Thaïlande : Le HCR assiste quelque 15 000 nouveaux réfugiés du Myanmar

Points de presse, 9 novembre 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 9 novembre 2010 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR s'est rapidement mobilisé lundi pour venir en aide à plus de 15 000 réfugiés ayant fui vers le nord de la Thaïlande après une flambée de violence entre des rebelles de l'ethnie karen et des troupes gouvernementales dans la zone de Myawaddy à l'est du Myanmar le lendemain des élections. A la demande des autorités thaïlandaises, nous coordonnons les efforts d'organisations non gouvernementales (ONG) et d'autres pour fournir des abris, des vivres et de l'eau potable aux réfugiés dans la ville de Mae Sot.

Des réfugiés ont commencé à affluer de l'autre côté de la frontière après avoir traversé la rivière Moei tôt le matin à pied et sur des chambres à air. Certains ont indiqué à notre personnel qu'ils ressentaient que leur vie était en danger après que leurs maisons aient été attaquées. D'autres ont expliqué avoir fui le bruit des combats.

Un grand nombre des réfugiés sont allés chercher leurs enfants à l'école et ils ont fui vers la Thaïlande avec, pour seules possessions, les vêtements qu'ils portaient ce jour-là. Certains sont même arrivés pieds nus. Initialement, seulement des femmes et des enfants ont traversé mais, plus tard, davantage d'hommes sont arrivés. Parmi les nouveaux arrivants, se trouvent des mères avec des nouveaux-nés dont certains sont âgés de cinq jours et 15 jours.

Les nouveaux réfugiés se sont rassemblés dans deux lieux du côté thaïlandais mais, à la fin de la journée hier, l'Organisation internationale pour les migrations et les militaires thaïlandais les ont transférés vers un site localisé près de l'aéroport de Mae Sot. Selon certaines informations, ce site pourrait s'avérer trop étroit pour faire face au nombre croissant des réfugiés.

Nous avons vidé notre entrepôt de Mae Sot pour fournir 90 tentes que les autorités thaïlandaises et des réfugiés eux-mêmes ont montées dans la soirée. Aujourd'hui, des bâches en plastique du HCR sont mises en place pour fournir davantage d'abris. L'organisation humanitaire Thailand Burma Border Consortium a fourni des vivres. Cette ONG fournit habituellement des vivres et des abris à quelque 152 000 réfugiés enregistrés ou non enregistrés dans neuf camps en Thaïlande situés près de la frontière avec le Myanmar.

L'organisation humanitaire française Solidarités a travaillé toute la nuit pour construire 50 latrines et installer des réservoirs d'eau potable et des gardes frontière ont fourni une aide médicale. Parmi d'autres ONG engagées dans les efforts d'aide humanitaire, on compte Aide Médicale Internationale, International Rescue Committee, Jesuit Refugee Sercices et l'organisation thaïlandaise catholique d'aide aux réfugiés COERR. Ces organisations travaillent toutes habituellement dans les trois camps de réfugiés originaires du Myanmar situés près de Mae Sot.

Les communautés locales se sont également engagées dans les efforts d'aide et nous avons demandé qu'elles coordonnent leurs efforts avec nous pour assurer que les personnes les plus nécessiteuses reçoivent une aide en priorité. Un particulier a fourni pour le nouveau site 1000 couvertures, que nous prévoyons de distribuer ce jour aux plus vulnérables.

Les employés du HCR du bureau de Mae Sot se trouvent à nouveau sur le site aujourd'hui pour contrôler la condition et le bien-être des nouveaux arrivants, évaluer leurs besoins et en savoir plus sur la façon dont ils ont fui. Nous travaillons en bonne entente avec le Gouvernement thaïlandais et les ONG pour coordonner les services au bénéfice des réfugiés.

Parallèlement, dans la province de Kanchanaburi à l'ouest de Bangkok, le personnel du HCR travaille avec les autorités thaïlandaises dans une école de Three Pagodas Pass pour évaluer les besoins de quelque 3 000 réfugiés qui ont traversé la frontière hier soir tard et tôt ce matin.

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Les déplacés tentent de survivre dans l'Etat de Rakhine au Myanmar

Une crise humanitaire s'est développée dans l'Etat de Rakhine au Myanmar, où quelque 115 000 personnes ont désespérément besoin d'aide après avoir été déplacées au cours de deux vagues de violence intercommunautaire successives en juin et en octobre 2012. Les personnes déplacées, dont la plupart sont des Rohingyas, ont trouvé refuge dans des camps provisoires et d'autres restent dispersées à travers l'Etat, vivant étroitement surveillées dans leurs villages détruits. Les conditions sont difficiles : les camps sont surpeuplés et certains sont même dépourvus d'installations d'assainissement, alors que de nombreux villages sont totalement détruits et ne disposent que de faibles ressources en eau. Dans l'un des villages, plus de 32 familles vivaient ensemble sous seulement deux grandes tentes. Les enfants n'ont pas accès à l'éducation. Les nouveau-nés et les personnes âgées sont très vulnérables en raison d'une pénurie de centres de soins. Le HCR distribue des articles de secours et travaille avec les autorités ainsi que les partenaires pour améliorer les conditions de vie dans les camps. Mais une aide internationale est nécessaire.

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Rapatriés au Myanmar

Au début des années 90, plus de 250 000 Rohingyas musulmans traversèrent la frontière du Myanmar pour venir se réfugier au Bangladesh, mettant en cause des violations de droits humains perpétrés par le gouvernement militaire de leur pays. En exil, ils furent accueillis dans une vingtaine de camps situés dans la région de Cox's Bazaar au Bangladesh. Plus de 230 0000 de ces réfugiés sont rentrés chez eux depuis 1992, mais il en subsiste encore environ 22 000 dans les camps. L'UNHCR travaille en collaboration avec des ONG pour garantir la stabilité dans les communautés de rapatriés, en les aidant à se réintégrer au mieux dans leur pays. L'UNHCR fournit une présence itinérante sur le terrain, assure la protection et la sécurité des rapatriés et offre enfin des programmes d'éducation primaire et pour adultes, des projets générateurs de revenus et des formations professionnelles.

Rapatriés au Myanmar

Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

Septembre 2006

Réfugiés du Myanmar

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Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.