Le HCR commence le rapatriement de dizaines de milliers de Congolais

Points de presse, 11 mai 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 11 mai 2012 au Palais des Nations à Genève.

La semaine dernière, le HCR a transporté par bateau des centaines de réfugiés congolais de retour vers le nord de la RDC, dans le cadre du programme de rapatriement volontaire depuis le Congo qui démarrait tout juste. Nous prévoyons d'aider 81 000 personnes au retour vers la province Equateur d'ici juillet l'année prochaine.

Le HCR a lancé cette opération samedi dernier, avec un petit convoi pilote comportant des bateaux qui ont transporté 79 réfugiés depuis la ville de Betou dans le nord-est du Congo vers Dongo sur l'autre rive du fleuve Oubangui en RDC. Mardi, un second convoi a permis de ramener 323 réfugiés depuis le site d'Eboko au Congo de l'autre côté de la rivière vers Dongo. Nous prévoyons de rapatrier 246 réfugiés aujourd'hui depuis le village d'Ikpengbele, près de Betou, vers la ville de Libenge, en RDC. Un autre convoi devrait quitter Ikpengbele pour Libenge mardi.

Plus de 85% des rapatriés sont des femmes et des enfants. Ils ont été ramenés dans leurs villages d'origine dans la province Equateur. Dans le cadre de ce programme de rapatriement, le HCR prévoit d'aider 49 000 réfugiés pour le retour depuis le Congo cette année et 32 000 l'année prochaine. Le HCR prévoit également de rapatrier des réfugiés congolais depuis la République centrafricaine. Ce programme est actuellement en cours de préparation.

L'opération au Congo représente un défi majeur au niveau logistique pour le HCR et ses partenaires, car les réfugiés sont dispersés dans 106 sites isolés sur 500 kilomètres le long du fleuve Oubangui. Le bas niveau de l'eau sur l'Oubangui constitue un autre défi logistique, ce qui rend la navigation difficile. De lourdes pluies avant le convoi de mardi a fait remonter le niveau de l'eau, ce qui facilite le voyage, selon notre personnel sur le terrain.

A leur arrivée dans des centres de transit dans la province Equateur, ils sont enregistrés, ils assistent à des formations sur les problèmes auxquels ils pourraient être confrontés comme par exemple dans les domaines de la santé, des moyens d'existence ou de la réintégration. Ils bénéficient d'un examen médical, ils reçoivent un repas et une petite allocation en espèces ainsi qu'un kit d'aide, incluant des bâches en plastique, des ustensiles de cuisine, des moustiquaires et des couvertures.

Les réfugiés rapatriés grâce au convoi du week-end dernier font partie d'environ 143 000 civils qui avaient fui vers les pays voisins (123 000 vers le Congo et 20 000 vers la République centrafricaine) pour échapper aux affrontements interethniques provoqués un conflit sur les conditions d'exercice du droit de pêche et d'agriculture traditionnels en Equateur à la fin 2009. Les personnes qui avaient traversé vers le Congo avaient trouvé abri dans des installations reculées sur les rives du fleuve Oubangui.

Environ 100 000 autres personnes ont trouvé refuge dans d'autres parties de la région Equateur, mais la plupart sont rentrées dans leurs villages dès que la situation s'est améliorée. Quelques milliers de réfugiés sont rentrés depuis le Congo, mais beaucoup d'autres reviennent régulièrement pour vérifier l'état de leurs terres. Le HCR aide les rapatriés, en leur fournissant des kits d'abri. L'agence pour les réfugiés a construit plus de 200 maisons pour les vulnérables. Elle a aussi œuvré à la réconciliation entre les communautés enyele et munzaya, qui ont signé un pacte de non-agression au début de l'année dernière.

Dans le cadre du programme de réconciliation, une radio communautaire financée par le HCR a été lancée en octobre dernier. Elle peut être entendue de l'autre côté de la rivière.

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De Batalimo à Batanga et au-delà : Des Congolais rentrent de RCA

Ce mois-ci, près de 6 300 réfugiés originaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont quitté le camp de Batalimo en République centrafricaine, un pays déchiré par les violences. Ils sont rentrés chez eux dans la province de l'Equateur sur une base volontaire. Leur décision de rentrer prouve encore une fois, s'il en était besoin, la gravité de la situation en République centrafricaine, où la violence s'est intensifiée depuis décembre. Le conflit a généré des centaines de milliers de personnes déplacées internes et en a forcé près de 350 000 autres à fuir vers les pays voisins. Les réfugiés du camp de Batalimo faisaient partie des quelque 20 000 Congolais ayant fui en République centrafricaine pour échapper aux conflits interethniques en RDC. L'opération de retour depuis Batalimo avait été reportée plusieurs fois pour des raisons de sécurité et de logistique. Toutefois, le 10 avril, un premier convoi a traversé le fleuve Oubangui en bateau. Le tout dernier est arrivé en RDC en date du 10 mai. Le HCR a organisé le transport des réfugiés depuis Batalimo vers la ville fluviale de Zinga en RCA. De là, ils sont montés à bord de bateaux pour la traversée vers Batanga ou Libenge dans la province de l'Equateur en RDC. A Batanga, les rapatriés ont été enregistrés, ils ont reçu des documents d'identité et une subvention d'aide à la réinsertion. Ils ont ensuite été transportés vers leurs villages, où ils bénéficieront d'un suivi. La photographe Leonora Baumann a suivi l'un de ces groupes de rapatriés vers la RDC.

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Sur la route : le HCR transfère des réfugiés congolais vers leur future maison en Ouganda

À la mi-juillet 2013, des milliers de réfugiés congolais ont commencé à affluer à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda, dans le district de Bundibugyo à l'ouest du pays. Ils fuyaient les combats ayant éclaté quand un groupe rebelle ougandais, les Forces démocratiques alliées, ont attaqué la ville de Kamango dans la province instable du Nord-Kivu en RDC. Beaucoup sont restés dans la zone frontalière montagneuse, mais d'autres ont été transférés vers le centre de transit de Bubukwanga plus à l'intérieur de l'Ouganda. Ils y ont reçu protection et assistance de la part du gouvernement, du HCR et de ses partenaires. Mais le centre de transit a une capacité d'accueil initiale de 12 500 personnes. Il a été rapidement surpeuplé et les gens ont été encouragés à rejoindre l'installation de réfugiés de Kyangwali, située à 280 kilomètres au nord dans le district de Hoima. Depuis que le premier convoi a quitté Bubukwanga pour Kyangwali le 14 août dernier, plus de 11 000 personnes ont rejoint ce site où elles accèdent à des services plus complets et plus durables. Le photographe Michele Sibiloni s'est récemment rendu à Bubukwanga et il a suivi un convoi de réfugiés se rendant à l'installation de Kyangwali.

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Lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés

Soeur Angélique Namaika, une religieuse congolaise qui démontre un courage exceptionnel et qui offre un soutien infaillible aux survivants de la violence en République démocratique du Congo (RDC), est la lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés.

L'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle ougandais sans scrupules, a mené une campagne de violences qui a déraciné des centaines de milliers de personnes dans la province Orientale, au nord-est de la RDC, au cours de la dernière décennie. De nombreuses femmes et jeunes filles congolaises ont été kidnappées et terrorisées.

Soeur Angélique est une lueur d'espoir pour ces victimes, notamment par l'approche très personnelle et individualisée qu'elle utilise pour aider les rescapées à sortir de leur traumatisme. Un grand nombre de personnes dont elle s'occupe ont été déracinées et elles ont subi des sévices sexuels.

La brutalité de la LRA est notoire, et les témoignages des femmes que soeur Angélique a aidées sont effroyables. Le fait que de nombreuses victimes soient stigmatisées par la société à cause de leur expérience accentue le traumatisme subi. Il faut une personnalité hors du commun pour aider ces femmes à surmonter leur problème et à reconstruire leur vie.

La lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés a passé la dernière décennie à aider les femmes, via notamment des activités génératrices de revenus, des formations professionnelles, des cours d'alphabétisation et une aide psychosociale. Elle a amélioré la vie de milliers de personnes, leur famille et leur communauté.

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