Le Haut Commissaire en mission au Soudan du Sud et au Soudan

Points de presse, 10 janvier 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 10 janvier 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres terminera sa visite au Soudan du Sud aujourd'hui et a appelé la communauté internationale à fournir une aide humanitaire massive au Soudan du Sud, qui est confronté à de multiples crises de déplacement de population.

Après avoir rencontré des réfugiés soudanais au camp de Doro dans la région de Mabaan dimanche, le Haut Commissaire a averti qu'en l'absence d'une aide internationale, il ne sera pas possible de répondre aux multiples crises et que le Soudan du Sud pourrait connaître une catastrophe humanitaire de grande ampleur. La vaste majorité des 28 000 réfugiés se trouvant au camp de Doro sont épuisés, affamés et vulnérables. Ce sont des femmes et des enfants qui ont marché plusieurs jours en quête de sécurité pour traverser la frontière. La plupart des hommes sont restés sur place pour veiller leurs biens.

Les récents combats dans les Etats du Sud-Kordofan et du Nil Bleu au Soudan ont forcé plus de 80 000 réfugiés soudanais à traverser la frontière vers les Etats d'Unity et du Haut Nil au Soudan du Sud. Environ 23 000 autres ont trouvé refuge en Ethiopie voisine.

Un pont aérien organisé par le HCR a débuté le 20 décembre dernier et a déjà permis d'acheminer 280 tonnes d'aide dans les régions reculées de Malakal et Mabaan. Environ 50 000 réfugiés bénéficieront de cette assistance. Déjà 27 rotations opérées par des avions cargo se sont déroulées depuis nos entrepôts de matériel d'urgence du Kenya et de Dubaï. Nous avons acheminé 2300 tentes familiales, 16 000 kits d'ustensiles de cuisine, 36 000 couvertures, 21 000 jerrycans, des bâches en plastique, des matelas, des moustiquaires et autres biens de secours. Le pont aérien se poursuit et davantage d'aide est nécessaire.

Au Soudan du Sud, le HCR appuie les autorités pour la réintégration de 660 000 rapatriés, y compris 360 000 Sud-Soudanais qui sont rentrés depuis le Soudan et 300 000 qui sont rentrés principalement d'autres pays voisins.

Le Haut Commissaire António Guterres devrait arriver à Khartoum cet après-midi. De là, il se rendra à Kassal dans l'est du Soudan, qui est le théâtre de l'une des situations de réfugiés prolongées parmi les plus anciennes au monde. Environ 70 000 réfugiés pour la plupart d'origine érythréenne résident dans 12 camps. A la fois les réfugiés et la communauté locale d'accueil sont confrontés à une pauvreté extrême, à la sécheresse et à des risques de famine, à la pénurie de services de santé et d'éducation. António Guterres s'entretiendra avec les autorités concernant des programmes visant à renforcer l'autonomie des réfugiés.

En plus des 70 000 réfugiés, il y a un afflux régulier de quelque 1 700 demandeurs d'asile par mois vers le Soudan, pour la plupart depuis l'Erythrée.

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Rapatriement

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Crise dans la corne de l'Afrique

Des dizaines de milliers de Somaliens fuient le conflit et la sécheresse vers Djibouti, l'Ethiopie et le Kenya.

Les Soudanais rentrent dans le Sud pour le référendum

A la veille du référendum portant sur l'autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011, des dizaines de milliers de personnes qui vivaient dans le nord du Soudan ont plié bagage pour rentrer dans leurs villages d'origine au sud du pays. Le HCR a établi des points d'escale le long des axes de retour vers le Sud-Soudan, afin de distribuer des vivres aux voyageurs et de leur fournir un lieu sûr pour qu'ils se reposent durant ce pénible voyage. Plusieurs cas d'attaques et de viols perpétrés contre des voyageurs ont justifié l'ouverture de ces centres où les femmes, les enfants et les personnes handicapées peuvent passer la nuit. Le HCR a mobilisé des ressources pour répondre aux besoins de 50 000 personnes, dans l'éventualité d'un déplacement massif suite aux résultats du vote.

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Nouvelles arrivées en Ethiopie

La contrée isolée de Dolo Ado devient le refuge de quelque 10 000 Somaliens fuyant la violence dans leur pays.

Depuis le début de l'année, environ 10 000 Somaliens ont traversé la frontière en quête de refuge et ils sont arrivés à Dolo Ado, un lieu isolé, brûlé par le soleil et situé au sud-est de l'Ethiopie - où les habitants sont majoritairement de l'ethnie somali. La plupart ont fui l'insécurité après le retrait des troupes éthiopiennes du centre et du sud de la Somalie et la reprise de ces régions par des insurgés. Au pic de l'afflux au début du mois de février 2009, quelque 150 personnes franchissaient la frontière chaque jour. En réponse à cette situation, une équipe d'urgence du HCR a été envoyée sur place pour aider à gérer un centre de transit à Dolo Ado. De plus, le HCR a fait parvenir des convois contenant des articles de secours, y compris des moustiquaires, des couvertures, des jerrycans, des batteries d'ustensiles de cuisine et des bâches en plastique. Les efforts humanitaires sont coordonnés avec d'autres agences des Nations Unies et des ONG pour assurer que les besoins sont satisfaits. Bien que de nombreux Somaliens déplacés à l'intérieur du sud et du centre de la Somalie ont commencé à rentrer, principalement vers Mogadiscio, de nombreux Somaliens restent à Dolo Ado car ils ont besoin de protection. Etant donné les faibles perspectives de rapatriement dans un avenir proche, un nouveau camp est actuellement en cours de préparation et les cas des réfugiés sont maintenant examinés.

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Tchad : l'éducation en exil

L'UNHCR s'associe avec le Ministère de l'éducation et des partenaires ONG pour améliorer l'éducation des réfugiés soudanais au Tchad. La violence continue dans la région ouest du Darfour, au Soudan, a déraciné deux millions de Soudanais dans leur propre pays et a fait fuir quelque 230 000 personnes de l'autre côté de la frontière dans l'est du Tchad. Les réfugiés sont hébergés dans 12 camps au Tchad. Bien que le taux d'inscription à l'école dans les camps au Tchad soit élevé, l'assiduité est variable. Le manque d'instituteurs qualifiés et de fournitures scolaires perturbe le déroulement des classes. Par ailleurs, de nombreux enfants sont accaparés par les tâches domestiques, tandis que d'autres arrêtent l'école pour travailler dans des familles tchadiennes. La fréquentation des filles est moins régulière, surtout après leur mariage qui a lieu généralement lorsqu'elles ont 12 ou 13 ans. Pour les garçons et adolescents, fréquenter l'école diminue le risque d'être recruté par différents groupes armés opérant dans la région.

L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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L'année dernière, des raids aériens et des attaques terrestres sur des villages de l'Etat du Nil bleu au Soudan ont forcé des civils à fuir vers le Soudan du Sud. Sanna témoigne sur son voyage vers l'exil.
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Zenab vivait dans le village de son mari dans l'Etat du Nil Bleu au Soudan, avant qu'il n'ait été attaqué. Elle a perdu trois frères et a ensuite traversé une épreuve difficile lors du voyage vers l'Ethiopie avec ses enfants.