Les tensions à Abyei continuent à faire fuir les civils vers le Sud-Soudan

Points de presse, 7 juin 2011

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 7 juin 2011 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR constate une augmentation du nombre de civils déplacés aux alentours d'Abyei au Soudan. Nous estimons actuellement que près de 100 000 personnes sont déplacées, parmi lesquelles 67 000 ont déjà été enregistrées.

Parmi les déplacés enregistrés, 68 pour cent se trouvent dans les zones de Turalei et Mayan Abun dans l'Etat de Warrap. Les autres déplacés sont à Agok, près d'Abyei où, malgré la présence de civils armés et de militaires, on observe des retours et encore des afflux.

Le personnel du HCR qui suit de près la situation sur le terrain indique qu'un grand nombre de civils sont toujours en fuite ou se cachent dans la brousse alors que d'intenses activités militaires se poursuivent. On entendait encore des bruit des tirs à Abyei jeudi dernier. Des avions Antonov ont été vus survolant le pont Bantan, provoquant la panique parmi les déplacés qui craignent des bombardements. Le pont Bantan surplombe la rivière Kiir et il est situé sur l'une des principales routes reliant Abyei au Sud-Soudan.

D'après les témoignages recueillis par le personnel du HCR auprès des personnes vivant au sud de ce pont, des hommes armés venant d'Abyei s'adonnent la nuit à des pillages, des tirs et d'autres harcèlements contre la population. Deux femmes âgées auraient été battues par des soldats à Abyei.

Le HCR est préoccupé par la présence massive et continue de soldats dans les zones où travaillent des humanitaires. Nous appelons les deux parties à s'abstenir de commettre des actes de violence contre les civils ou d'autres violences qui pourraient générer davantage de déplacements de population.

Les déplacements de civils depuis Abyei ont commencé le 21 mai lorsque la ville a été attaquée par les Forces armées soudanaises qui en ont pris le contrôle. C'est la toute dernière crise affectant le Sud-Soudan où plus de 120 000 personnes ont déjà été déracinées cette année du fait de violences communautaires.

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Les Soudanais rentrent dans le Sud pour le référendum

A la veille du référendum portant sur l'autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011, des dizaines de milliers de personnes qui vivaient dans le nord du Soudan ont plié bagage pour rentrer dans leurs villages d'origine au sud du pays. Le HCR a établi des points d'escale le long des axes de retour vers le Sud-Soudan, afin de distribuer des vivres aux voyageurs et de leur fournir un lieu sûr pour qu'ils se reposent durant ce pénible voyage. Plusieurs cas d'attaques et de viols perpétrés contre des voyageurs ont justifié l'ouverture de ces centres où les femmes, les enfants et les personnes handicapées peuvent passer la nuit. Le HCR a mobilisé des ressources pour répondre aux besoins de 50 000 personnes, dans l'éventualité d'un déplacement massif suite aux résultats du vote.

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Tchad : l'éducation en exil

L'UNHCR s'associe avec le Ministère de l'éducation et des partenaires ONG pour améliorer l'éducation des réfugiés soudanais au Tchad. La violence continue dans la région ouest du Darfour, au Soudan, a déraciné deux millions de Soudanais dans leur propre pays et a fait fuir quelque 230 000 personnes de l'autre côté de la frontière dans l'est du Tchad. Les réfugiés sont hébergés dans 12 camps au Tchad. Bien que le taux d'inscription à l'école dans les camps au Tchad soit élevé, l'assiduité est variable. Le manque d'instituteurs qualifiés et de fournitures scolaires perturbe le déroulement des classes. Par ailleurs, de nombreux enfants sont accaparés par les tâches domestiques, tandis que d'autres arrêtent l'école pour travailler dans des familles tchadiennes. La fréquentation des filles est moins régulière, surtout après leur mariage qui a lieu généralement lorsqu'elles ont 12 ou 13 ans. Pour les garçons et adolescents, fréquenter l'école diminue le risque d'être recruté par différents groupes armés opérant dans la région.

L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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Crise sanitaire au Soudan du Sud

Quelque 105 000 réfugiés se sont regroupés dans le Comté de Maban, au Soudan du Sud. De graves risques pèsent sur la santé de nombre d'entre eux. Le HCR et ses partenaires travaillent d'arrache-pied pour prévenir et contenir l'épidémie de paludisme et plusieurs maladies hydriques.

La plupart des réfugiés, notamment les enfants et les personnes âgées, sont arrivés très affaiblis dans les camps. Or, les pluies incessantes ont tendance à exacerber la situation, les flaques d'eau se transformant vite en foyer d'incubation de moustiques porteurs du paludisme. Qui plus est, un simple rhume suffit pour que l'état de malnutrition modérée dont souffrent les enfants et personnes âgées se transforme en malnutrition sévère.

C'est dans le camp de Yusuf Batil, dans le Comté de Maban, que la situation se fait la plus critique puisque 15 % des enfants de moins de cinq ans y souffrent de malnutrition aiguë.

Le HCR et ses partenaires font tout leur possible pour prévenir et lutter contre la maladie. Dans le camp de Yusuf Batil, 200 professionnels de la santé des communautés vont de foyer en foyer afin d'enseigner aux réfugiés les règles d'hygiène de base, telles que la nécessité de se laver les mains ou encore comment reconnaître les signes de maladie. S'ils en ont besoin, les enfants reçoivent des aliments nutritifs tels que des Plumpy'nut. Un hôpital spécialisé dans le traitement de patients atteints du choléra a d'ailleurs ouvert ses portes. Parallèlement, des moustiquaires ont été distribuées dans tous les camps à des fins de prévention du paludisme.

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