Des Somaliens périssent lors de leur tentative de traversée du golfe d'Aden

Points de presse, 10 février 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 10 février 2012 au Palais des Nations à Genève.

Au moins 11 personnes se sont noyées et 34 autres sont portées disparues, suite au chavirage d'un bateau de passeurs cette semaine dans le golfe d'Aden. Des survivants retrouvés sur des plages somaliennes mercredi soir ont expliqué que leur embarcation, conduite par trois passeurs avec 58 passagers à son bord, avait mis le cap vers le Yémen samedi dernier (le 4 février). Peu après le départ, le moteur du bateau a eu une avarie. Sans propulsion, le bateau a dérivé pendant cinq jours et a fini par chavirer mercredi dans une mer démontée et par mauvais temps.

Des informations choquantes nous sont parvenues hier (jeudi) après que les survivants aient raconté aux autorités locales et à nos partenaires comment les passeurs avaient forcé 22 passagers à sauter par-dessus bord après la panne du moteur.

Le HCR est profondément attristé par ces pertes tragiques en vie humaine. Les autorités de la ville portuaire de Bossasso enquêtent sur ces disparitions et nous espérons que leurs auteurs seront traduits en justice.

Déjà 11 corps ont été retrouvés sur des plages situées non loin de Ceelaayo à 30 kilomètres à l'ouest de Bossasso. Les habitants auraient également retrouvé 13 survivants, y compris une femme et deux adolescents, un garçon et une fille. Nos partenaires, en coordination avec les autorités locales, ont organisé le transport de ces personnes depuis le village de Qaw vers Bossasso pour qu'ils reçoivent des soins. La plupart d'entre eux souffrent de brûlures sur la peau causées par le fuel à l'intérieur du bateau.

Chaque année, des dizaines de milliers de Somaliens et d'Ethiopiens fuyant la violence, les abus des droits humains et la pauvreté dans la corne de l'Afrique payent des passeurs pour la traversée du golfe d'Aden vers le Yémen. Beaucoup ne sont jamais arrivés à destination, car les bateaux chavirent ou les passeurs battent à mort des passagers, les forcent à sauter par-dessus bord ou les débarquent trop loin des côtes.

Pour alerter les personnes qui prévoient de traverser la mer Rouge ou le golfe d'Aden, le HCR travaille en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) depuis 2009 pour faire connaître et sensibiliser sur ces dangers. Mais les Somaliens continuent à entreprendre cette traversée périlleuse.

Malgré l'instabilité et l'insécurité au Yémen, 103 000 réfugiés, demandeurs d'asile et migrants de pays de la corne de l'Afrique, un chiffre tristement record, ont entrepris la traversée du golfe d'Aden et la mer Rouge en 2011.

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Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Traite d'êtres humains dans le Golfe d'Aden

Fin mars, au cours d'une période de six jours, plus de 1 100 Somaliens et Éthiopiens sont arrivés sur le territoire yéménite, après avoir traversé le Golfe d'Aden à bord de bateaux de passeurs depuis Bossasso, en Somalie. Au moins 28 personnes sont mortes lors de ces voyages - d'asphyxie, des coups reçus ou de noyade - et plusieurs ont été gravement blessées par les trafiquants. D'autres souffrent de problèmes dermatologiques en raison d'un contact prolongé avec de l'eau de mer, des excréments, de l'essence ou d'autres produits chimiques.

Au cours d'une récente visite au Yémen, la Haut Commissaire assistante pour la protection, Erika Feller, s'est engagée à mieux faire connaître cette situation, à lancer un appel pour des fonds supplémentaires et pour une action internationale afin de venir en aide au Yémen, et à développer des projets qui amélioreront les conditions de vie et l'autosuffisance des réfugiés au Yémen.

Depuis janvier 2006, le Yémen a reçu près de 30 000 personnes originaires de Somalie, d'Éthiopie et d'autres pays, alors que plus de 500 personnes sont mortes pendant leur traversée. Au moins 300 sont également portées disparues. L'UNHCR aide déjà le Yémen en fournissant de l'assistance, des soins et un logement à plus de 100 000 réfugiés qui se trouvent dans le pays.

Traite d'êtres humains dans le Golfe d'Aden

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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