Selon le HCR, la Grèce est confrontée à « une crise humanitaire » en matière d'octroi d'asile

Points de presse, 21 septembre 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 21 septembre 2010 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR lance aujourd'hui un appel à la Grèce pour accélérer d'urgence la mise en œuvre de son projet de réforme sur le système d'asile, du fait de l'absence persistante en Grèce de procédures pour la reconnaissance du statut de réfugié, un problème qui a des conséquences importantes plus largement au niveau de l'Union européenne.

Les conditions pour les demandeurs d'asile en Grèce, qui fait partie des principaux points d'entrée dans l'Union européenne, sont notoirement difficiles. La plupart des requérants d'asile ne reçoivent aucune assistance. Un grand nombre d'entre eux vivent dans la rue, y compris des femmes et des enfants. Le système de détermination du statut de réfugié ne fonctionne pas correctement et, de ce fait, les personnes ayant besoin de protection internationale ne sont pas identifiées en tant que telles. C'est une situation de crise humanitaire qui ne devrait pas exister au sein de l'Union européenne.

Le HCR salue le projet de la Grèce d'entreprendre une vaste réforme de son système d'octroi d'asile malgré les difficultés économiques actuelles. Nous exhortons également l'Union européenne à mieux venir en aide à la Grèce pour que ce pays se conforme à ses obligations internationales et européennes. En attendant la mise en place d'une procédure d'octroi d'asile en Grèce qui soit conforme aux normes internationales, le HCR réitère sa recommandation à d'autres pays européens de ne pas expulser des demandeurs d'asile vers la Grèce, conformément au règlement Dublin II.

Hier, dans une déclaration, Human Rights Watch a appelé le HCR à intervenir et à assumer la responsabilité de la détermination du statut de réfugié en Grèce à la lumière de ces lacunes. Le HCR prend note de cette recommandation et souligne toutefois que la responsabilité de l'octroi de l'asile reste à l'Etat et, qu'en tant que pays membre de l'UE, la Grèce est liée par la législation européenne pour avoir des lois et des procédures en matière de gestion des demandeurs d'asile.

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Au-delà de la frontière

En 2010, la frontière entre la Grèce et la Turquie est devenue le point d'entrée principal vers l'Union européenne pour les migrants irréguliers et les demandeurs d'asile, avec plus de 132 000 nouveaux arrivants. Certains sont des migrants en quête d'une vie meilleure, tandis que d'autres fuient la violence et la persécution dans des pays comme l'Afghanistan, l'Erythrée, l'Iraq ou la Somalie. Le voyage est périlleux et de nombreuses noyades sont à déplorer lors des tentatives de traversée de la Méditerranée ou de la rivière Eros entre la Grèce et la Turquie à bord de frêles embarcations. Les insuffisances du système d'asile grec sont exacerbées par la charge imposée par des dizaines de milliers de personnes dans l'attente de l'examen de leurs demandes d'asile. Les centres de réception pour les nouveaux arrivants, y compris des demandeurs d'asile, sont grandement insuffisants. L'année dernière, des équipes du HCR se sont rendues dans plusieurs de ces centres surpeuplés où hommes, femmes et enfants étaient détenus dans des pièces exiguës et manquant d'infrastructures. Le HCR travaille avec le Gouvernement grec pour améliorer son système d'asile et a appelé les autres Etats européens à apporter leur soutien à la Grèce.

Au-delà de la frontière

Retour sur le passé : Quand les frontières entre la Hongrie et l'Autriche ont été ouvertes aux Allemands de l'Est

Il est peu fréquent qu'une simple phrase fasse précipitamment réagir un photographe, mais le photographe hongrois Barnabas Szabo n'a pas eu besoin d'entendre davantage que ce que le Ministre hongrois des Affaires étrangères de l'époque, Guyla Horn, avait annoncé à la télévision il y a 25 ans - le 10 septembre 1989 : A minuit, la Hongrie ouvrirait sa frontière avec l'Autriche pour laisser les réfugiés d'Allemagne de l'Est quitter le pays. « Dès la toute première phrase, je me suis levé d'un bond, j'ai pris mon appareil photo, j'ai couru chercher ma vieille Trabant et je suis parti vers la frontière », se souvient-il. Cette décision capitale de la Hongrie a offert la liberté à des dizaines de milliers d'Allemands de l'Est qui arrivaient par larges flux en Hongrie depuis mai. Au départ, ils avaient trouvé refuge à l'Ambassade d'Allemagne de l'Ouest mais, au fur et à mesure que leur nombre augmentait, des camps de réfugiés avaient été créés à Budapest et au bord du Lac Balaton. L'effondrement du mur de Berlin a suivi à peine deux mois plus tard. Fin 1989, le communisme était balayé de l'Europe de l'Est. Après avoir visité le camp de réfugiés abandonné à Csilleberc le lendemain de l'ouverture de la frontière, un autre photographe hongrois, Tamas Szigeti, a photographié la hâte avec laquelle les personnes sont parties, abandonnant des vêtements, des jouets et même des repas à moitié terminés. Peu importait l'incertitude de la nouvelle vie qui les attirait, les Allemands de l'Est étaient clairement prêts à quitter la crainte et la dictature communiste pour toujours.

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Long voyage de retour vers Tombouctou

La guerre a atteint Tombouctou en avril dernier, quand des rebelles touaregs se sont emparés de cette ville antique du nord du Mali. Elle est rapidement tombée sous le contrôle des militants, qui ont commencé à imposer aux habitants une version stricte de la charia. Les femmes ont été forcées de porter le voile en public, des personnes suspectées d'adultère étaient fouettées ou lapidées, des voleurs ont eu les mains coupées et des chambres funéraires centenaires ont été détruites.

Des milliers de personnes ont alors fui Tombouctou et beaucoup ont trouvé refuge dans la capitale malienne, Bamako, au sud du pays. Fatima Nialy, une mère de quatre enfants, s'est jointe au flux des civils se dirigeant vers le sud car elle se sentait prisonnière dans sa propre maison à Tombouctou. A Bamako, elle et ses enfants - dont son bébé d'un mois - ont été pris en charge par des proches. Elle a vécu dans une chambre de la maison de son frère aîné.

En février 2013, peu de temps après que les forces françaises et maliennes aient libéré Tombouctou, Fatima a décidé de rentrer chez elle avec ses enfants. Le photographe Thomas Martinez les a suivis

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Mojahed est finalement arrivé en Grèce après un voyage long et périlleux depuis son village natal au Darfour, au Soudan. Mais les conditions de vie à Patras sont épouvantables.
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La Grèce, confrontée à une crise économique, lutte pour faire face à un afflux significatif de migrants et de demandeurs d'asile.