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Le HCR ferme son bureau à Batticaloa dans l'est du Sri Lanka

Articles d'actualité, 29 juin 2010

© HCR/J.Pagonis
Des déplacés dans le village de Sagamam à Ampara, rentrés dans leur région et vivant dans des abris temporaires, racontent au HCR les problèmes qu'ils rencontrent avec les éléphants sauvages.

BATTICALOA, Sri Lanka, 28 juin (HCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés commence à réduire ses opérations d'aide aux déplacés internes dans l'est du Sri Lanka et ferme son bureau à Batticaloa cette semaine.

« Comme la majorité des personnes déplacées dans le district de Batticaloa au cours des huit dernières années sont désormais rentrées dans leurs régions d'origine et ont bénéficié de la protection et de l'assistance du HCR, nous sommes en mesure de réduire nos opérations », affirme Michael Zwack, le représentant du HCR au Sri Lanka.

Le HCR est présent à Batticaloa depuis 2002 et il a apporté son aide à plusieurs vagues de personnes déplacées lors des différentes phases du conflit prolongé avec les Tigres de libération de l'Eelam Tamil (LTTE) plus connus sous le nom de Tigres tamouls ainsi que dans le contexte du tsunami dévastateur de l'Océan indien en décembre 2004.

Au plus fort du conflit, 160 000 personnes étaient déplacées à l'intérieur de leur propre pays (ou déplacés internes) au sein même du district de Batticaloa et ce district a également accueilli 140 000 déplacés internes originaires d'autres endroits situés dans l'est, en particulier en provenance du district de Trincomalee plus au nord en 2006.

Le conflit à l'est s'est terminé en 2007 et les déplacés internes ont commencé à rentrer chez eux avec l'aide du HCR et du gouvernement. Au nord, le conflit a pris fin en mai 2009 et le processus de retour est en cours.

90 familles (433 personnes) sont encore déplacées à Batticaloa et 507 familles (1 756 personnes) le sont dans le district voisin d'Ampara. Elles attendent que les activités de déminage se terminent pour pouvoir rentrer chez elles en sécurité. Elles devraient être en mesure de le faire dans les prochains mois.

Comme ces personnes auront besoin de matériel pour les abris et de produits non alimentaires comme des outils, des jerrycans et des ustensiles de cuisine quand elles rentreront, le HCR maintiendra une présence limitée à Batticaloa jusqu'à la fin de l'année pour les assister. Il poursuivra ensuite son activité de surveillance de la protection à partir de son bureau de Trincomalee. Le travail de protection vise à assurer la durabilité du retour.

Dans le cadre de son activité de protection à Batticaloa et Ampara, le HCR a essayé de trouver des solutions aux questions qui touchent au bien-être des personnes déplacées, notamment en assurant un lien avec les organismes gouvernementaux concernés, l'armée et la police. Cela comprenait des actions de sensibilisation auprès de la communauté, des services médicaux et sociaux et de la police sur les questions de violence liée au genre. Des bureaux d'orientation spécifiques pour les femmes et les enfants ont été mis en place dans les postes de police pour aider et soutenir les victimes.

Un projet commun PNUD/HCR appelé « Accès à la justice », mené conjointement avec la Commission nationale des droits de l'homme, continuera d'apporter une aide juridique aux rapatriés à la fois déplacés internes et réfugiés pour les questions relatives aux terres, aux biens et aux documents d'état civil tout en renforçant les capacités des conseillers juridiques nationaux.

Le projet inclut également la poursuite de la sensibilisation auprès de la communauté sur les questions de violence liée au genre et l'amélioration de la coordination entre les divers prestataires de services.

Dans le cadre de ses efforts visant à apporter un soutien communautaire aux zones gravement affectées par les déplacements, le HCR a réalisé quelques projets à effets rapides comme la réhabilitation d'anciennes installations pour déplacés internes, l'amélioration des canaux d'écoulement et d'évacuation, la construction de puits, la formation professionnelle, le soutien aux moyens de subsistance par la fourniture de semences, l'aide aux petits commerces et la réhabilitation des bâtiments communautaires. Au début de ce mois, le HCR a ouvert une nouvelle bibliothèque communautaire dans le village d'Iralaikulam dans la région de Chenkalady un ancien bastion du LTTE.

« En août dernier, 437 familles déplacées sont rentrées dans cette région qui avait été vidée pendant le conflit », explique Francis Muwonge, le chef du bureau du HCR à Batticaloa. « Les gens nous ont demandé de reconstruire leur bibliothèque qui avait été détruite par les éléments naturels et les éléphants sauvages en leur absence. La bibliothèque a été construite sur les fondations de l'ancien bâtiment mais elle est beaucoup plus grande et bénéficiera à une communauté de 15 villages et de cinq écoles dans la région alentour », explique Francis Muwonge, après avoir assisté à la cérémonie inaugurale haute en couleur la semaine dernière.

Des éclairages solaires, fournis par le HCR comme mesure de sécurité, contribuent également à protéger la bibliothèque et le village contre les visites des éléphants sauvages qui peuvent provoquer des destructions considérables.

Le HCR met actuellement l'accent sur l'assistance aux rapatriés vers le nord du Sri Lanka, quelque 54 000 personnes étant encore déplacées dans des sites d'urgence. Le HCR est présent au Sri Lanka depuis 1987 et dispose de bureaux à Colombo, Jaffna, Vavuniya, Mannar et Trincomalee.

Par Jennifer Pagonis à Batticaloa, Sri Lanka

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Nombre des déplacés internes vivent dans la brousse, non loin de leurs villages. Ils y ont construit des abris de paille et d'herbe, ils cultivent des légumes et ils crééent même des écoles de brousse pour leurs enfants. Cependant, l'accès à l'eau potable et aux soins de santé demeure un vaste problème. De nombreux enfants souffrent de diarrhées et du paludisme, mais leurs parents ont trop peur de les emmener dans des hôpitaux ou des cliniques pour les faire soigner.

Des gardiens de troupeaux au nord de la République centrafricaine sont la proie des zaraguinas - des bandits qui enlèvent des enfants contre rançon. Les villageois sont alors contraints de vendre leur bétail pour pouvoir payer les rançons.

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Comme de nombreux Colombiens, les peuples indigènes n'ont souvent pas d'autre choix que celui de fuir leurs terres pour échapper à la violence. Le déplacement forcé est tout spécialement tragique pour eux car ils sont attachés à leurs terres ancestrales par des liens très forts. Souvent leur survie économique, sociale et culturelle dépend de la préservation de ces liens. Selon l'Association nationale indigène colombienne (ONIC), quelque 18 groupes ethniques minoritaires se trouvent en danger réel d'extinction. L'UNHCR travaille avec eux pour les aider dans leur lutte à rester sur leurs terres ou pour reconstruire leur vie quand ils ont été forcés à fuir.

L'UNHCR aide aussi des réfugiés indigènes accueillis dans des pays voisins comme le Panama, l'Equateur, le Vénézuela et le Brésil. L'UNHCR développe une stratégie régionale pour mieux répondre aux besoins spécifiques des populations indigènes durant l'exil.

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