L'Amérique latine marque un pas important pour les déplacés dans le monde

Points de presse, 12 novembre 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 12 novembre 2010 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR s'est félicité de l'adoption de la « Déclaration de Brasilia sur la protection des réfugiés et des apatrides dans les Amériques » par 18 pays des Amériques, hier au cours d'une réunion internationale qui s'est tenue dans la capitale du Brésil. Le Haut Commissaire, António Guterres, a applaudi hier la déclaration, la décrivant comme un modèle que d'autres régions du monde devraient suivre.

Selon nous, il s'agit d'une manifestation très importante de volonté politique dans la mesure où, en adoptant une approche commune des questions de déplacement, l'Amérique latine fait figure de leader dans les efforts visant à améliorer le cadre global de protection des réfugiés, des déplacés internes et des apatrides.

Trois éléments de cette déclaration méritent une attention particulière :

Le premier concerne le respect sans restriction du principe de non-refoulement auquel les pays se sont engagés, notamment le non-renvoi aux frontières et la non-pénalisation de l'entrée illégale.

Le deuxième est le fait que la Déclaration insiste sur la prise en compte continue des considérations liées au genre, à l'âge et à la diversité dans les législations nationales relatives aux réfugiés et aux déplacés internes.

Troisièmement, la déclaration encourage les Etats à adopter des mécanismes pour faire face aux nouvelles situations de déplacement non prévues par la Convention relative au statut des réfugiés.

En réponse à l'appel lancé par le HCR le 6 octobre pour que la communauté internationale renforce ses efforts pour faire face à la situation dramatique des 12 millions d'apatrides qui existeraient dans le monde, les représentants des gouvernements réunis à Brasilia se sont également engagés à adhérer aux deux conventions relatives à l'apatridie.

Les pays qui ont adopté la Déclaration de Brasilia sont les suivants : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, République dominicaine, Equateur, Salvador, Guatemala, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Uruguay et Venezuela. Les Etats-Unis et le Canada ont participé à la réunion internationale de Brasilia en qualité d'observateurs.

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Manuel pour la protection des déplacés internes

Dans plus de 50 pays du monde entier, quelque 24 millions de personnes sont déracinées et déplacées dans leur propre pays suite à un conflit ou à des violations des droits de l'homme.

Migration mixte

Les migrants diffèrent des réfugiés, mais ces deux populations voyagent parfois côte à côte.

Les apatrides

Des millions d'apatrides sont pris au piège dans un vide juridique, avec des droits fondamentaux limités.

Personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide.

Trouver un chez-soi : Le HCR rend hommage aux personnes déracinées lors de la Journée mondiale du réfugié

Rien ne vaut son chez-soi, comme dit le proverbe. Cependant, pour des millions de personnes, ce chez-soi n'est qu'un lointain souvenir. Elles ont dû fuir leur maison pour échapper à la violence et à la persécution. Un grand nombre d'entre elles vivent sous une tente ou dans un abri de fortune, à l'intérieur même de leur pays ou à l'étranger. Plus de la moitié des personnes relevant de la compétence du HCR vivent actuellement dans des zones urbaines déshéritées.

La plupart des réfugiés souhaitent rentrer chez eux, d'autres espèrent une réinstallation dans un pays tiers et quelques-uns parviennent à s'intégrer dans leurs pays d'accueil. Tous souhaitent recommencer une nouvelle vie dans la sécurité et la dignité, là où ils se sentiront chez eux.

Le HCR fait son possible pour leur trouver des solutions durables. En 2008, près de deux millions de réfugiés et de personnes déplacées internes ont pu rentrer chez eux. Par ailleurs, quelque 65 548 personnes ont été réinstallées dans 26 pays. De plus, le HCR estime que 1,1 million de réfugiés ont obtenu la citoyenneté dans leur pays d'accueil durant ces dix dernières années.

A l'occasion de la Journée mondiale du réfugié, le HCR rend hommage à la force et à la détermination des personnes déracinées et réaffirme son engagement pour les protéger et leur trouver des solutions durables.

Trouver un chez-soi : Le HCR rend hommage aux personnes déracinées lors de la Journée mondiale du réfugié

L'autre crise de réfugiés au Tchad

Une seconde crise de réfugiés se développe silencieusement dans le sud du Tchad depuis ces dernières années. Cette crise n'attire que peu d'attention de la part des médias et de la communauté internationale. Environ 60 000 réfugiés de la République centrafricaine sont hébergés dans le sud du Tchad. Ils sont répartis dans cinq camps et ils reçoivent une aide régulière du HCR. Toutefois le financement pour cette aide et pour des projets de réintégration reste faible. Les réfugiés ont fui les combats entre des groupes rebelles et les forces gouvernementales au nord de la République centrafricaine. Depuis le début de l'année 2009, 17 000 nouveaux réfugiés sont arrivés dans le sud-est du Tchad.

L'autre crise de réfugiés au Tchad

Lutte contre la menace d'extinction

Parmi les populations indigènes menacées d'extinction en Colombie, certaines se trouvent dans une situation plus risquée encore, comme la tribu Tulé par exemple. Cette population compte seulement 1 200 membres vivant dans trois localités des départements limitrophes de Choco et d'Antiquoia au nord-ouest de la Colombie.

Quelque 500 d'entre eux vivent dans la commune d'Unguia à Choco, une zone stratégiquement importante située à la frontière avec le Panama, où abondent le bois de construction, les minéraux et d'autres ressources naturelles. Malheureusement, ces richesses ont attiré la convoitise des groupes armés illégaux et criminels durant cette dernière décennie.

De nombreux membres de cette tribu avaient alors trouvé refuge au Panama ou ailleurs dans la province de Choco. Toutefois un groupe déterminé d'entre eux a décidé de rester, craignant que la tribu ne survivrait jamais si ses membres quittaient leurs terres ancestrales et s'ils abandonnaient leurs traditions.

Le HCR travaille déjà de longue date sur ces problèmes, et appuie le développement d'une stratégie visant à prévenir le déplacement, ou au moins à assurer que les Tulés ne devront jamais quitter définitivement leur territoire.

Lutte contre la menace d'extinction