Le changement climatique pose une menace en terme de sécurité et de déplacement

Articles d'actualité, 23 novembre 2011

© HCR/B.Bannon
Le changement climatique est une cause croissante de déplacement en Afrique, où certaines régions ont été dévastées par la sécheresse.

New York, Etats-Unis, 23 novembre (HCR) Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a lancé aujourd'hui une mise en garde au Conseil de sécurité des Nations Unies concernant la menace croissante sur la paix et la sécurité internationales posée par le changement climatique et ses interactions avec d'autres facteurs de déplacement massif de population.

Dans son discours prononcé à New York devant les membres du Conseil de sécurité, António Guterres a indiqué que le changement climatique alimentait à la fois l'ampleur et la complexité du déplacement à travers le monde. Il a également exhorté à ne pas considérer isolément le changement climatique par rapport à d'autres grandes tendances mondiales comme la croissance démographique, l'urbanisation ainsi que l'insécurité croissante en terme d'approvisionnement alimentaire, en énergie et en eau.

« Il est inutile de poser la question simpliste sur le nombre de personnes qui seront déplacées par le changement climatique », a-t-il expliqué. « Nous devrions plutôt répondre à un problème plus complexe sur la façon dont le réchauffement de la planète, la montée du niveau des océans, les changements météorologiques et d'autres manifestations du changement climatique interagissent, voire renforcent, d'autres déséquilibres à l'échelle mondiale. Ces facteurs deviennent alors de puissants générateurs d'instabilité, de conflit et de déplacement de population. »

António Guterres a cité le déclin de l'agriculture dans les pays développés et la compétition pour les ressources rares comme l'eau et les terres cultivables comme étant des causes potentielles à la fois de conflit et de déplacement de population.

Il a également évoqué les risques pour la citoyenneté encourus par des personnes forcées d'abandonner leurs petits Etats insulaires du fait de la montée du niveau des océans, et le lien devenant de plus en plus concret entre le changement climatique et les inondations ou d'autres catastrophes naturelles qui auraient déplacé plus de 40 millions de personnes en 2010.

« Le processus du changement climatique et son rôle dans le renforcement d'autres déséquilibres à travers le monde constituent une menace importante pour la paix et la sécurité », a-t-il expliqué. Dans un monde qui se rétrécit et qui, pour la première fois, est confronté à des limites concrètes pour la croissance économique, cette menace ne peut que grandir.

António Guterres a appelé les membres du Conseil de sécurité à adopter des mesures immédiates pour limiter l'ampleur des conséquences du changement climatique générant le conflit et le déplacement. Il a souligné l'importance pour la communauté internationale de mettre en œuvre un programme de soutien pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter et à faire face.

Et il a exhorté la communauté internationale à formuler et à adopter des principes fondamentaux pour aider les personnes forcées à quitter leur pays du fait de catastrophes environnementales et qui pourraient ne pas remplir les conditions requises pour être reconnues en tant que réfugiées selon la législation internationale.

« Assurer ce soutien est un impératif humanitaire. Il y va également de notre intérêt commun », a indiqué António Guterres. « Si le changement climatique n'est pas encadré, et si nous échouons dans la recherche de solutions durables pour les populations déplacées, nous créerons les conditions pour de nouvelles atteintes à la paix et à la sécurité internationales. »

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Plus de 40 000 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile, ont traversé la mer Méditerranée à bord de bateaux bondés et ont débarqué sur la petite île de Lampedusa depuis le début de l'année.

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