Le HCR publie ses recommandations à la Présidence polonaise de l'UE

Points de presse, 1 juillet 2011

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 1 juillet 2011 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR a publié ses recommandations à l'attention de la Pologne sur l'avancement du programme de l'UE en matière d'asile, au début de sa Présidence de l'Union européenne aujourd'hui. Ce sera la première fois que la Pologne assure la Présidence tournante de l'UE depuis qu'elle a rejoint l'Union européenne en 2004. Dans ce document, le HCR souligne le fait que la Pologne assume la Présidence à l'occasion du 60e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés celle-là même qui a protégé de nombreux réfugiés polonais durant les 40 premières années de l'existence de la Convention. Aujourd'hui la Pologne est elle-même un pays d'asile. L'année dernière, 6 540 personnes ont déposé une demande d'asile en Pologne, ce qui en fait le 10e pays d'accueil parmi les 27 Etats membres de l'UE.

Les recommandations du HCR couvrent quatre domaines : (1) Le besoin pour l'Europe de garder ses frontières ouvertes pour les personnes qui fuient la crise en Libye, et de montrer une solidarité envers la Tunisie et l'Egypte, qui sont des pays de premier asile ; (2) L'importance d'efforts continus pour construire la capacité d'accueil en matière d'asile et l'espace de protection dans les pays situés à la frontière orientale de l'UE ainsi que dans l'ouest des Balkans ; (3) le travail qui reste à faire pour aboutir à un véritable système d'asile européen commun, en raison d'incohérences majeures dans la pratique des pays de l'UE ; (4) la contribution potentielle de l'UE aux Commémorations du HCR en 2011 pour le 60e anniversaire de la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et le 50e anniversaire de la Convention de 1961 sur la réduction de l'apatridie. Le HCR encourage l'UE à se joindre à la Réunion ministérielle de décembre prochain, organisée par le Haut Commissaire, avec des engagements d'actions concrets en particulier dans le domaine de la réinstallation des réfugiés. Le HCR exhorte par ailleurs les pays de l'UE à adhérer aux Conventions de 1954 et de 1961 sur l'apatridie, en soulignant que seuls 14 des 27 Etats membres de l'UE sont des Etats parties à ces deux instruments.

Pour lire le document en anglais sur le site du HCR : UNHCR's Recommendations to Poland for its EU Presidency (PDF)

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Retour sur le passé : Quand les frontières entre la Hongrie et l'Autriche ont été ouvertes aux Allemands de l'Est

Il est peu fréquent qu'une simple phrase fasse précipitamment réagir un photographe, mais le photographe hongrois Barnabas Szabo n'a pas eu besoin d'entendre davantage que ce que le Ministre hongrois des Affaires étrangères de l'époque, Guyla Horn, avait annoncé à la télévision il y a 25 ans - le 10 septembre 1989 : A minuit, la Hongrie ouvrirait sa frontière avec l'Autriche pour laisser les réfugiés d'Allemagne de l'Est quitter le pays. « Dès la toute première phrase, je me suis levé d'un bond, j'ai pris mon appareil photo, j'ai couru chercher ma vieille Trabant et je suis parti vers la frontière », se souvient-il. Cette décision capitale de la Hongrie a offert la liberté à des dizaines de milliers d'Allemands de l'Est qui arrivaient par larges flux en Hongrie depuis mai. Au départ, ils avaient trouvé refuge à l'Ambassade d'Allemagne de l'Ouest mais, au fur et à mesure que leur nombre augmentait, des camps de réfugiés avaient été créés à Budapest et au bord du Lac Balaton. L'effondrement du mur de Berlin a suivi à peine deux mois plus tard. Fin 1989, le communisme était balayé de l'Europe de l'Est. Après avoir visité le camp de réfugiés abandonné à Csilleberc le lendemain de l'ouverture de la frontière, un autre photographe hongrois, Tamas Szigeti, a photographié la hâte avec laquelle les personnes sont parties, abandonnant des vêtements, des jouets et même des repas à moitié terminés. Peu importait l'incertitude de la nouvelle vie qui les attirait, les Allemands de l'Est étaient clairement prêts à quitter la crainte et la dictature communiste pour toujours.

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La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

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