieu du département de Mayotte.

Une opération de recherche et de sauvetage, incluant des bateaux et un avion de la marine, a été lancée dimanche. Lundi, les autorités ont annoncé qu'elles mettaient fin aux recherches, après que tous les survivants aient été secourus. « Le HCR se félicite des efforts entrepris par les autorités locales pour la recherche et le sauvetage des naufragés ainsi que de l'aide apportée par les membres d'un club de plongée local qui ont secouru les survivants », a indiqué le porte-parole.

Depuis des décennies, des personnes ont recours à de petites barques plus connues sous le nom de « kwassa-kwassa » pour se rendre depuis l'Union des Comores vers le département français de Mayotte, qui est plus prospère. Pour la plupart, ces traversées s'effectuent sans document de voyage ou d'identité et présentent des risques considérables pour les personnes qui tentent l'aventure. Les statistiques sur ces traversées clandestines restent inconnues. Les demandeurs d'asile comptent pour une petite partie de ces mouvements et leur nombre n'a cessé d'augmenter ces deux dernières années.

© UNHCR/Mapping Unit
Carte des Comores et Mayotte

L'année dernière, quelque 1200 demandes d'asile ont été enregistrées à Mayotte, soit 41 % de plus qu'en 2010. La majeure partie des requérants sont originaires de l'Union des Comores (90 %). Pour le reste, il s'agit de ressortissants de la République démocratique du Congo, de Madagascar, du Rwanda et du Burundi. L'année dernière, environ 20 000 personnes, y compris des demandeurs d'asile déboutés, ont été expulsées depuis Mayotte vers l'Union des Comores et Madagascar.

Le HCR appuie les autorités locales et la société civile en France, y compris les départements et territoires français d'Outre-Mer, à gérer les problèmes posés par les flux mixtes comprenant des migrants irréguliers et des demandeurs d'asile. Le HCR souligne que l'ensemble des contrôles aux frontières et autres mesures doit permettre d'identifier les personnes en quête d'une protection contre la persécution et le conflit et que ces personnes aient accès à la procédure pour évaluer leurs besoins.

Par William Spindler à Paris, France

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Dehors dans le froid à Calais

Un grand nombre de jeunes hommes et d'adolescents originaires d'Afghanistan, d'Erythrée, d'Iran, d'Iraq, de Somalie et du Soudan arrivent à Calais, une ville portuaire du nord de la France, après un long et dangereux périple. Certains ont fui leur pays pour échapper aux persécutions, au conflit ou à l'enrôlement forcé ; d'autres recherchent une vie meilleure. La ville de Calais est devenue un point de transit où des passeurs ont des réseaux établis qui amènent ces hommes vers d'autres pays européens. Les demandeurs d'asile et les migrants bâtissent des camps de fortune qui sont régulièrement rasés par la police française. Le plus souvent, ils doivent dormir en plein air et ils vivent dans la crainte constante d'une arrestation ou d'une expulsion. Le HCR a ouvert un bureau à Calais, dans le but d'informer les jeunes arrivants sur les procédures d'asile en France ainsi que d'autres aides disponibles.

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Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Chaque année, le Musée du Quai Branly à Paris organise une collecte de jouets auprès d'écoliers à Paris et, avec un peu d'aide du HCR et d'autres partenaires clés, les envoie aux enfants réfugiés qui ont tant perdu.

Cette année, les bénéficiaires étaient des dizaines d'enfants syriens vivant dans deux camps de réfugiés en Turquie, l'un des principaux pays d'accueil pour plus de 1,4 million de Syriens qui ont fui leur pays, avec ou sans leurs familles. La plupart des enfants sont traumatisés et ils ont perdu toutes leurs affaires dans les décombres en Syrie.

La semaine dernière, le personnel du musée, le HCR et la Fédération des Associations d'Anciens du Scoutisme ont rassemblé les jouets et les ont emballés dans 60 colis. Ces colis ont ensuite été transportés vers la Turquie par Aviation sans Frontières puis acheminés vers l'école maternelle et des garderies dans les camps de Nizip-1 et Nizip-2 près de la ville de Gaziantep.

Ce cadeau a été donné par des enfants grandissant paisiblement dans la capitale française. Les jouets ont apporté un rayon de soleil dans la vie de ces jeunes réfugiés syriens et leur rappelle qu'ils ne sont pas oubliés par d'autres enfants dans le monde extérieur.

Ces images de la distribution de jouets ont été prises par le photographe Aytac Akad et Selin Unal du HCR.

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A la dérive vers l'Italie

Chaque année, la mer Méditerranée - une destination estivale parmi les plus prisées en Europe - se transforme en cimetière. Des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants s'y noient, au cours de leur tentative désespérée pour atteindre des pays de l'Union européenne (UE).

La distance entre l'île italienne de Lampedusa et la côte libyenne est tout juste de 290 kilomètres. En 2006, quelque 18 000 personnes ont traversé ce bras de mer - la plupart dans des embarcations gonflables équipées de moteurs hors-bord. Certains cherchaient du travail, d'autres voulaient retrouver des membres de leur famille ou d'autres encore fuyaient la persécution, le conflit ou les violences. Ils n'avaient pas d'autre choix que celui de fuir, en quête de sécurité, via des itinéraires clandestins.

Parmi ceux qui ont réussi à atteindre Lampedusa, quelque 6 000 d'entre eux ont demandé l'asile. Et près de la moitié ont été reconnus comme réfugiés ou ont obtenu la protection des autorités italiennes.

En août 2007, les autorités à Lampedusa ont ouvert un nouveau centre de réception pour assurer que les personnes arrivant par bateau ou secourues en mer soient accueillies dans la dignité, et hébergées de façon appropriée, et qu'elles puissent recevoir des soins de santé.

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Dehors dans le froid à Calais

Malgré des températures négatives, des migrants et des demandeurs d'asile continuent à affluer vers la ville portuaire de Calais dans le nord de la France, avec l'objectif de traverser la Manche vers le Royaume-Uni. Certains sont originaires de zones de conflit et le HCR fait son possible pour qu'ils aient accès aux procédures d'asile. 02/02/2010