Kirghizistan : Le HCR exhorte à une amélioration des conditions de retour et appelle à davantage de financement avant l'hiver

Points de presse, 27 juillet 2010

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 27 juillet 2010 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR exhorte les autorités locales et centrales du Kirghizistan à améliorer la situation et les conditions de retour pour quelque 75 000 déplacés restants ayant été déracinés par la violence survenue dans le sud du Kirghizistan au mois de juin.

Le HCR publie aujourd'hui un appel de fonds pour un montant de 23 millions de dollars, dans le cadre de l'appel éclair des Nations Unies pour le Kirghizistan d'un montant de 96,4 millions de dollars publié ce jour à Bichkek. Le HCR a immédiatement besoin de ces fonds pour mener des projets en matière d'hébergement d'urgence et de protection dans le sud du Kirghizistan. Ces fonds additionnels nous permettront de continuer notre assistance en matière de protection ainsi que d'aide juridique et humanitaire en faveur de la population affectée jusqu'à la fin de l'année. Ces activités comprennent la restitution de documents d'identité, de titres d'état civil et de propriété ainsi qu'une aide juridique gratuite.

Nos équipes à Och et Djalal-Abad rendent quotidiennement visite aux déplacés dans le sud du Kirghizistan et contrôlent leur situation. Nombre des déplacés font part au HCR de cas fréquents de harcèlement et de détention. Ils parlent également de leurs difficultés à accéder aux services médicaux de base, ainsi que de la pénurie d'électricité et de la mauvaise gestion des déchets. Des messages similaires nous sont communiqués via notre service gratuit d'aide par téléphone, disponible 24h/24, ainsi que via nos partenaires locaux.

Nous continuons, conjointement avec nos partenaires, à assurer un conseil aux personnes déplacées sur leurs droits ainsi que sur les procédures pour qu'elles disposent à nouveau de documents d'identité qui ont été perdus ou détruits. Le HCR vient également en aide aux autorités kirghizes pour renforcer sa capacité en matière de délivrance de nouveaux documents d'identité.

Nous sommes encouragés par les récentes décisions du gouvernement d'établir des équipes mobiles pour rendre visite et aider les communautés affectées par les violences survenues au mois de juin ainsi que de renoncer à la taxe de délivrance de cartes d'identité temporaires.

La reconstruction de logements et les hébergements d'urgence représentent un autre problème clé relevant de la compétence du HCR. De nombreux rapatriés et déplacés internes ont exprimé leur réserve quant aux nouveaux projets des autorités locales de construire des bâtiments de plusieurs étages pour héberger ceux qui ont perdu leur maison, en remplacement des quartiers d'habitation traditionnels. La plupart des personnes souhaitent remplacer ce qu'ils ont perdu une maison familiale respectant leurs coutumes et leur style de vie. Plus important encore, les déplacés demandent une aide pour l'hébergement d'urgence pour reconstruire leur maison avant l'hiver.

Le HCR plaide pour un retour stable et durable. Nous nous félicitons de la récente déclaration de la Présidente Rosa Otunbaeva appelant à une possibilité pour la population affectée de choisir soit un nouvel appartement soit la reconstruction de leur maison détruite.

Les fonds sollicités dans cet appel couvriront également les besoins humanitaires de quelque 75 000 déplacés durant l'hiver prochain. De plus, le module des abris, coordonné par le HCR, a développé une stratégie pour l'hébergement d'urgence en consultation avec les autorités qui inclut la construction d'un bâtiment chauffé pour héberger jusqu'à 2 000 familles les plus vulnérables à Och et Djalal-Abad. Cependant, l'assistance en hébergement d'urgence pour l'hiver prochain ne constitue pas une alternative pour la réhabilitation et la reconstruction à long terme.

Notre principal défi pour le programme d'hébergement est le délai limité pour sa mise en œuvre avant l'arrivée de l'hiver au Kirghizistan dans moins de trois mois. Les hivers sont rigoureux dans cette partie du monde avec des températures descendant à -25°C.

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Crise au Kirghizistan & Ouzbékistan

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Manuel pour la protection des déplacés internes

Dans plus de 50 pays du monde entier, quelque 24 millions de personnes sont déracinées et déplacées dans leur propre pays suite à un conflit ou à des violations des droits de l'homme.

Personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide.

L'apatridie au Kirghizistan

Deux décennies après la désintégration de l'Union soviétique, des milliers de gens vivant dans d'anciennes Républiques soviétiques comme le Kirghizistan sont toujours confrontés à des problèmes de citoyenneté. Le HCR a recensé plus de 20 000 apatrides dans cette nation d'Asie centrale. Aucun pays ne reconnaît ces personnes comme ses ressortissants en vertu de sa législation. Si bon nombre d'entre eux relèvent en principe de la loi kirghize sur la citoyenneté, leur nationalité n'a pas été confirmée dans le cadre des procédures actuelles.

La plupart des apatrides vivant au Kirghizistan résident sur le territoire depuis de nombreuses années, ont de la famille proche dans le pays et sont bien intégrés, tant du point de vue social que culturel. Mais comme ils ne possèdent pas de documents d'identité, ils ne peuvent faire des choses que la plupart des gens tiennent pour acquises : remplir les formalités nécessaires pour se marier ou déclarer la naissance d'un enfant, voyager au Kirghizistan ou à l'étranger, toucher une pension de retraite ou des allocations sociales, ou encore posséder un bien. Ils sont plus exposés aux difficultés économiques, sont davantage touchés par le chômage et ne peuvent bénéficier pleinement du système public d'enseignement et de santé.

Depuis son accession à l'indépendance en 1991, le Kirghizistan a pris plusieurs mesures positives pour réduire et prévenir l'apatridie. En vertu de son mandat sur l'apatridie, le HCR prête son concours au pays, en dispensant des conseils sur la législation ou les pratiques, et en apportant une aide technique aux personnes chargées de résoudre les problèmes de citoyenneté. Les ONG partenaires de l'agence pour les réfugiés offrent une assistance juridique aux apatrides et les guident dans leurs démarches pour obtenir la nationalité.

Cependant, le problème de l'apatridie au Kirghizistan est complexe et des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, se heurtent encore à des obstacles juridiques, administratifs et financiers lorsqu'elles cherchent à confirmer leur citoyenneté kirghize ou à obtenir la nationalité du pays. En 2009, avec le soutien du HCR, le gouvernement a adopté un plan d'action national pour prévenir et réduire l'apatridie. En 2011, l'organisation aidera les autorités à réviser le plan et à prendre des mesures concrètes pour le mettre en oeuvre. Tous les intervenants devront déployer un effort concerté, afin d'éviter que l'apatridie ne devienne un problème persistant, se transmettant de génération en génération.

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Long voyage de retour vers Tombouctou

La guerre a atteint Tombouctou en avril dernier, quand des rebelles touaregs se sont emparés de cette ville antique du nord du Mali. Elle est rapidement tombée sous le contrôle des militants, qui ont commencé à imposer aux habitants une version stricte de la charia. Les femmes ont été forcées de porter le voile en public, des personnes suspectées d'adultère étaient fouettées ou lapidées, des voleurs ont eu les mains coupées et des chambres funéraires centenaires ont été détruites.

Des milliers de personnes ont alors fui Tombouctou et beaucoup ont trouvé refuge dans la capitale malienne, Bamako, au sud du pays. Fatima Nialy, une mère de quatre enfants, s'est jointe au flux des civils se dirigeant vers le sud car elle se sentait prisonnière dans sa propre maison à Tombouctou. A Bamako, elle et ses enfants - dont son bébé d'un mois - ont été pris en charge par des proches. Elle a vécu dans une chambre de la maison de son frère aîné.

En février 2013, peu de temps après que les forces françaises et maliennes aient libéré Tombouctou, Fatima a décidé de rentrer chez elle avec ses enfants. Le photographe Thomas Martinez les a suivis

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Colombie : Vivre dans les «barrios»

Après plus de quarante ans de guerre civile, la Colombie recense l'une des plus grandes populations de personnes déplacées au monde. Plus de deux millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons ; beaucoup d'entre elles ont quitté des régions rurales éloignées pour aller chercher une sécurité relative dans les villes.

Les familles de personnes déplacées échouent la plupart du temps dans des taudis à la périphérie des grandes villes, où elles vivent dans un grand dénuement. Juste à la sortie de Bogota, des dizaines de milliers de personnes déplacées vivent dans les bidonvilles de Los Altos de Cazuca et de Los Altos de Florida. Les déplacé internes n'ont pratiquement pas accès aux services de santé, d'éducation ou de logement décent. La sécurité est également un problème, des gangs et des groupes armés contrôlant les bidonvilles et prenant souvent pour cible les jeunes.

L'UNHCR travaille en collaboration avec les autorités dans une dizaine de communes à travers la Colombie afin de s'assurer que les droits des personnes déplacées soient respectés, y compris leur accès aux services de base : la santé, l'éducation et la sécurité.

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Il y a un an, lors de l'éruption de violence au Kirghizistan, Saliya et sa famille se sont cachés dans la cave de leur maison durant trois jours, alors que les combats faisaient rage. Aujourd'hui la vie revient lentement à la normale.
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Des milliers de personnes déplacées dans la ville d'Och sont confrontées à d'immenses difficultés pour la reconstruction de leur maison et pour recommencer une nouvelle vie.
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La violence survenue début juin dans le sud du Kirghizistan a forcé quelque 400 000 personnes à fuir leurs maisons. Dans la région de Djalal-Abad, certains racontent ce qu'ils ont vécu durant la crise.