Le HCR achemine de l'aide via un pont aérien vers l'Ouzbékistan pour les réfugiés kirghizes

Articles d'actualité, 16 juin 2010

© Reuters/S.Zhumatov
Un jeune travailleur humanitaire décharge des biens de secours du HCR depuis un avion cargo à l'aéroport d'Andijan en Ouzbékistan.

Genève, 16 juin (HCR) Un pont aérien d'urgence du HCR vers l'Ouzbékistan a commencé ce matin, mercredi 16 juin, pour transporter du matériel d'aide au bénéfice de dizaines de milliers de personnes fuyant la violence dans le sud du Kirghizistan. Les deux premiers avions cargo affrétés par le HCR, contenant à leur bord du matériel d'aide humanitaire en provenance de l'entrepôt régional d'urgence du HCR situé à Dubaï, ont atterri ce jour à l'aéroport d'Andijan à 11h00 et à 14h00 heure locale.

Deux avions cargo russes Iliouchine-76 appartenant à Uzbek Air ont acheminé 800 tentes légères, des bâches en plastique pour des abris d'urgence, des couvertures et des matelas pour couvrir les besoins croissants en matière d'abri des réfugiés qui ont fui le Kirghizistan. Selon les autorités ouzbèkes, plus de 75 000 réfugiés ont trouvé refuge en Ouzbékistan depuis vendredi dernier.

En étroite coordination avec les autorités ouzbèkes, les tentes du HCR seront livrées dans l'est du pays pour aider à fournir un abri à des milliers de personnes qui ont été forcées de tout quitter à Och ainsi que dans d'autres villes et villages du sud du Kirghizistan.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est félicité de l'arrivée de la première cargaison de matériel d'aide humanitaire du HCR. « Nous apprécions la coopération démontrée par le Gouvernement ouzbek pour apporter une assistance vitale aux personnes dans le besoin », a-t-il indiqué. « Cette situation de réfugiés est dramatique et elle se développe rapidement. L'aide humanitaire est nécessaire d'urgence. »

Les rotations opérées mercredi sont les premières sur les six prévues pour acheminer plus de 240 tonnes de matériel d'aide humanitaire d'urgence du HCR avant la fin de cette semaine.

Les premiers membres d'une équipe d'intervention d'urgence du HCR se trouvent à Tachkent et à Andijan. Ils travaillent avec le gouvernement pour la planification et la distribution de l'assistance fournie par le HCR.

Le HCR prépare également un deuxième pont aérien à destination d'Och ainsi que le déploiement d'une équipe d'intervention d'urgence au Kirghizistan où l'éruption des violences le 10 juin a causé de nombreuses pertes en vie humaine et généré environ 200 000 personnes déplacées au sein même du pays. A Och, le HCR a prélevé du matériel d'aide dans son stock pour une livraison initiale au bénéfice de 2 000 personnes, effectuée actuellement via des partenaires sur le terrain.

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L'apatridie au Kirghizistan

Deux décennies après la désintégration de l'Union soviétique, des milliers de gens vivant dans d'anciennes Républiques soviétiques comme le Kirghizistan sont toujours confrontés à des problèmes de citoyenneté. Le HCR a recensé plus de 20 000 apatrides dans cette nation d'Asie centrale. Aucun pays ne reconnaît ces personnes comme ses ressortissants en vertu de sa législation. Si bon nombre d'entre eux relèvent en principe de la loi kirghize sur la citoyenneté, leur nationalité n'a pas été confirmée dans le cadre des procédures actuelles.

La plupart des apatrides vivant au Kirghizistan résident sur le territoire depuis de nombreuses années, ont de la famille proche dans le pays et sont bien intégrés, tant du point de vue social que culturel. Mais comme ils ne possèdent pas de documents d'identité, ils ne peuvent faire des choses que la plupart des gens tiennent pour acquises : remplir les formalités nécessaires pour se marier ou déclarer la naissance d'un enfant, voyager au Kirghizistan ou à l'étranger, toucher une pension de retraite ou des allocations sociales, ou encore posséder un bien. Ils sont plus exposés aux difficultés économiques, sont davantage touchés par le chômage et ne peuvent bénéficier pleinement du système public d'enseignement et de santé.

Depuis son accession à l'indépendance en 1991, le Kirghizistan a pris plusieurs mesures positives pour réduire et prévenir l'apatridie. En vertu de son mandat sur l'apatridie, le HCR prête son concours au pays, en dispensant des conseils sur la législation ou les pratiques, et en apportant une aide technique aux personnes chargées de résoudre les problèmes de citoyenneté. Les ONG partenaires de l'agence pour les réfugiés offrent une assistance juridique aux apatrides et les guident dans leurs démarches pour obtenir la nationalité.

Cependant, le problème de l'apatridie au Kirghizistan est complexe et des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, se heurtent encore à des obstacles juridiques, administratifs et financiers lorsqu'elles cherchent à confirmer leur citoyenneté kirghize ou à obtenir la nationalité du pays. En 2009, avec le soutien du HCR, le gouvernement a adopté un plan d'action national pour prévenir et réduire l'apatridie. En 2011, l'organisation aidera les autorités à réviser le plan et à prendre des mesures concrètes pour le mettre en oeuvre. Tous les intervenants devront déployer un effort concerté, afin d'éviter que l'apatridie ne devienne un problème persistant, se transmettant de génération en génération.

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Long voyage de retour vers Tombouctou

La guerre a atteint Tombouctou en avril dernier, quand des rebelles touaregs se sont emparés de cette ville antique du nord du Mali. Elle est rapidement tombée sous le contrôle des militants, qui ont commencé à imposer aux habitants une version stricte de la charia. Les femmes ont été forcées de porter le voile en public, des personnes suspectées d'adultère étaient fouettées ou lapidées, des voleurs ont eu les mains coupées et des chambres funéraires centenaires ont été détruites.

Des milliers de personnes ont alors fui Tombouctou et beaucoup ont trouvé refuge dans la capitale malienne, Bamako, au sud du pays. Fatima Nialy, une mère de quatre enfants, s'est jointe au flux des civils se dirigeant vers le sud car elle se sentait prisonnière dans sa propre maison à Tombouctou. A Bamako, elle et ses enfants - dont son bébé d'un mois - ont été pris en charge par des proches. Elle a vécu dans une chambre de la maison de son frère aîné.

En février 2013, peu de temps après que les forces françaises et maliennes aient libéré Tombouctou, Fatima a décidé de rentrer chez elle avec ses enfants. Le photographe Thomas Martinez les a suivis

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Colombie : Vivre dans les «barrios»

Après plus de quarante ans de guerre civile, la Colombie recense l'une des plus grandes populations de personnes déplacées au monde. Plus de deux millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons ; beaucoup d'entre elles ont quitté des régions rurales éloignées pour aller chercher une sécurité relative dans les villes.

Les familles de personnes déplacées échouent la plupart du temps dans des taudis à la périphérie des grandes villes, où elles vivent dans un grand dénuement. Juste à la sortie de Bogota, des dizaines de milliers de personnes déplacées vivent dans les bidonvilles de Los Altos de Cazuca et de Los Altos de Florida. Les déplacé internes n'ont pratiquement pas accès aux services de santé, d'éducation ou de logement décent. La sécurité est également un problème, des gangs et des groupes armés contrôlant les bidonvilles et prenant souvent pour cible les jeunes.

L'UNHCR travaille en collaboration avec les autorités dans une dizaine de communes à travers la Colombie afin de s'assurer que les droits des personnes déplacées soient respectés, y compris leur accès aux services de base : la santé, l'éducation et la sécurité.

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Il y a un an, lors de l'éruption de violence au Kirghizistan, Saliya et sa famille se sont cachés dans la cave de leur maison durant trois jours, alors que les combats faisaient rage. Aujourd'hui la vie revient lentement à la normale.
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Des milliers de personnes déplacées dans la ville d'Och sont confrontées à d'immenses difficultés pour la reconstruction de leur maison et pour recommencer une nouvelle vie.
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La violence survenue début juin dans le sud du Kirghizistan a forcé quelque 400 000 personnes à fuir leurs maisons. Dans la région de Djalal-Abad, certains racontent ce qu'ils ont vécu durant la crise.