L'afflux au Ghana augmente avec l'intensification du conflit en Côte d'Ivoire

Points de presse, 1 avril 2011

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 1 avril 2011 au Palais des Nations à Genève.

La flambée de violence en Côte d'Ivoire pousse davantage de réfugiés vers l'est au Ghana. Quelque 1 300 Ivoiriens sont entrés au Ghana cette semaine après avoir fui des affrontements dans l'ouest de la Côte d'Ivoire (Duékoué), au centre (Daloa) et au nord-est (Bondoukou). Quelque 250 personnes sont par ailleurs arrivées d'Abidjan, où les conditions de sécurité sont précaires du fait des affrontements dans les quartiers où se situent les bureaux de la majorité des agences des Nations Unies.

Jusqu'à maintenant, les réfugiés ivoiriens fuyaient principalement Abidjan et entraient au sud-ouest du Ghana par Elubo, la ville frontalière au sud-ouest du pays. Toutefois, avec les affrontements survenus cette semaine, nous voyons davantage d'arrivées via des points de passage frontière situés plus au nord à Sampa et Atuna, dans la région de Brong Ahafo. Le HCR n'est pas présent dans la région, mais une équipe est actuellement sur place pour évaluer leurs besoins et fournir de l'aide.

La plupart des réfugiés sont des femmes et des enfants. Ils arrivent au Ghana en bus avec quelques affaires personnelles. Certains expliquent que leur trajet a duré huit heures pour atteindre Elubo. D'autres ont voyagé jusqu'à quatre jours avant d'arriver à Sampa, point situé au milieu de la frontière entre le Ghana et la Côte d'Ivoire.

Plusieurs familles réfugiées ont indiqué au HCR avoir fui par crainte des violences alors que certains en avaient vu ou subi. Une fillette de 11 ans, que le personnel du HCR a rencontré à Elubo, a témoigné avoir été enlevée et violée. Sa mère l'a retrouvée inconsciente au bord de la route dans les environs d'Abidjan. Le HCR lui fournit une aide médicale et un soutien psychologique.

La plupart des réfugiés au Ghana sont actuellement hébergés dans des communautés hôtes. Quelque 1 700 d'entre eux sont également accueillis dans le nouveau camp établi par le HCR et les autorités ghanéennes à Ampain, à 55 kilomètres d'Elubo. En prévision de nouvelles arrivées au Ghana, le gouvernement s'est déclaré prêt à allouer des sites dans les régions de la côte et du centre-ouest pour construire de nouveaux camps.

La vague d'arrivées de cette semaine porte à plus de 5 000 le nombre estimé de réfugiés se trouvant désormais au Ghana.

Le nombre de réfugiés ivoiriens continue à augmenter au Libéria, particulièrement dans le comté de Grand Gedeh au sud-est du pays, où 30 017 réfugiés ont été recensés. Hier (jeudi), 122 958 réfugiés au total ont été enregistrés dans les comtés de Nimba, Maryland et Grand Gedeh depuis le début de la crise électorale fin novembre.

La plupart des nouveaux arrivants dans le comté de Grand Gedeh ont désespérément besoin de vivres, d'abri et de vêtements. Une famille indique que le père est mort de faim en route vers le Libéria. Dans certains endroits, les réfugiés survivent grâce au travail journalier. Ils gagnent environ 1,5 dollar par jour en défrichant des champs ou en collectant du bois pour les villageois.

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Nouveaux afflux de réfugiés ivoiriens au Libéria

Fin mars, plus de 100 000 réfugiés ivoiriens avaient franchi la frontière vers l'est du Libéria depuis que les tensions politiques latentes liées aux élections présidentielles controversées en Côte d'Ivoire voisine ont tourné à la violence en février. La majorité d'entre eux sont allés vers le département de Nimba au Libéria mais, signe que les combats se sont déplacés, quelque 6 000 Ivoiriens ont récemment traversé la frontière vers le département de Grand Gedeh. La plupart des nouveaux arrivants se sont installés dans des villages reculés - certains inaccessibles en voiture. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a envoyé une mission pour évaluer les besoins des réfugiés dans la région.

La photographe Glenna Gordon a photographié les nouveaux arrivants près de Zwedru dans le sud-est du Libéria.

Nouveaux afflux de réfugiés ivoiriens au Libéria

Côte d'Ivoire : Fuir en quête d'un refuge

Le HCR a exprimé son inquiétude croissante pour les civils pris au piège dans le quartier d'Abobo à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, après plusieurs jours de combats violents opposant l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), alliée à Alassane Ouattara, et les forces du président sortant Laurent Gbagbo. Les perspectives restent sombres. Le quartier d'Abobo comptait 1,5 million d'habitants et beaucoup d'entre eux ont fui. Mais des groupes armés auraient empêché d'autres habitants de quitter le quartier. Le HCR est particulièrement préoccupé pour les personnes vulnérables, comme les malades et les personnes âgées, qui ne peuvent pas partir.

Au total, près de 70 000 réfugiés ivoiriens ont déjà fui vers l'est du Libéria depuis l'élection présidentielle de fin novembre.

Côte d'Ivoire : Fuir en quête d'un refuge

Des réfugiés transférés dans un nouveau camp au Libéria

Le HCR a commencé à transférer des réfugiés ivoiriens vers un nouveau camp dans la ville de Bahn, au nord-est du Libéria. Ces prochaines semaines, le HCR espère transférer jusqu'à 15 000 réfugiés dans ce site, construit sur un terrain gagné sur la jungle. Ils font partie des quelque 40 000 civils qui ont fui la Côte d'Ivoire pour échapper aux tensions politiques croissantes dans leur pays depuis l'élection présidentielle de fin novembre.

Le nombre final de réfugiés qui seront emmenés à Bahn dépendra du nombre de personnes souhaitant être réinstallées depuis des villages proches de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Libéria. Initialement, la plupart des réfugiés ont été accueillis par les communautés hôtes et ils ont vécu au côté des habitants. Le mauvais état des routes a compliqué l'acheminement des biens de secours par les institutions humanitaires. Les stocks de vivres, de médicaments et d'eau ont baissé, rendant les conditions de vie difficiles aussi bien pour la population locale que pour les réfugiés.

Au camp de Bahn, les réfugiés auront accès aux services de base comme les soins de santé, l'eau potable et l'enseignement primaire.

Des réfugiés transférés dans un nouveau camp au Libéria

Libéria : Aide d'un pays voisinPlay video

Libéria : Aide d'un pays voisin

Alphonse Gongleba a fui vers le Libéria avec sa famille il y a quelques mois. Il apprécie l'aide qu'il reçoit dans ce pays, voisin de sa Côte d'Ivoire natale.
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Libéria : Un nouveau camp pour les réfugiés de Côte d'Ivoire

Le HCR aménage un camp dans le nord-est du Libéria pour héberger des milliers de réfugiés ivoiriens. La communauté locale participe aux travaux.
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Libéria : Le camp de Bahn ouvre

Le HCR a ouvert un nouveau camp dont la capacité d'accueil est de plus de 15 000 réfugiés ivoiriens à Bahn dans l'est du Libéria. Un premier groupe de réfugiés arrive.