Naufrage tragique au large de l'île de Mayotte dans l'océan Indien

Points de presse, 22 mai 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 22 mai 2012 au Palais des Nations à Genève.

Plus de 20 personnes sont mortes ou portées disparues après le naufrage d'une embarcation légère à moteur avec 40 personnes à bord au large du département français d'outre-mer de Mayotte, dans l'océan Indien. Le bateau était parti depuis l'île d'Anjouan de l'Union des Comores. Les corps de deux enfants et d'un bébé ont déjà été retrouvés, parmi d'autres corps sans vie.

Cet incident illustre à nouveau de façon tragique les dangers auxquels sont confrontées des personnes poussées à prendre des décisions désespérées pour échapper à la pauvreté, au conflit et à la persécution. Comme en mer Méditerranée et dans le golfe d'Aden, les eaux entourant Mayotte sont le théâtre de traversées clandestines de migrants et réfugiés en quête d'une vie meilleure ou d'une protection contre la persécution et la guerre.

Selon le Ministère français des Outre-mer, 19 personnes ont été secourues et transportées à l'hôpital de Mamoudzou, la capitale de Mayotte.

Le HCR se félicite des efforts entrepris par les autorités locales pour la recherche et le sauvetage des naufragés ainsi que de l'aide apportée par les membres d'un club de plongée local qui ont secouru les survivants.

Depuis des décennies, des personnes ont recours à de petites barques plus connues sous le nom de « kwassa-kwassa » pour se rendre depuis l'Union des Comores vers le département français de Mayotte, qui est plus prospère. Pour la plupart, ces traversées s'effectuent sans document de voyage ou d'identité et présentent des risques considérables pour les personnes qui tentent l'aventure. Les statistiques sur ces traversées clandestines restent inconnues. Les demandeurs d'asile comptent pour une petite partie de ces mouvements et leur nombre n'a cessé d'augmenter ces deux dernières années.

L'année dernière, quelque 1200 demandes d'asile ont été enregistrées à Mayotte, soit 41 % de plus qu'en 2010. La majeure partie des requérants sont originaires de l'Union des Comores (90 %). Pour le reste, il s'agit de ressortissants de la République démocratique du Congo, de Madagascar, du Rwanda et du Burundi. L'année dernière, environ 20 000 personnes, y compris des demandeurs d'asile déboutés, ont été expulsés depuis Mayotte vers l'Union des Comores et Madagascar.

Le HCR appuie les autorités locales et la société civile en France, y compris les départements et territoires français d'Outre-Mer, à gérer les problèmes posés par les flux mixtes comprenant des migrants irréguliers et des demandeurs d'asile. Le HCR souligne que l'ensemble des contrôles aux frontières et autres mesures doit permettre d'identifier les personnes en quête d'une protection contre la persécution et le conflit et que ces personnes aient accès à la procédure pour évaluer leurs besoins.

Pour de plus amples renseignements, merci de contacter :

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Dehors dans le froid à Calais

Un grand nombre de jeunes hommes et d'adolescents originaires d'Afghanistan, d'Erythrée, d'Iran, d'Iraq, de Somalie et du Soudan arrivent à Calais, une ville portuaire du nord de la France, après un long et dangereux périple. Certains ont fui leur pays pour échapper aux persécutions, au conflit ou à l'enrôlement forcé ; d'autres recherchent une vie meilleure. La ville de Calais est devenue un point de transit où des passeurs ont des réseaux établis qui amènent ces hommes vers d'autres pays européens. Les demandeurs d'asile et les migrants bâtissent des camps de fortune qui sont régulièrement rasés par la police française. Le plus souvent, ils doivent dormir en plein air et ils vivent dans la crainte constante d'une arrestation ou d'une expulsion. Le HCR a ouvert un bureau à Calais, dans le but d'informer les jeunes arrivants sur les procédures d'asile en France ainsi que d'autres aides disponibles.

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Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Chaque année, le Musée du Quai Branly à Paris organise une collecte de jouets auprès d'écoliers à Paris et, avec un peu d'aide du HCR et d'autres partenaires clés, les envoie aux enfants réfugiés qui ont tant perdu.

Cette année, les bénéficiaires étaient des dizaines d'enfants syriens vivant dans deux camps de réfugiés en Turquie, l'un des principaux pays d'accueil pour plus de 1,4 million de Syriens qui ont fui leur pays, avec ou sans leurs familles. La plupart des enfants sont traumatisés et ils ont perdu toutes leurs affaires dans les décombres en Syrie.

La semaine dernière, le personnel du musée, le HCR et la Fédération des Associations d'Anciens du Scoutisme ont rassemblé les jouets et les ont emballés dans 60 colis. Ces colis ont ensuite été transportés vers la Turquie par Aviation sans Frontières puis acheminés vers l'école maternelle et des garderies dans les camps de Nizip-1 et Nizip-2 près de la ville de Gaziantep.

Ce cadeau a été donné par des enfants grandissant paisiblement dans la capitale française. Les jouets ont apporté un rayon de soleil dans la vie de ces jeunes réfugiés syriens et leur rappelle qu'ils ne sont pas oubliés par d'autres enfants dans le monde extérieur.

Ces images de la distribution de jouets ont été prises par le photographe Aytac Akad et Selin Unal du HCR.

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A la dérive vers l'Italie

Chaque année, la mer Méditerranée - une destination estivale parmi les plus prisées en Europe - se transforme en cimetière. Des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants s'y noient, au cours de leur tentative désespérée pour atteindre des pays de l'Union européenne (UE).

La distance entre l'île italienne de Lampedusa et la côte libyenne est tout juste de 290 kilomètres. En 2006, quelque 18 000 personnes ont traversé ce bras de mer - la plupart dans des embarcations gonflables équipées de moteurs hors-bord. Certains cherchaient du travail, d'autres voulaient retrouver des membres de leur famille ou d'autres encore fuyaient la persécution, le conflit ou les violences. Ils n'avaient pas d'autre choix que celui de fuir, en quête de sécurité, via des itinéraires clandestins.

Parmi ceux qui ont réussi à atteindre Lampedusa, quelque 6 000 d'entre eux ont demandé l'asile. Et près de la moitié ont été reconnus comme réfugiés ou ont obtenu la protection des autorités italiennes.

En août 2007, les autorités à Lampedusa ont ouvert un nouveau centre de réception pour assurer que les personnes arrivant par bateau ou secourues en mer soient accueillies dans la dignité, et hébergées de façon appropriée, et qu'elles puissent recevoir des soins de santé.

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Dehors dans le froid à Calais

Malgré des températures négatives, des migrants et des demandeurs d'asile continuent à affluer vers la ville portuaire de Calais dans le nord de la France, avec l'objectif de traverser la Manche vers le Royaume-Uni. Certains sont originaires de zones de conflit et le HCR fait son possible pour qu'ils aient accès aux procédures d'asile. 02/02/2010