En Inde, les réfugiés reçoivent des cartes d'identité d'avant-garde

Agir pour faire la différence, 17 août 2011

© HCR/N.Bose
Ramnish et Jay, deux soeurs en compagnie de leur mère, montrent fièrement leurs nouvelles cartes d'identité intelligentes.

NEW DELHI, Inde, 15 août (HCR) Gurbachan peut se vanter d'être devenue une pionnière à 13 ans seulement. Cette jeune adolescente afghane a récemment été l'une des premières personnes à recevoir une carte d'identité intelligente conçue pour le HCR. « Je suis si heureuse », a-t-elle affirmé après avoir récupéré sa carte à New Delhi.

Le HCR a commencé à délivrer les nouvelles cartes en juillet dans la capitale indienne et a distribué environ 1 500 cartes jusqu'à maintenant, principalement aux réfugiés et aux demandeurs d'asile d'Afghanistan et du Myanmar. Il prévoit d'en distribuer environ 18 000 d'ici la fin de l'année aux personnes âgées de 12 ans et plus.

La photo du titulaire apparaît sur la carte, qui contient en outre une puce électronique sur laquelle sont stockées des informations encodées, notamment des données signalétiques, l'adresse du titulaire et la date de son enregistrement auprès du HCR. La durée de vie de ces cartes sera plus longue que celle des documents délivrés auparavant et elles ont toutes la même apparence. Elles sont aussi plus difficiles à dupliquer ou à falsifier, ce qui les rend plus sûres et plus fiables.

Avec les nouvelles cartes, les réfugiés courent moins le risque d'être arrêtés ou harcelés par les autorités ; la carte est donc un outil de protection utile. Elle est d'ailleurs parfois la seule preuve d'identité que possède un réfugié. Les cartes sont aussi censées aider le HCR à lutter contre la fraude.

« La carte d'identité est une bonne chose. Elle est petite et je peux la porter facilement dans mon portefeuille », a expliqué Ahmed, un réfugié afghan de 25 ans, qui tient sa nouvelle carte en main. Il ajoute que la carte est préférable aux certificats plastifiés délivrés jusqu'à présent.

Jay s'est rendue au centre d'enregistrement du HCR à l'ouest de Delhi avec sa sœur, Ramnish, pour récupérer sa carte. « Les banques demandent toujours une preuve d'identité. J'espère que cette carte facilitera les démarches administratives », a déclaré la jeune femme afghane de 21 ans, qui est ravie. Les cartes aideront aussi les gens à trouver du travail ou à louer un logement.

Certaines personnes au centre d'accueil disent qu'elles ont hésité au début à rendre leurs certificats plastifiés. Puis elles ont changé d'avis quand la nouvelle s'est répandue au sujet des cartes intelligentes. Le personnel du HCR et du Centre d'information juridique et d'aide sociale délivrent les cartes, expliquent comment elles doivent être utilisées et répondent aux questions.

« Le HCR essaie de créer un environnement meilleur et plus sûr pour les réfugiés et les demandeurs d'asile », a affirmé Montserrat Feixas Vihe, responsable du bureau du HCR à New Delhi. « Nous espérons que les cartes intelligentes en Inde améliorent vraiment la vie au quotidien pour ces personnes », a-t-elle ajouté.

En Inde, on compte quelque 21 000 réfugiés et demandeurs d'asile relevant de la compétence du HCR, dont la plupart sont originaires d'Afghanistan, du Myanmar et de la Somalie.

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Myanmar : Les besoins persistent dans des zones reculées

Avec huit vols cargo et un convoi terrestre depuis la Thaïlande, l'UNHCR a déjà acheminé vers le Myanmar, en date du 6 juini, 430 tonnes de matériel d'abri et d'articles de première nécessité pour aider environ 130 000 victimes du cyclone Nargis. L'aide inclut des bâches et des rouleaux de plastique, des moustiquaires, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Elle est rapidement distribuée une fois sur place.

Aux alentours de Yangon - une région qui a également été touchée par le cyclone - et dans le delta d'Irrawaddy, des familles ont construit des abris de fortune avec des toits de feuilles de palmier. Ils ont cependant désespérément besoin de bâches en plastique pour se protéger des pluies de mousson.

Myanmar : Les besoins persistent dans des zones reculées

L'aide d'urgence de l'UNHCR parvient aux victimes du cyclone au Myanmar

Avec huit vols cargo et un convoi terrestre depuis la Thaïlande, l'UNHCR a déjà acheminé vers le Myanmar, en date du 6 juin, 430 tonnes de matériel d'abri et d'articles de première nécessité pour aider environ 130 000 victimes du cyclone Nargis. L'aide inclut des bâches et des rouleaux de plastique, des moustiquaires, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Elle est rapidement distribuée une fois sur place.

Aux alentours de Yangon - une région qui a également été touchée par le cyclone - et dans le delta d'Irrawaddy, des familles ont construit des abris de fortune avec des toits de feuilles de palmier. Ils ont cependant désespérément besoin de bâches en plastique pour se protéger des pluies de mousson.

Légendes.

L'aide d'urgence de l'UNHCR parvient aux victimes du cyclone au Myanmar

Cyclone dévastateur au Myanmar

Les 2 et 3 mai 2008, le cyclone Nargis a dévasté le Myanmar, causant la mort de milliers de personnes et en laissant plus d'un million d'autres sans abri. En réponse immédiate à la catastrophe, le bureau de l'UNHCR à Yangon a acheté et distribué l'équivalent de 50 000 dollars de bâche en plastique et de nourriture en conserve aux rescapés.

Depuis, avec un premier convoi d'aide humanitaire par camion, l'UNHCR a fait parvenir 22 tonnes de tentes et de bâche en plastique en provenance des stocks de l'agence dans le nord-ouest de la Thaïlande. Par ailleurs, plus de 100 tonnes de toile goudronnée, de couvertures, d'ustensiles de cuisine et de moustiquaires sont acheminées par avion depuis l'entrepôt régional de l'UNHCR à Dubaï.

L'UNHCR n'intervient pas habituellement en cas de catastrophe naturelle, mais l'agence a agi en raison de l'ampleur de la dévastation, du besoin urgent des victimes et de la proximité de ses entrepôts d'aide d'urgence, qui sont situés non loin du Myanmar.

Cyclone dévastateur au Myanmar

Afghanistan : L'histoire de MiriamPlay video

Afghanistan : L'histoire de Miriam

Miriam a été réfugiée en Iran pendant six ans. Cette veuve et mère de famille est revenue dans son pays en 2002. Depuis, elle est une personne déplacée dans son propre pays. Sa situation est très précaire.
Inde et Sri Lanka : Retour à la maison par ferryPlay video

Inde et Sri Lanka : Retour à la maison par ferry

Pour la première fois depuis de nombreuses années, des réfugiés sri-lankais quittent l'Inde en ferry pour rentrer chez eux.
Inde : Jeune et seulePlay video

Inde : Jeune et seule

Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.