Réunion ministérielle historique à Genève sur les déplacés et les apatrides

Articles d'actualité, 6 décembre 2011

© HCR/B.Bannon
Une employée du HCR porte assistance à des réfugiés somaliens au Kenya. La conférence ministérielle à Genève présentera des propositions de mesures à prendre pour protéger et aider des millions de déracinés, comme ces Somaliens.

GENEVE, 6 décembre (HCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés couronne sa soixantième année cette semaine par une réunion ministérielle à Genève, la conférence sur les questions de réfugiés et d'apatrides la plus importante de son histoire.

Mercredi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres inaugurera cette réunion de deux jours qui célèbre deux conventions des Nations Unies primordiales pour les réfugiés et les apatrides. António Guterres présentera des propositions de mesures que la communauté internationale devra prendre pour protéger et aider les millions de personnes déracinées et apatrides pendant la deuxième décennie du 21ème siècle.

Des hauts responsables gouvernementaux issus de près de 150 pays ont confirmé leur présence, dont environ 70 ministres ou vice-ministres, y compris la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton. Cette conférence constitue l'apogée des efforts politiques et diplomatiques menés par le HCR depuis plusieurs années, afin de rallier de nouveaux soutiens et engagements en faveur des traités fondamentaux qui permettent à l'agence d'assurer protection et assistance à des populations dans le monde entier.

Au cours de cette année de commémorations, le HCR a célébré des événements marquants pour deux de ces traités le 60ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés et le 50ème anniversaire de la Convention sur la réduction des cas d'apatridie. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés avait elle-même fêté ses 60 ans en décembre dernier.

Ce rassemblement permettra aux Etats et à d'autres acteurs de prendre des engagements concrets pour répondre à des questions spécifiques en matière de déplacement forcé et/ou d'apatridie, ainsi que des recommandations tournées vers l'avenir. Ce sera l'occasion pour eux d'identifier les défis particulièrement importants qui se posent dans leurs contextes nationaux et régionaux respectifs, ainsi que les moyens réalistes d'y faire face.

Quelque 40 Etats ont confirmé qu'ils prendraient des engagements politiques et d'autres actions, tandis que beaucoup d'autres devraient le faire, dans de nombreux domaines. Il s'agit notamment d'engagements visant à adhérer à une ou plusieurs conventions ou à réexaminer leurs réserves à la Convention de 1951 relative aux réfugiés.

Certains Etats promettront de s'efforcer de revoir, modifier ou adopter des lois et des politiques nationales en matière d'asile afin de les rendre plus conformes à leurs obligations internationales et aux réalités actuelles. D'autres prendront des mesures pour améliorer la qualité de la détermination du statut de réfugié, en augmentant notamment les capacités et l'expertise.

En outre, les ministres adopteront un communiqué ministériel une déclaration politique courte et non contraignante reprenant les principaux défis actuels en matière d'apatridie et de protection des réfugiés et tournée vers l'avenir.

Au cours d'une cérémonie des traités qui aura lieu jeudi, les pays déposeront leurs instruments d'adhésion à l'une des conventions. Ces pays seront rejoints par d'autres Etats ayant adhéré pendant l'année 2011, ainsi que par ceux qui devraient adhérer prochainement.

Outre l'intervention inaugurale d'António Guterres, un message du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon sera retransmis par vidéo. Parmi les autres orateurs figurent la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, l'ancien Président finlandais et lauréat du Prix Nobel Martti Ahtisaari, la Présidente de la Confédération suisse Micheline Calmy-Rey et l'ancienne chef du HCR Sadako Ogata.

Les préparatifs pour cette réunion ont eu lieu à Genève et sur le terrain, notamment sous forme de consultations avec des Etats, des organisations non gouvernementales, des experts, des réfugiés et des apatrides. Des efforts particuliers ont été réalisés pour veiller à ce que les opinions et les aspirations des femmes et des enfants réfugiés soient prises en compte.

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Le Haut Commissaire

M. António Guterres a rejoint, le 15 juin 2005, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, dont il est le 10ème Haut Commissaire.

Réunion ministérielle des Etats parties aux Conventions

La plus importante réunion jamais organisée par le HCR sur les réfugiés et les apatrides.

Le chef du HCR rencontre des réfugiés au Burkina Faso

Le 1er août, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu au nord du Burkina Faso avec Anne C. Richard, la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration (BRPM). Au camp de Damba, ils ont rencontré des réfugiés maliens qui ont fui le Mali au cours des six derniers mois pour échapper à la poursuite du conflit et à l'instabilité politique. A ce jour, plus de 250 000 réfugiés maliens ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans l'un des pays de la région, y compris 250 000 réfugiés maliens au Burkina Faso. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a reçu seulement un tiers de l'appel de fonds de 153 millions de dollars dont elle a besoin pour fournir une aide vitale y compris des abris, de l'eau, des installations sanitaires, des soins de santé, des vivres et une protection aux réfugiés. Le HCR craint que la situation politique instable et l'urgence humanitaire au Mali ne génèrent d'autres afflux vers les pays voisins. colombienne.

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Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie a rejoint le chef du HCR António Guterres sur l'île italienne de Lampedusa, pour y rencontrer des boat people ayant fui l'instabilité en Afrique du Nord.

Plus de 40 000 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile, ont traversé la mer Méditerranée à bord de bateaux bondés et ont débarqué sur la petite île de Lampedusa depuis le début de l'année.

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR se trouvait auparavant à Malte, où arrivent également des personnes ayant fui l'Afrique du Nord par la mer.

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Angelina Jolie : mission en Equateur

Angelina Jolie s'est rendue en Equateur ce week-end, pour sa première mission en tant qu'Envoyée spéciale du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres.

En tant qu'Ambassadrice de bonne volonté du HCR, Angelina Jolie avait mené plus de 40 missions sur le terrain durant la dernière décennie. C'est son troisième voyage en Equateur. Ce pays accueille la plus importante population réfugiée en Amérique latine.

L'Equateur accueille actuellement environ 56 000 réfugiés et 21 000 demandeurs d'asile. Ce pays reçoit chaque mois 1 300 nouvelles demandes d'asile déposées par des ressortissants colombiens ayant fui leur pays. Beaucoup vivent dans des régions isolées et démunies qui sont situées près de la frontière colombienne.

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HCR Genève : Crise aigue Play video

HCR Genève : Crise aigue

En conclusion de la session annuelle de l'organe directeur du HCR, le Haut Commissaire António Guterres a souligné le nombre sans précédent de crises aigues auxquelles le HCR doit faire face.
Jordanie : Angelina Jolie à la frontière syriennePlay video

Jordanie : Angelina Jolie à la frontière syrienne

L'Emissaire spéciale du HCR Angelina Jolie et le chef de l'agence pour les réfugiés António Guterres rencontrent des réfugiés syriens en Jordanie et écoutent leurs témoignages déchirants.
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Equateur : Visite d'António Guterres

Le chef du HCR António Guterres se rend en Equateur avant la Journée mondiale du réfugié et rend hommage à ce pays pour l'accueil qu'il réserve aux réfugiés.