République centrafricaine : le HCR transfère des réfugiés soudanais loin de la région frontalière instable

Points de presse, 16 novembre 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 16 novembre 2010 au Palais des Nations à Genève.

En République centrafricaine, le HCR et le gouvernement centrafricain ont commencé la semaine dernière à transférer par avion quelque 3 500 réfugiés soudanais du camp de Sam Ouandja, situé à l'extrême nord-est du pays, vers la région de Bambari, dans la partie plus sûre au sud-centre du pays.

Ce pont aérien pour réfugiés durera environ un mois, grâce à quatre rotations quotidiennes effectuées par des avions d'une capacité de 35 places, les avions plus grands ne pouvant tout simplement pas atterrir sur la courte piste d'atterrissage de Sam Ouandja. A ce jour, quelque 500 personnes ont été transférées.

La plupart des réfugiés présents à Sam Ouandja sont originaires de Dafak, une ville située à quelque 200 kilomètres, dans la région du Sud Darfour au Soudan. Ils ont fui à pied en juin 2007 pour échapper aux combats et vivent dans le camp de Sam Ouandja depuis lors, dans des conditions devenues de plus en plus difficiles au cours des deux dernières années.

Deux principaux facteurs connexes ont rendu ce déplacement nécessaire. Le premier est lié à l'insécurité. Sam Ouandja est situé à seulement 80 kilomètres de la frontière avec le Darfour, dans une zone où le gouvernement n'est presque pas présent le camp a fréquemment été visité par des combattants. La présence de bandits armés et de rebelles, ainsi que le retrait de la MINURCAT, la mission de maintien de la paix de l'ONU assurant la sécurité dans le camp, sont d'autres raisons justifiant le déplacement.

Deuxièmement, le HCR est confronté à d'immenses difficultés logistiques pour assurer le suivi et l'assistance des réfugiés dans cette région reculée de la République centrafricaine. Le mauvais état des routes a limité notre capacité à transporter de l'aide vers le camp. A la place des distributions mensuelles, la nourriture et l'aide ont été distribués tous les deux ou trois mois. Pendant la saison des pluies, les camions transportant l'aide mettent en moyenne 10 jours pour parcourir les quelque 950 kilomètres qui séparent Bangui de Sam Ouandja.

Le nouveau camp est situé juste à l'extérieur de Bambari, où nous avons récemment ouvert un bureau. Bambari est à environ cinq heures de route (380 kilomètres) au nord-est de la capitale Bangui et est beaucoup plus accessible. Le camp a largement la capacité d'accueillir les personnes transférées. A leur arrivée, les réfugiés restent pendant cinq jours dans un camp de transit, le temps de construire de nouveaux abris familiaux avec les kits que nous distribuons.

En République centrafricaine, le HCR aide à protéger et à assister quelque 25 000 réfugiés congolais, tchadiens et soudanais ainsi que 192 000 personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Les trois principaux groupes qui nous préoccupent particulièrement sont les déplacés internes au nord et dans le Haut-Mbomou, les réfugiés soudanais qui sont actuellement transférés de Sam Ouandja et les réfugiés dans les zones urbaines et le Haut-Mbomou.

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L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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