Le HCR met fin à l'opération de rapatriement des Congolais depuis la Zambie, et reprend les retours depuis le Burundi

Points de presse, 29 octobre 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 29 octobre 2010 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR procède cette semaine à la fermeture des derniers camps restants qui accueillaient des réfugiés congolais en Zambie, après le départ mercredi du dernier convoi de rapatriement vers la République démocratique du Congo (RDC). La fermeture de ces deux camps, Kala et Mwange, est une étape déterminante pour nous car elle marque la fin de notre programme de rapatriement volontaire des Congolais depuis la Zambie. Cependant, les rapatriements de réfugiés congolais depuis tous les autres pays voisins se poursuivent.

Le convoi de mercredi a quitté le camp de Kala et a acheminé 131 réfugiés, les derniers parmi 47 000 réfugiés que nous avons aidés au retour en RDC depuis quatre ans. La plupart des personnes transportées ce jour-là se dirigeaient vers la province du Katanga dans le sud-ouest de la RDC, où le HCR et ses partenaires mettent en œuvre des projects d'aide à l'intégration, principalement via des formations professionnelles et des programmes de micro-crédit. Un dernier convoi avait quitté le camp de Mwange il y a un mois.

Les rapatriés ont passé leur premier jour dans un centre de réception où ils ont bénéficié d'une sensibilisation au danger des mines antipersonnel, d'une information sur la prévention et la lutte contre le VIH/SIDA ainsi que d'une aide médicale si nécessaire. Avant de quitter leurs villages, ils ont reçu des vivres, un kit contenant du matériel de construction pour la réhabilitation de leurs maisons, des couvertures, du savon, des ustensiles de cuisine et d'autres articles domestiques. Plus tard, ils recevront également des semences et des outils agricoles.

Quelque 2 000 autres réfugiés, qui ne souhaitent pas rentrer en RDC, ont été transférés dans l'installation de Meheba au nord-ouest de la Zambie. Au contraire des camps de Kala et de Mwange, Meheba dispose de davantage de terrain, ce qui permet aux réfugiés de cultiver et de subvenir à leurs besoins. Le HCR organisera désormais au cas par cas le rapatriement des personnes qui souhaiteraient finalement rentrer en RDC. Les 15 000 personnes qui vivent actuellement dans l'installation de Meheba sont originaires de l'Angola, du Burundi, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de la Somalie et de l'Ouganda.

Le HCR va transférer aux autorités zambiennes les installations de Kala et de Mwange des bâtiments de bureaux, d'hébergement du personnel, des maisons d'hôtes, des écoles, des dispensaires et des points de distribution d'eau. Ces équipements, dont la valeur s'élève à 800 000 dollars, seront désormais utilisés par les autorités zambiennes et la population locale. Les communautés locales ont pu accéder aux services sociaux et aux soins de santé assurés par les dispensaires des deux camps. En plus des systèmes de distribution d'eau dans les camps, le HCR a creusé des puits dans des villages situés aux alentours des camps de Mwange et de Kala pour aider la population locale zambienne.

Le bilan de la guerre civile en RDC s'élève à de plus de cinq millions de morts et des millions de personnes ont été déracinées entre 1998 et 2004. Parmi les Congolais qui sont devenus des réfugiés dans les pays voisins, des dizaines de milliers d'entre eux ont trouvé refuge en Zambie. Au pic de la crise en 2004, la Zambie accueillait quelque 66 000 réfugiés congolais dans cinq camps.

Au Burundi, un autre pays hébergeant des Congolais, le HCR a repris hier des rapatriements organisés après une suspension de plus de trois ans. Les retours avaient été suspendus à la mi-2007 à cause des combats survenus dans la province du Sud-Kivu en RDC. Le convoi d'hier a acheminé 173 personnes depuis le camp de Gasorwe dans le nord du Burundi.

A leur arrivée, ils reçoivent des rations de vivres de trois mois, des couvertures, du matériel d'abri, des ustensiles de cuisine et d'autres articles domestiques, des moustiquaires, des semences et des outils agricoles. L'opération est étroitement coordonnée avec le Programme de stabilisation et de reconstruction mené par le Gouvernement congolais.

Nous prévoyons des convois de rapatriement hebdomadaires depuis le Burundi vers le Sud-Kivu, chacun transportant environ 200 réfugiés. Avant la fin de cette année, nous espérons organiser le retour de quelque 2 000 réfugiés congolais depuis le Burundi et d'environ 10 000 autres durant l'année 2011. Au total, quelque 40 000 réfugiés et demandeurs d'asile congolais se trouvent au Burundi. Ils vivent dans trois camps et dans la capitale Bujumbura. La plupart d'entre eux sont originaires d'Uvira, de Fizi, de la plaine de Ruzisi et de Mid-Plateux dans le Sud-Kivu en RDC.

Au total, quelque 212 000 ressortissants congolais sont rentrés dans leur pays en provenance de pays environnants depuis 2004. Cependant quelque 430 000 personnes vivent toujours dans ces pays en tant que réfugiés, principalement au Congo, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda et au Burundi.

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À la mi-juillet 2013, des milliers de réfugiés congolais ont commencé à affluer à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda, dans le district de Bundibugyo à l'ouest du pays. Ils fuyaient les combats ayant éclaté quand un groupe rebelle ougandais, les Forces démocratiques alliées, ont attaqué la ville de Kamango dans la province instable du Nord-Kivu en RDC. Beaucoup sont restés dans la zone frontalière montagneuse, mais d'autres ont été transférés vers le centre de transit de Bubukwanga plus à l'intérieur de l'Ouganda. Ils y ont reçu protection et assistance de la part du gouvernement, du HCR et de ses partenaires. Mais le centre de transit a une capacité d'accueil initiale de 12 500 personnes. Il a été rapidement surpeuplé et les gens ont été encouragés à rejoindre l'installation de réfugiés de Kyangwali, située à 280 kilomètres au nord dans le district de Hoima. Depuis que le premier convoi a quitté Bubukwanga pour Kyangwali le 14 août dernier, plus de 11 000 personnes ont rejoint ce site où elles accèdent à des services plus complets et plus durables. Le photographe Michele Sibiloni s'est récemment rendu à Bubukwanga et il a suivi un convoi de réfugiés se rendant à l'installation de Kyangwali.

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Soeur Angélique Namaika, une religieuse congolaise qui démontre un courage exceptionnel et qui offre un soutien infaillible aux survivants de la violence en République démocratique du Congo (RDC), est la lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés.

L'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle ougandais sans scrupules, a mené une campagne de violences qui a déraciné des centaines de milliers de personnes dans la province Orientale, au nord-est de la RDC, au cours de la dernière décennie. De nombreuses femmes et jeunes filles congolaises ont été kidnappées et terrorisées.

Soeur Angélique est une lueur d'espoir pour ces victimes, notamment par l'approche très personnelle et individualisée qu'elle utilise pour aider les rescapées à sortir de leur traumatisme. Un grand nombre de personnes dont elle s'occupe ont été déracinées et elles ont subi des sévices sexuels.

La brutalité de la LRA est notoire, et les témoignages des femmes que soeur Angélique a aidées sont effroyables. Le fait que de nombreuses victimes soient stigmatisées par la société à cause de leur expérience accentue le traumatisme subi. Il faut une personnalité hors du commun pour aider ces femmes à surmonter leur problème et à reconstruire leur vie.

La lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés a passé la dernière décennie à aider les femmes, via notamment des activités génératrices de revenus, des formations professionnelles, des cours d'alphabétisation et une aide psychosociale. Elle a amélioré la vie de milliers de personnes, leur famille et leur communauté.

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Mercredi, l'Allemagne a débuté un programme humanitaire visant à assurer une admission temporaire et la sécurité pour jusqu'à 5 000 réfugiés syriens parmi les plus vulnérables dans les pays voisins de la Syrie. Un premier groupe de 107 personnes s'est rendu par avion à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne. Ces personnes assisteront à des cours d'orientation culturelle qui les prépareront pour les deux prochaines années à la vie en Allemagne, où elles pourront travailler, étudier et accéder aux services essentiels. Parmi le groupe, il y a Ahmad et sa famille. Leur fils est sourd et il a besoin de soins constants qui n'étaient pas disponibles au Liban. La famille a fui la Syrie à la fin 2012, après que la vie soit devenue trop dangereuse et trop coûteuse dans la ville d'Alep, où Ahmad vendait des pièces de rechange pour les voitures. La photographe Elena Dorfman a suivi la famille à Beyrouth, alors qu'elle se préparait à partir pour l'aéroport et pour le voyage vers l'Allemagne.

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