Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres se rend en RDC et en Ouganda avec le chef du PAM
Points de presse, 20 juillet 2010
Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 20 juillet 2010 au Palais des Nations à Genève.
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres, se rend cette semaine en République démocratique du Congo et en Ouganda pour attirer l'attention sur la situation tragique des personnes déracinées en RDC et sur la nécessité d'assurer qu'une aide humanitaire puisse leur parvenir.
António Guterres se rendra mercredi dans la province Equateur à l'ouest de la RDC, et vendredi au Nord-Kivu dans l'est du pays. Il sera rejoint pour une partie de sa mission par la Directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran. Ils se rendront à Kampala ce week-end pour le sommet de l'Union africaine dont l'ouverture est prévue le 25 juillet.
Les affrontements entre des groupes miliciens et les forces armées congolaises, ainsi que la violence contre les civils, ont causé le déplacement de quelque 1,85 million de personnes au sein même de la RDC et ils ont généré 450 000 réfugiés, dont la plupart sont hébergés dans les pays voisins. L'année dernière, plus d'un million de personnes sont devenues des déplacés dans l'est de la RDC. Près de 210 000 personnes sont déracinées depuis la province Equateur, elles sont désormais déplacées internes ou réfugiées.
L'insécurité a bloqué l'accès humanitaire dans plusieurs régions. Depuis le début de l'année 2010, le HCR compte déjà 116 attaques menées contre des travailleurs humanitaires.
M. António Guterres a rejoint, le 15 juin 2005, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, dont il est le 10ème Haut Commissaire.
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La crise continue au Nord-Kivu
Dans la province du Nord-Kivu en RDC (République démocratique du Congo), l'insécurité persiste et plus de 500 000 personnes sont des déplacés internes. Un grand nombre d'entre eux sont déplacés pour la deuxième ou la troisième fois consécutive. Le conflit armé, la persécution des populations civiles, les meurtres, les enlèvements, les abus sexuels et le recrutement forcé des enfants sont les motifs de déplacement. Les signalements de viols et de meurtres se comptent par milliers. Quelque 176 000 déplacés vivent dans le district de Masisi, y compris 49 000 d'entre eux accueillis dans 19 camps. Les conditions de vie sont précaires, des familles entières vivent dans des huttes de fortune comptant une pièce unique sans eau potable ni accès aux services essentiels. Le HCR est préoccupé par la situation sécuritaire, les conditions de vie et l'avenir de ces personnes déplacées. Même si quelque 36 000 personnes auparavant hébergées dans des camps au Nord-Kivu ont réussi à rentrer dans leurs villages d'origine en 2010, environ 72 000 personnes restent déplacées à ce jour.
Le HCR coordonne la gestion de 31 camps de déplacés et fournit une assistance d'urgence. Ces camps sont localisés à travers tout le Nord-Kivu. Le HCR est confronté à des défis de taille en termes d'accès aux zones où les déplacés ont trouvé refuge et l'agence pour les réfugiés continue à réclamer l'accès humanitaire aux personnes dans le besoin afin de leur venir en aide.
La crise continue au Nord-Kivu
Rapatriement en RDC depuis l'Angola
Le HCR a repris le programme de rapatriement librement consenti pour les réfugiés angolais vivant en République démocratique du Congo (RDC). Quelque 43 000 Angolais ont fait part de leur souhait de rentrer chez eux dans le cadre d'un projet qui avait été suspendu il y a quatre ans pour diverses raisons. Un premier groupe de 252 civils angolais a quitté le 4 novembre 2011 le centre de transit du HCR de la ville de Kimpese, à l'ouest de la RDC. Ils ont traversé la frontière quelques heures plus tard et ont été chaleureusement accueillis par des fonctionnaires et des habitants de Mbanza Congo. Au cours des deux premières semaines de l'opération de rapatriement, plus de 1 000 réfugiés angolais sont rentrés chez eux depuis la province du Bas-Congo à l'ouest et de Katanga au sud. Sur les 113 000 réfugiés angolais vivant dans les pays de la région, 80 000 sont hébergés par la RDC.
Rapatriement en RDC depuis l'Angola
Déplacements incessants de population au Nord-Kivu
Les combats font rage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), sans aucune perspective d'accalmie en vue pour des centaines de milliers de Congolais forcés à fuir la violence et l'insécurité ces deux dernières années. Des vagues successives de conflit sont à l'origine de déplacements en continu, et souvent les familles sont séparées. Au moins un million de personnes sont déracinées dans le Nord-Kivu, la province la plus touchée. Après des années de conflit, plus de 1 000 personnes meurent chaque jour - principalement de faim ou de maladies qui pourraient être pourtant soignées. Dans certaines régions, deux femmes sur trois sont victimes de viols. Les enlèvements sont toujours fréquents, et des enfants sont recrutés de force pour combattre. Des cas de choléra et d'autres maladies se sont accrus, alors que la situation se détériore et que les organisations humanitaires luttent pour répondre aux besoins de la population.
Lorsque la crise de déplacement a empiré dans le Nord-Kivu en 2007, l'agence pour les réfugiés a envoyé plusieurs équipes d'urgence sur place et a mis en oeuvre des opérations dans plusieurs camps accueillant des déplacés. Les efforts d'assistance comprennent aussi l'enregistrement de la population déplacée et la distribution d'articles non alimentaires. Le HCR mène également un contrôle dans le domaine de la protection pour identifier les abus des droits humains et d'autres problèmes, auxquels sont confrontés les déplacés dans le Nord et le Sud-Kivu.
Juin 2009
Déplacements incessants de population au Nord-Kivu


République centrafricaine : une crise oubliée
Lors d'une mission en République centrafricaine, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a décrit la violence et le déplacement forcé survenant dans le pays comme étant une tragédie silencieuse.


Somalie: Appel du HC
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est récemment rendu dans le nord et le centre de la Somalie et a déclaré que la crise humanitaire y est alarmante.


Italie : A. Jolie et A. Guterres se rendent à Lampedusa
L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie et le chef du HCR António Guterres se sont rendus compte par eux-mêmes des conditions de promiscuité pour les migrants, y compris des réfugiés, à Lampedusa.