Affrontements violents au camp de Choucha près de la frontière entre la Tunisie et la Libye

Points de presse, 27 mai 2011

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 27 mai 2011 au Palais des Nations à Genève.

De violents affrontements ont eu lieu cette semaine au camp de Choucha près de la frontière entre la Tunisie et la Libye. Environ 4 000 réfugiés et travailleurs migrants y sont actuellement hébergés. Ils ont fui le conflit en Libye et attendent une évacuation humanitaire vers leurs pays d'origine ou d'autres solutions.

Quatre Erythréens ont trouvé la mort lors d'un incendie qui a éclaté dans le secteur érythréen du camp durant la nuit de dimanche à lundi. Le feu a surpris les résidents dans leur sommeil. Vingt tentes ont été réduites en cendres. Le camp de Choucha hébergeait alors quelque 4 500 personnes principalement des Somaliens, des Erythréens et des Soudanais. Les causes de l'incendie restent encore à déterminer.

Les problèmes ont continué lundi lorsqu'un groupe important de travailleurs migrants ont manifesté autour du bureau du HCR dans le camp, pour exiger une réinstallation immédiate. Le personnel du HCR et d'autres travailleurs humanitaires ont reçu des menaces de mort et ont été forcés de quitter les lieux.

Certains des manifestants ont bloqué la route nationale entre le point de passage frontière de Ras Ajdir et le reste de la Tunisie, générant ainsi la colère de la communauté locale tunisienne. Mardi matin tôt, des affrontements ont eu lieu entre plusieurs groupes dans le camp. Le bilan de ces heurts serait d'au moins deux morts. Malgré les efforts des militaires tunisiens pour ramener le calme, la situation a dégénéré lorsque 500 habitants des environs ont fait une descente dans le camp. Dans le chaos, d'autres tentes ont été pillées et brûlées. De nombreux résidents du camp ont fui dans le désert environnant. Les autorités tunisiennes ont ramené le calme mardi soir mais, durant toute cette journée, il a été impossible de fournir une assistance dans le camp.

Mercredi matin, une petite équipe inter agence, dirigée par le HCR, s'est rendue sur place et a découvert que le camp avait été détruit ou pillé aux deux tiers. En coordination avec le HCR, l'armée tunisienne a distribué des matelas, des couvertures et des vivres aux résidents du camp, qui ont perdu la plupart voire la totalité de leurs affaires. Désormais, un grand nombre des résidents du camp de Choucha dorment soit sous des abris de fortune, soit en plein air. Hier matin, la plupart des agences et des ONG sont revenues dans le camp et ont repris leurs activités.

Des efforts sont en cours pour ramener le calme. Le personnel du HCR a rencontré les représentants de toutes les communautés dans le camp de Choucha ainsi que les autorités tunisiennes centrales et locales. La sécurité dans le camp, ainsi que la recherche de solutions séparées pour les migrants et les réfugiés, restent la priorité absolue.

Le HCR réitère son appel aux donateurs et aux pays de réinstallation pour le versement de ressources supplémentaires au programme d'évacuation humanitaire mené par l'OIM, et pour la mise à disposition de davantage de places de réinstallation pour les réfugiés. La Tunisie a, depuis février, été le théâtre d'un déplacement de population massif depuis la Libye et les pressions qui en découlent doivent être atténuées.

Le HCR a publié un appel de fonds s'élevant à 80 millions de dollars pour la situation d'urgence en Tunisie entre mars et août de cette année. A ce jour, nous avons seulement reçu une contribution d'un montant légèrement supérieur à 48 millions de dollars.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

  • En Tunisie : Firas Kayal, portable +216 508 561 99
  • A Genève : Melissa Fleming, bureau +41 22 739 91 22
  • Andrej Mahecic, portable +41 79 200 7617
  • Cécile Pouilly, Genève, portable +41 79 217 31 01
• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Une famille d'artistes somaliens continue son travail de création en exil

Pendant deux décennies de conflit et de chaos en Somalie, Mohammed Ousman est resté à Mogadiscio où il enseignait l'art alors que d'autres fuyaient le pays. Mais la vie est devenue impossible pour continuer le travail de création artistique, après que des militants d'Al Shabaab aient tué son frère. Quatre de ses neuf enfants ont également été assassinés. Mohammed a fermé sa « Picasso Art school » et il a épousé la veuve de son frère, selon la coutume somalienne. Toutefois, sans emploi, cet homme de 57 ans luttait pour subvenir aux besoins de ses deux familles et, finalement, il lui en a coûté sa première famille. Mohammed a décidé de partir, il a pris l'avion vers Berbera au Somaliland à la fin 2011 puis il a traversé vers le camp de réfugiés d'Aw Barre en Ethiopie, où il a rejoint sa seconde épouse et ses cinq enfants. Le HCR a transféré Mohammed et sa famille à Addis-Abeba pour des raisons de protection, en pensant qu'il pourrait mieux y gagner sa vie en exerçant son art. Mais il découvre que la vente de peintures et de dessins peut être difficile. Il compte sur le soutien du HCR. Les images de l'artiste et sa famille ont été prises par Kisut Gebre Egziabher du HCR.

Une famille d'artistes somaliens continue son travail de création en exil

La distinction Nansen pour les réfugiés a été attribuée à la Somalienne Hawa Aden Mohamed

La lauréate 2012 de la distinction Nansen pour les réfugiés est Mme Hawa Aden Mohamed, ex-réfugiée dont l'oeuvre visionnaire a changé la vie de Somaliennes de tout âge. Celle que beaucoup appellent « maman Hawa » a fondé et dirige un ambitieux programme d'éducation à Galkayo, en Somalie, dont l'objet est d'aider ces femmes à affirmer leurs droits, à acquérir d'indispensables compétences et à renforcer leur rôle social. Cette galerie de photos présente les activités de « maman Hawa » au Centre d'éducation de Galkayo pour la Paix et le développement, où des déplacées internes peuvent apprendre à lire, suivre une formation professionnelle et aussi recevoir une aide humanitaire, notamment sous forme de nourriture.

La distinction Nansen pour les réfugiés a été attribuée à la Somalienne Hawa Aden Mohamed

Cérémonie de remise de la distinction Nansen pour les réfugiés

Plus de 800 personnes ont participé à la cérémonie annuelle de remise de la distinction Nansen pour les réfugiés à Genève le 1er octobre 2012. La lauréate de cette année, Hawa Aden Mohamed, est somalienne. Elle n'a pas pu se joindre à la cérémonie pour des raisons de santé, mais elle avait enregistré un message vidéo. En l'absence de l'ex-réfugiée, le Haut Commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, a remis la distinction à sa soeur, Shukri Aden Mohamed.

L'humanitaire de 63 ans, éducatrice et défenseur des droits de la femme, plus connue sous le nom de « Maman Hawa », a été honorée pour son dévouement inlassable - dans des conditions extrêmement difficiles - pour aider les réfugiés et les déplacés, principalement des femmes et des jeunes filles mais aussi de jeunes garçons.

Elle a surtout été reconnue - en tant que co-fondatrice du Centre d'éducation de Galkayo pour la paix et le développement en Somalie dans la région de Puntland - pour avoir aidé des milliers de femmes et de jeunes Somaliennes déplacées, beaucoup d'entre elles ayant été victimes de viol. Le centre assure l'enseignement secondaire ainsi que l'apprentissage de l'autonomie.

Durant la cérémonie de remise, les spectacteurs ont entendu une allocution de la militante pour la paix libérienne, Leymah Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011. Une vidéo a été diffusée en l'honneur de Mama Hawa. La cantatrice soprano et Ambassadrice honoraire à vie auprès du HCR, Barbara Hendricks, et le musicien suisse, Bastian Baker ont interprêté des morceaux musicaux.

Cérémonie de remise de la distinction Nansen pour les réfugiés

Somalie : La fuitePlay video

Somalie : La fuite

Des milliers de personnes ont fui la ville portuaire de Kismayo en Somalie et, malgré le départ des militants, beaucoup ont choisi de ne pas rentrer.
Soudan du Sud : La fuite de SannaPlay video

Soudan du Sud : La fuite de Sanna

L'année dernière, des raids aériens et des attaques terrestres sur des villages de l'Etat du Nil bleu au Soudan ont forcé des civils à fuir vers le Soudan du Sud. Sanna témoigne sur son voyage vers l'exil.
Soudan du Sud : L'histoire d'Oumi Play video

Soudan du Sud : L'histoire d'Oumi

Oumi a fui le Soudan avec son mari et ses enfants il y a trois mois lors d'un voyage qui a été tragique.