Le HCR demande plus de temps pour assurer la sécurité des réfugiés qui rentrent après les affrontements au Myanmar

Points de presse, 12 novembre 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 12 novembre 2010 au Palais des Nations à Genève.

Au jour d'aujourd'hui, la plupart des 15 000 réfugiés du Myanmar ayant fui vers la Thaïlande en début de semaine avaient de nouveau franchi la frontière vers leur pays. Les sites situés dans la province du Tak au nord de la Thaïlande sont vides depuis mercredi et les 3 000 réfugiés de Sanghklaburi, plus au sud, sont tous partis depuis ce matin. Si beaucoup sont rentrés au Myanmar, d'autres se sont dispersés et se trouvent encore du côté thaï de la frontière. D'autres ont de nouveau franchi la frontière vers la Thaïlande en raison de la reprise des affrontements dans certains endroits. Le HCR travaille actuellement avec les ONG et les autorités locales pour atteindre ces groupes isolés et évaluer leurs besoins.

Ce matin, d'après nos rapports de terrain, les conflits ont repris cette nuit et de nouveaux affrontements risquent d'éclater dans les villages de Maekata et Halokani au Myanmar. Cela s'est passé après que l'Armée royale thaïe ait donné le feu vert aux réfugiés pour rentrer chez eux. Compte tenu de la situation confuse et des risques pour la sécurité, le HCR plaide auprès du gouvernement royal thaï pour que les réfugiés disposent de plus de temps avant d'être encouragés à rentrer dans leur pays. Nous sommes particulièrement inquiets pour la sécurité de certaines personnes rapatriées les 10 et 11 novembre à partir de Sangkhlaburi car les affrontements ont repris après le retour des réfugiés. A compter de cette période, le HCR n'est pas en mesure d'évaluer le caractère volontaire de tous les retours.

Dans l'ensemble, nous estimons que la coopération entre le HCR, les ONG et les autorités thaïes en matière d'assistance pour les réfugiés a été bonne. Bien que la plupart des réfugiés soient restés peu de temps en Thaïlande, dans les trois principaux sites (Mae Sot, Pho Phra et Sangklaburi) toutes les parties se sont bien coordonnées et l'assistance nécessaire a été fournie.

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Les déplacés tentent de survivre dans l'Etat de Rakhine au Myanmar

Une crise humanitaire s'est développée dans l'Etat de Rakhine au Myanmar, où quelque 115 000 personnes ont désespérément besoin d'aide après avoir été déplacées au cours de deux vagues de violence intercommunautaire successives en juin et en octobre 2012. Les personnes déplacées, dont la plupart sont des Rohingyas, ont trouvé refuge dans des camps provisoires et d'autres restent dispersées à travers l'Etat, vivant étroitement surveillées dans leurs villages détruits. Les conditions sont difficiles : les camps sont surpeuplés et certains sont même dépourvus d'installations d'assainissement, alors que de nombreux villages sont totalement détruits et ne disposent que de faibles ressources en eau. Dans l'un des villages, plus de 32 familles vivaient ensemble sous seulement deux grandes tentes. Les enfants n'ont pas accès à l'éducation. Les nouveau-nés et les personnes âgées sont très vulnérables en raison d'une pénurie de centres de soins. Le HCR distribue des articles de secours et travaille avec les autorités ainsi que les partenaires pour améliorer les conditions de vie dans les camps. Mais une aide internationale est nécessaire.

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Rapatriés au Myanmar

Au début des années 90, plus de 250 000 Rohingyas musulmans traversèrent la frontière du Myanmar pour venir se réfugier au Bangladesh, mettant en cause des violations de droits humains perpétrés par le gouvernement militaire de leur pays. En exil, ils furent accueillis dans une vingtaine de camps situés dans la région de Cox's Bazaar au Bangladesh. Plus de 230 0000 de ces réfugiés sont rentrés chez eux depuis 1992, mais il en subsiste encore environ 22 000 dans les camps. L'UNHCR travaille en collaboration avec des ONG pour garantir la stabilité dans les communautés de rapatriés, en les aidant à se réintégrer au mieux dans leur pays. L'UNHCR fournit une présence itinérante sur le terrain, assure la protection et la sécurité des rapatriés et offre enfin des programmes d'éducation primaire et pour adultes, des projets générateurs de revenus et des formations professionnelles.

Rapatriés au Myanmar

Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

Septembre 2006

Réfugiés du Myanmar

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Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.