Le déplacement de population s'accroît à l'intérieur du Yémen

Points de presse, 9 mars 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 9 mars 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le Yémen est confronté à une nouvelle vague de déplacement interne, alors que des dizaines de milliers de civils fuient les affrontements tribaux dans le nord et le renouveau des combats entre les troupes gouvernementales et les groupes militants dans le sud.

La situation est particulièrement difficile dans le gouvernorat de Haradh au nord de la capitale Sana'a où, selon les autorités yéménites, des affrontements tribaux sporadiques ont déplacé quelque 52 000 personnes ces trois derniers mois. Ce groupe s'ajoute à environ 314 000 Yéménites déjà déplacés dans le nord et qui ne peuvent pas retourner chez eux dans le gouvernorat de Sa'ada.

Malgré l'accord de paix signé entre le gouvernement du Yémen et les forces Al-Houthi en juin 2010, la situation dans le nord du Yémen demeure instable. L'insécurité entrave les retours à grande échelle et limite fortement l'accès humanitaire. Nous continuons à gérer deux camps accueillant des déplacés yéménites dans le nord et nous fournissons une assistance aux déplacés internes dans les camps ainsi que dans les communautés hôtes.

Parallèlement, dans le sud du pays, au moins 1800 personnes ont été déplacées ces deux dernières semaines du fait de la toute dernière escalade du conflit entre les troupes gouvernementales et les militants du gouvernorat d'Abyan. Les déplacés de la ville de Ja'ar rejoignent maintenant une population déplacée comptant plus de 150 000 personnes dans le sud. Cette population déplacée comprend les habitants des villes de Zinjibar, Khanfar et Al-Kud, qui sont déplacés depuis le début du conflit en mai dernier. Nous estimons qu'environ 120 000 personnes sont menacées de déplacement forcé.

De nombreux habitants de Ja'ar ont fui l'imminence du conflit. Il n'y avait pas assez de place dans les bus locaux et, de ce fait, le tarif pour la location d'une voiture a triplé. Le voyage vers Aden, qui dure normalement seulement 30 minutes, prend plus de cinq heures sur des routes secondaires peu praticables dans des minibus surchargés. Davantage de civils arrivent chaque jour.

Depuis mai dernier, la plupart des déplacés dans le sud ont trouvé abri à Aden et dans d'autres villes ainsi que dans certains quartiers d'Abyan où ils ont de solides liens familiaux et tribaux. D'autres ont trouvé abri dans les écoles. Aujourd'hui, 74 écoles publiques à Aden accueillent plus de 20 000 déplacés.

Dans le cadre de son opération au Yémen, le HCR a porté assistance à plus de 80 000 déplacés dans cinq gouvernorats du sud du pays. Nous avons également réhabilité plusieurs bâtiments vacants pour fournir un abri temporaire à quelque 2000 déplacés internes, libérant ainsi deux écoles pour plus de 3000 élèves. Conjointement avec nos partenaires, nous positionnons des stocks de matériel de secours et nous coordonnons les efforts pour répondre aux besoins des personnes nouvellement déplacées. Le principal problème reste l'abri. Les écoles hébergeant des déplacés à Aden ont déjà atteint la limite de leur capacité et la communauté hôte ne peut pas héberger davantage de déplacés. Avec les récents arrivants, il y a environ 20 personnes par salle dans certaines écoles. Certains déplacés ont trouvé de la place seulement dans des couloirs ou des cours d'école.

Du fait du déplacement de population croissant et de l'insécurité grandissante limitant les mouvements de notre personnel à la fois dans le nord et le sud, le HCR a établi des réseaux locaux de surveillance formés à reconnaître les risques en matière de protection et les besoins urgents des déplacés pour alerter le HCR ainsi qu'aider à assurer la protection et à fournir une assistance. Le HCR prévoit de doubler le nombre de ces réseaux cette année.

En tant que membre de l'équipe de pays des Nations Unies au Yémen, le HCR prépare une proposition de financement pour la réponse à la situation d'urgence, à la crise humanitaire qui s'aggrave et au nouveau déplacement de population dans le nord et le sud du Yémen. Pour 2012, le HCR recherche 60 millions de dollars pour répondre aux besoins de 216 000 réfugiés et environ un demi-million de déplacés internes au Yémen.

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Une province yéménite commence la reconstruction avec le retour de 100 000 déplacés internes

La vie reprend lentement son cours dans les zones rurales et urbaines de la province d'Abyan, au sud du Yémen, où les combats entre les forces gouvernementales et rebelles ont causé d'importants déplacements de population en 2011 et 2012.

Depuis juillet dernier, alors que les hostilités ont diminué et que la sécurité a commencé à s'améliorer, plus de 100 000 déplacés internes sont rentrés chez eux dans la province, ou gouvernorat. La plupart avaient vécu plus d'un an dans des abris temporaires dans des provinces voisines comme Aden ou Lahj.

Aujourd'hui, des enfants à la mine réjouie jouent sans crainte dans les rues des villes comme Zinjibar, le chef-lieu de la province d'Abyan. Les magasins ont rouvert. Toutefois les dommages causés par le conflit sont bien concrets et les déplacés de retour ont trouvé une pénurie de services essentiels et d'opportunités pour les moyens d'existence ainsi qu'une insécurité persistante dans certaines zones.

Les personnes de retour sont affectées par l'état de dévastation des villes, qui affecte également le réseau d'électricité et de distribution d'eau. Mais la plupart d'entre elles ont foi en l'avenir et sont convaincues que la reconstruction va commencer bientôt. Le HCR fournit une aide vitale depuis le début de la crise de déplacement de populations en 2011 et l'organisation aide désormais au retour.

Amira Al Sharif, une photojournaliste yéménite, s'est rendue à Abyan récemment pour effectuer un reportage photo sur les rapatriés.

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Barbara Hendricks rend visite à des réfugiés maliens au Burkina Faso

Le 6 juillet 2012, Barbara Hendricks, Ambassadrice de bonne volonté à vie du HCR, s'est rendue au camp de Damba, dans le nord du Burkina Faso, pour y rencontrer des réfugiés maliens. Par ce geste, la célèbre chanteuse lyrique entend sensibiliser l'opinion publique au sort des milliers de réfugiés qui, après avoir fui le conflit sévissant dans leur pays depuis le début de l'année, vivent dans des camps ou des zones d'installation des pays voisins. Début juillet, on dénombrait au total plus de 198 000 Maliens à s'être désormais réfugiés en Mauritanie (88 825), au Burkina Faso (65 009) ou au Niger (44 987). On estime par ailleurs qu'il y a au Mali, principalement dans le nord, au moins 160 000 déplacés internes.

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Yémen : abriter les déplacés internes

La ville portuaire d'Aden, dans le sud du Yémen, est de longue date une destination pour les réfugiés, demandeurs d'asile et migrants économiques qui courent le risque d'affronter la mer depuis la Corne de l'Afrique. En outre, depuis mai 2011, la ville accueille des dizaines de milliers de Yéménites qui ont fui les combats opposant forces gouvernementales et groupes armés dans le gouvernorat d'Abyan, non loin de là.

Les 157 000 déplacés internes d'Abyan ont été accueillis chez des amis ou des parents. Toutefois, 20 000 d'entre eux ont dû être logés dans des dizaines d'écoles ainsi que dans huit édifices publics inoccupés. Les conditions de vie y sont pénibles avec, par exemple, plusieurs familles devant cohabiter dans une même pièce conçue initialement comme salle de classe.

Beaucoup de ces déplacés escomptaient que leur éloignement ne durerait pas. Ils souhaitent en effet rentrer chez eux, mais en sont empêchés par les combats ; outre que certains craignent des représailles s'ils regagnent les régions où les bombardements ont soit détruit soit gravement endommagé les maisons.

Le HCR a fourni une aide d'urgence avec des couvertures, des bâches de plastique et des réchauds à bois à près de 70 000 déplacés internes d'Abyan. Au début de l'année, l'agence avait déjà fait remettre en état deux bâtiments, grâce à quoi 2000 personnes avaient disposé d'un abri tandis que 3000 enfants, déplacés ou originaires du lieu, avaient pu reprendre leur scolarité dans des locaux appropriés. Le HCR s'efforce actuellement d'obtenir des autorités l'autorisation de convertir d'autres édifices publics où, dans l'attente d'une solution plus durable, on pourrait loger les milliers de déplacés internes vivant encore dans des salles de classe.

En mars 2012, le photographe Pepe Rubio Larrauri s'est rendu à Aden pour saisir à travers son objectif la vie quotidienne de ces déplacés.

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Au Yémen, les combats continuent dans le nord. Le HCR fait état de l'augmentation du nombre de familles en fuite. Les camps de déplacés ont désormais dépassé leur capacité d'accueil. 22/12/2009
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Le Gouvernement yéménite a déclaré que la guerre était finie dans le nord du pays. Toutefois, la plupart des 280 000 personnes déplacées par la violence hésitent encore à rentrer dans leurs villages d'origine.
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La situation reste tendue et instable au nord du Yémen. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés fournit de l'aide aux dizaines de milliers de personnes déplacées par les récents affrontements les forces gouvernementales et les combattants rebelles. Toutefois la distribution de l'aide est entravée par l'insécurité permanente.