Un premier avion-cargo affrété par le HCR atterrit à Mogadiscio pour aider les victimes de la famine

Communiqués de presse, 8 août 2011

Lundi 8 août 2011

GENÈVE Un premier avion-cargo sur les trois prévus dans le cadre du pont aérien d'urgence mis en œuvre par le HCR a atterri aujourd'hui à 13h15 heure locale à Mogadiscio, la capitale somalienne. C'est le premier pont aérien organisé par le HCR en Somalie vers Mogadiscio depuis cinq ans.

L'avion-cargo Iliouchine IL-62 affrété par le HCR transportait plus de 31 tonnes de matériel d'abri et autres biens de secours depuis l'entrepôt d'urgence du HCR à Dubaï. Cette cargaison compte quelque 2 500 colis d'aide d'urgence comprenant des bâches en plastique pour l'abri, des matelas et des couvertures, des jerrycans pour l'eau ainsi que des ustensiles de cuisine pour recueillir l'aide alimentaire et faire cuire la nourriture. Le second vol devrait arriver jeudi 11 août et le troisième la semaine prochaine.

Le HCR achemine habituellement le matériel d'aide vers Mogadiscio par mer et par voie terrestre mais, du fait de l'augmentation sans précédent du nombre de civils déracinés par la famine, l'agence a décidé de transporter l'aide par avion-cargo pour gagner du temps. Environ 100 000 Somaliens, poussés par la sécheresse et la famine, ont rejoint Mogadiscio durant les deux seuls derniers mois en quête de nourriture, d'eau, d'abri et d'autres formes d'assistance. On comptait auparavant déjà plus de 370 000 déplacés internes à Mogadiscio avant le déplacement en cours.

« Le pont aérien visant à transporter des articles d'aide d'urgence nous permettra de continuer à livrer de l'aide aux personnes déplacées par la sécheresse et la famine », a indiqué Bruno Geddo, le Représentant du HCR en Somalie. « Cependant, nous avons besoin de mobiliser des fonds pour continuer à reconstituer nos stocks d'urgence à l'intérieur de la Somalie qui s'épuisent rapidement du fait de nos livraisons d'aide indispensable dans le sud de la Somalie », a-t-il ajouté.

Le HCR a publié un appel de fonds de 145 millions de dollars pour assurer la protection et répondre aux besoins des personnes déracinées dans la corne de l'Afrique jusqu'à la fin de cette année. A ce jour, le HCR a reçu 65 millions de dollars en contributions versées et annoncées de la part des donateurs pour cette opération d'urgence. Cette somme couvre moins de 45% des besoins identifiés pour la Somalie, le Kenya, l'Ethiopie et Djibouti.

Le HCR appelle les pays donateurs, les entreprises du secteur privé et les particuliers à se manifester et à contribuer d'urgence pour combler le déficit de financement existant. Si de nouveaux fonds ne sont pas rapidement engagés, ce déficit de financement pourrait faire obstacle à la livraison d'aide humanitaire vitale pour des dizaines de milliers de réfugiés et de déplacés internes somaliens.

Consultez la rubrique du site Internet du HCR sur la crise somalienne. Pour faire un don au HCR, rendez-vous sur la page suivante : situation d'urgence dans la corne de l'Afrique. Suivez le HCR en français sur Facebook et sur Twitter.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

  • A Genève : Andrej Mahecic, portable +41 79 200 76 17

  • A Nairobi, Bureau régional du HCR : Ron Redmond, portable +254 734 564 019

  • Au Kenya, Bureau du HCR pour la Somalie : Andy Needham, portable +254 733 120 931

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Réponse aux situations d'urgence

Le HCR s'engage à accroître sa capacité à répondre aux situations d'urgence complexes.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

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Un groupe de familles rentre à Zanzibar en Tanzanie après avoir vécu en exil pendant plus de 10 ans à Mogadiscio en Somalie.