Les efforts du HCR visant à mettre un terme à trois situations de réfugiés africains

Points de presse, 7 février 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 7 février 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR met en œuvre un ensemble de stratégies globales visant à mettre fin à trois situations de réfugiés prolongées parmi d'autres en Afrique, particulièrement celles concernant les réfugiés angolais, libériens et rwandais.

Ces stratégies qui avaient été annoncées en 2009 par le Haut Commissaire à l'ExCom, l'organe directeur du HCR visent à trouver des solutions pour que le plus grand nombre possible de réfugiés angolais, libériens et rwandais retournent dans leur pays d'origine ou s'établissent dans leur pays d'asile.

Parmi les solutions, l'accélération du rapatriement volontaire menée conjointement avec des programmes d'assistance sera mise en œuvre pour aider d'anciens réfugiés à la réintégration, ou à obtenir un nouveau statut juridique qui leur permettrait de continuer à résider dans leur pays d'asile. Après des décennies passées en exil, de nombreux réfugiés angolais, libériens et rwandais ont établi des liens solides avec leurs communautés hôtes, y compris par le mariage. Le HCR espère que les pays d'asile convertiront le statut de réfugié en permis de résidence pour ces personnes, et à plus long terme vers la citoyenneté lorsque la législation nationale le permet. En Afrique de l'Ouest, par exemple, les Libériens peuvent obtenir des permis de travail et de résidence, leur permettant ainsi de rester dans leur pays d'asile en tant que citoyens de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest).

Les clauses de cessation sont intégrées dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et la Convention de l'Union africaine de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique. Elles permettent la cessation du statut de réfugié une fois que le caractère fondamental et durable des changements est établi dans le pays d'origine et que les circonstances ayant forcé des personnes à l'exil n'existent plus. C'est le cas pour les trois pays d'origine. Le HCR recommande que la cessation s'applique aux réfugiés angolais qui avaient fui leur pays à cause des conflits entre 1961 et 1992 ; aux réfugiés libériens qui avaient fui les guerres civiles entre 1989 et 2003 ainsi qu'aux réfugiés rwandais qui ont fui entre 1959 et 1998.

L'application de la cessation par les Etats ne signifie pas que tous les réfugiés angolais, libériens et rwandais perdent automatiquement leur statut de réfugié ou que les pays d'origine ne génèrent plus aucun réfugié. La cessation ne s'appliquera pas pour les réfugiés qui ont toujours une crainte fondée de persécution, ni à ceux qui ont des motifs sérieux de refuser de rentrer dans leur pays d'origine du fait des persécutions subies dans le passé. Le HCR travaille étroitement avec les gouvernements pour protéger les droits d'asile pour ces personnes, alors même que nous mettons en œuvre les stratégies globales. La cessation ne s'appliquerait à aucun réfugié angolais, libérien ou rwandais dont la demande d'asile est en cours d'examen. De plus, le HCR appelle les gouvernements à procéder de manière efficace, correcte et équitable à l'examen des nouvelles demandes ou de celles qui sont en attente qui ont été déposées par des Angolais, des Libériens et des Rwandais et quelle que soit la date à laquelle elles ont été soumises.

Le HCR recommande que les Etats continuent à mettre en œuvre tous les aspects des stratégies globales menant à la cessation du statut de réfugié au 30 juin 2012 pour les Angolais et les Libériens, ainsi qu'au 30 juin 2013 pour les Rwandais.

En Angola, un conflit long de 40 ans ayant forcé des millions d'Angolais à s'exiler s'est finalement conclu par un accord de paix durable en 2002. Alors que la majorité des réfugiés angolais sont depuis retournés dans leur pays d'origine, plus de 131 000 personnes sont toujours exilées, principalement en République démocratique du Congo et en Zambie. Près de la moitié d'entre elles ont fait part de leur souhait de rentrer en Angola.

Au Libéria, les guerres civiles ont commencé en 1989 et se sont finies en 2003, avec la signature de l'Accord de paix global et la destitution du Président Charles Taylor. Ces conflits ont causé la mort de 200 000 Libériens et en ont déplacé des centaines de milliers d'autres. Alors que la majorité des réfugiés libériens sont rentrés dans leur pays d'origine, quelque 63 000 d'entre eux sont toujours exilés, principalement en Côte d'Ivoire.

Au Rwanda, la paix et la stabilité ont été largement restaurées depuis 1999. La vaste majorité des réfugiés rwandais ont fui le génocide de 1994 et ses conséquences, y compris des affrontements armés dans le nord-ouest du Rwanda en 1997 et 1998. C'était alors la dernière fois que la violence généralisée a déchiré le pays. Ces dernières années, la majorité des réfugiés rwandais sont rentrés au Rwanda mais près de 100 000 personnes sont toujours exilées dans environ 40 pays, principalement en Afrique.

Le HCR souligne l'importance de mettre fin aux situations de réfugiés prolongées pour que les réfugiés puissent reprendre une vie normale. Il revient à la communauté internationale de s'employer à mettre un terme adéquat aux situations de réfugiés prolongées. Porter assistance à ces réfugiés pour leur trouver des solutions aidera également à prévenir des mouvements de migration mixte plus importants.

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Réfugiés en milieu urbain et moyens de subsistance

UNHCR's urban livelihoods initiative aims at helping refugees face the challenges they encounter in cities and towns.

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Des réfugiés transférés dans un nouveau camp au Libéria

Le HCR a commencé à transférer des réfugiés ivoiriens vers un nouveau camp dans la ville de Bahn, au nord-est du Libéria. Ces prochaines semaines, le HCR espère transférer jusqu'à 15 000 réfugiés dans ce site, construit sur un terrain gagné sur la jungle. Ils font partie des quelque 40 000 civils qui ont fui la Côte d'Ivoire pour échapper aux tensions politiques croissantes dans leur pays depuis l'élection présidentielle de fin novembre.

Le nombre final de réfugiés qui seront emmenés à Bahn dépendra du nombre de personnes souhaitant être réinstallées depuis des villages proches de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Libéria. Initialement, la plupart des réfugiés ont été accueillis par les communautés hôtes et ils ont vécu au côté des habitants. Le mauvais état des routes a compliqué l'acheminement des biens de secours par les institutions humanitaires. Les stocks de vivres, de médicaments et d'eau ont baissé, rendant les conditions de vie difficiles aussi bien pour la population locale que pour les réfugiés.

Au camp de Bahn, les réfugiés auront accès aux services de base comme les soins de santé, l'eau potable et l'enseignement primaire.

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Rapatriement en RDC depuis l'Angola

Le HCR a repris le programme de rapatriement librement consenti pour les réfugiés angolais vivant en République démocratique du Congo (RDC). Quelque 43 000 Angolais ont fait part de leur souhait de rentrer chez eux dans le cadre d'un projet qui avait été suspendu il y a quatre ans pour diverses raisons. Un premier groupe de 252 civils angolais a quitté le 4 novembre 2011 le centre de transit du HCR de la ville de Kimpese, à l'ouest de la RDC. Ils ont traversé la frontière quelques heures plus tard et ont été chaleureusement accueillis par des fonctionnaires et des habitants de Mbanza Congo. Au cours des deux premières semaines de l'opération de rapatriement, plus de 1 000 réfugiés angolais sont rentrés chez eux depuis la province du Bas-Congo à l'ouest et de Katanga au sud. Sur les 113 000 réfugiés angolais vivant dans les pays de la région, 80 000 sont hébergés par la RDC.

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Exode de réfugiés congolais vers le Rwanda

Pendant la première décade de mai 2012, plus de 6500 réfugiés sont arrivés au Rwanda en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), fuyant les combats entre l'armée congolaise et des troupes en rébellion. En coopération avec divers partenaires de Nations Unies et avec les autorités rwandaises, le HCR s'est employé à fournir à ces réfugiés une aide humanitaire dès le début de la crise, et aussi à trouver une solution au problème dans l'attente d'un retour sûr.

Certains des réfugiés ont marché des jours pour rejoindre Goma-Gisenyi, une ville à cheval sur la frontière et point de passage entre la RDC et le Rwanda, en emportant quelques maigres effets - matelas, vêtements et peut-être un ou deux jouets pour les enfants. Les photos présentées ici ont été prises à la frontière ainsi qu'au centre de transit de Nkamira, situé à 22 kilomètres de là en territoire rwandais. Les possibilités d'accueil de ce centre sont médiocres : 5400 personnes seulement peuvent y trouver place, de surcroît dans des abris de fortune. Cependant, la population y croît sans cesse à mesure que de nouveaux réfugiés franchissent chaque jour la frontière.

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Alphonse Gongleba a fui vers le Libéria avec sa famille il y a quelques mois. Il apprécie l'aide qu'il reçoit dans ce pays, voisin de sa Côte d'Ivoire natale.
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Le HCR aménage un camp dans le nord-est du Libéria pour héberger des milliers de réfugiés ivoiriens. La communauté locale participe aux travaux.
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Libéria : Le camp de Bahn ouvre

Le HCR a ouvert un nouveau camp dont la capacité d'accueil est de plus de 15 000 réfugiés ivoiriens à Bahn dans l'est du Libéria. Un premier groupe de réfugiés arrive.