Le HCR se félicite de l'adoption d'un Programme européen commun de réinstallation

Points de presse, 30 mars 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 30 mars 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR se félicite de l'adoption le 29 mars par l'Union européenne (UE) d'un programme commun de réinstallation. Nous pensons que c'est une étape importante vers une contribution plus importante de l'UE et des Etats membres au programme mondial de réinstallation.

Nous espérons que le programme européen commun aidera à accroître le nombre de places de réinstallation dans l'Union européenne dans son ensemble et proposera des solutions pour davantage de réfugiés qui se trouvent dans des situations désespérées. Douze Etats membres de l'UE mènent actuellement des programmes de réinstallation, contribuant ensemble à moins de huit pour cent des places annuelles de réinstallation offertes à travers le monde.

Bien que la participation à ce programme commun se fasse sur une base volontaire, une coordination accrue et des avantages financiers plus importants découlant de ce programme sont susceptibles de créer davantage de places de réinstallation en Europe. Le programme permet également aux pays de l'UE de donner la priorité convenue parmi les populations réfugiées pour la réinstallation, soit des personnes originaires de l'Afghanistan, de la République démocratique du Congo, de l'Erythrée, de l'Iraq, du Myanmar et de la Somalie.

Le programme commun fournira aux Etats membres de l'UE des fonds supplémentaires pour la réception et l'intégration des réfugiés réinstallés dans les communautés locales, en particulier pour les pays européens qui envisagent de développer un programme de réinstallation. De plus, le programme commun prévoit un soutien financier pour la réinstallation d'un plus grand nombre de réfugiés parmi les plus vulnérables ou de réfugiés d'un plus grand nombre de situations prioritaires.

La réinstallation dans des pays tiers est une solution qui peut sauver la vie de réfugiés vulnérables se trouvant dans des pays d'asile qui ne peuvent pas leur offrir la protection et une solution durable. Jusqu'à 80 000 réfugiés sont réinstallés chaque année. La plupart sont accueillis par les Etats Unis, le Canada et l'Australie, alors que l'Europe offre la réinstallation pour environ 5 000 réfugiés. L'adoption de ce programme européen commun de réinstallation devrait modifier ce déséquilibre.

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Manuel de réinstallation du HCR

Un document de référence dans l'élaboration des critères régissant la réinstallation et des différentes approches en matière de politique de réinstallation.

Réinstallation

Cette alternative, offerte à ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux, est rendue possible par le HCR et les gouvernements.

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Retour sur le passé : Quand les frontières entre la Hongrie et l'Autriche ont été ouvertes aux Allemands de l'Est

Il est peu fréquent qu'une simple phrase fasse précipitamment réagir un photographe, mais le photographe hongrois Barnabas Szabo n'a pas eu besoin d'entendre davantage que ce que le Ministre hongrois des Affaires étrangères de l'époque, Guyla Horn, avait annoncé à la télévision il y a 25 ans - le 10 septembre 1989 : A minuit, la Hongrie ouvrirait sa frontière avec l'Autriche pour laisser les réfugiés d'Allemagne de l'Est quitter le pays. « Dès la toute première phrase, je me suis levé d'un bond, j'ai pris mon appareil photo, j'ai couru chercher ma vieille Trabant et je suis parti vers la frontière », se souvient-il. Cette décision capitale de la Hongrie a offert la liberté à des dizaines de milliers d'Allemands de l'Est qui arrivaient par larges flux en Hongrie depuis mai. Au départ, ils avaient trouvé refuge à l'Ambassade d'Allemagne de l'Ouest mais, au fur et à mesure que leur nombre augmentait, des camps de réfugiés avaient été créés à Budapest et au bord du Lac Balaton. L'effondrement du mur de Berlin a suivi à peine deux mois plus tard. Fin 1989, le communisme était balayé de l'Europe de l'Est. Après avoir visité le camp de réfugiés abandonné à Csilleberc le lendemain de l'ouverture de la frontière, un autre photographe hongrois, Tamas Szigeti, a photographié la hâte avec laquelle les personnes sont parties, abandonnant des vêtements, des jouets et même des repas à moitié terminés. Peu importait l'incertitude de la nouvelle vie qui les attirait, les Allemands de l'Est étaient clairement prêts à quitter la crainte et la dictature communiste pour toujours.

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Les triplés de l'hiver : un conte doux-amer du Nouvel An

La naissance de ces triplés au jour du Nouvel An dans la plaine de la Bekaa à l'est du Liban n'a pas été célébrée dans la joie, car elle s'est accompagnée d'une terrible nouvelle. La mère des nouveau-nés, Amal, une réfugiée syrienne, est décédée peu après l'accouchement. Elle n'aura jamais eu la chance de voir ses garçons.

Par un cruel caprice du destin, la propre mère d'Amal était elle aussi décédée en donnant naissance à Amal, dont le nom signifie « espoir ». Elle était impatiente à l'idée d'avoir des triplés et elle était confiante pour la naissance. Elle avait nommé les trois garçons avant leur naissance - Riyad, Ahmed et Khaled - et elle avait demandé à son mari de prendre bien soin d'eux au cas où quelque chose lui arriverait.

La météo dans la plaine de la Bekaa a semblé refléter le tourment de la famille d'Amal. Moins d'une semaine après sa mort, la pire tempête de l'hiver depuis des années a balayé la région, apportant des températures glaciales et la chute d'énormes quantités de neige dans toute la plaine de la Bekaa. Cette famille, qui vit désormais loin de chez elle, fait à la fois le deuil de l'être cher tout en luttant pour garder les nouveau-nés au chaud et en sécurité. Le photojournaliste Andrew McConnell, en mission pour le HCR, s'est rendu auprès de cette famille.

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Vivre dans l'ombre : entre les mains des passeurs aux portes de l'Union européenne

Cette année, près de 200 000 personnes sont entrées dans l'Union européenne (UE) en empruntant des itinéraires irréguliers – dont beaucoup moyennant des voyages périlleux à travers la Méditerranée. Aux portes de l'UE, de part et d'autre de la frontière entre la Hongrie et la Serbie, plusieurs Afghans et Syriens ont récemment expliqué au HCR pourquoi ils avaient eu recours à des passeurs pour fuir la guerre et la persécution et tenter de trouver la sécurité en Europe. Certains séjournaient dans une usine de briques désaffectée en Serbie, en attendant que des passeurs les fassent entrer en Hongrie puis dans d'autres pays de l'UE. D'autres ont été arrêtés alors qu'ils traversaient la frontière et ont été temporairement détenus dans les cellules d'un poste de police au sud-est de la Hongrie. Les images qui suivent ont été prises par Kitty McKinsey, du HCR.

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