Le HCR est préoccupé par les expulsions prévues depuis la Suède vers l'Iraq

Points de presse, 18 janvier 2011

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 18 janvier 2011 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR est vivement préoccupé par des informations selon lesquelles la Suède s'apprête à expulser quelque 25 Iraquiens vers Bagdad demain, mercredi 19 janvier. Selon ces informations, certaines parmi les personnes qui vont être expulsées appartiennent à des groupes ethniques et religieux ciblés par la violence en Iraq. Avec d'autres personnes dont l'expulsion est également prévue, ces personnes apparaissent comme ayant des profils qui justifieraient la protection dans le cadre de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés ou de la directive Qualification de l'Union européenne.

Nous sommes troublés par le fait que nos recommandations aux gouvernements, y compris la situation des minorités en Iraq, ne sont pas suffisamment prises en compte par la Suède, d'après l'examen des décisions négatives qui ont été prises en 2008 et 2009. Nous estimons que la récente détérioration dans la situation des minorités en Iraq n'est pas suffisamment prise en compte.

Le HCR a fréquemment appelé les Etats à assurer que les demandeurs d'asile originaires des gouvernorats de Bagdad, Diyala, Ninewa et Salah-al-Din, au centre de l'Iraq, ainsi que de la province de Kirkouk, bénéficient de la protection internationale sous la forme du statut de réfugié dans le cadre de la Convention de 1951 relative au statut de réfugié ou sous une autre forme de protection en fonction des circonstances propres à chaque cas. Nous comprenons qu'un grand nombre des personnes qui seront expulsées mercredi sont originaires de ces régions.

Notre position fait référence à la situation sécuritaire instable et au niveau toujours élevé de la violence prévalant actuellement, aux incidents sécuritaires et aux violations des droits humains se déroulant dans ces régions de l'Iraq. Le HCR considère que des menaces sérieuses et non ciblées contre la vie, l'intégrité physique ou la liberté du fait de la violence généralisée ou d'événements troublant gravement l'ordre public sont des raisons valables pour une protection internationale.

Les bureaux du HCR en Syrie, en Jordanie et en Turquie ont récemment enregistré de nombreux réfugiés iraquiens ayant quitté l'Iraq après avoir été expulsés depuis des pays européens. Un Chrétien a de nouveau fui l'Iraq après avoir échappé de peu à une attaque contre une église de Bagdad en octobre 2010, peu après avoir été expulsé depuis la Suède. Nous nous félicitons de la décision de la Suède qui accepte désormais de le réadmettre sur son territoire.

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La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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Réfugiés palestiniens en Iraq : Pas de solution en vue pour les 15 000 Palestiniens en Iraq

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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Iraq : Khaled Hosseini en visitePlay video

Iraq : Khaled Hosseini en visite

L'auteur de best-sellers internationaux et Ambassadeur de bonne volonté du HCR Khaled Hosseini s'est rendu pour la première fois au nord de l'Iraq cette semaine pour rendre visite aux réfugiés syriens qui y ont trouvé refuge. Khaled Hosseini est lui-même un ancien réfugié afghan. Il est l'auteur de plusieurs best-sellers comme « Les cerfs-volants de Kaboul » et « mille soleils splendides ». Il s'est entretenu avec de nombreux réfugiés durant sa visite, y compris Payman qui est âgée de 16 ans. Cette jeune auteure très ambitieuse est très frustrée car pour le moment elle ne peut pas aller à l'école.
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Angelina Jolie en mission à Bagdad

Durant sa récente mission au Moyen-Orient, l'Emissaire du HCR Angelina Jolie a rencontré des déplacés et des rapatriés iraquiens à Bagdad.
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On compte plus de 350 installations de déplacés internes en Iraq. Les conditions de vie sont désastreuses dans la plupart d'entre elles.