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Le chef du HCR exhorte l'UE à donner l'exemple pour la protection des réfugiés

Articles d'actualité, 30 avril 2010

© European Parliament/Pietro Naj-Oleari
Le Haut Commissaire António Guterres s'adresse au Parlement européen.

BRUXELLES, Belgique, 29 avril (HCR) Le Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres a appelé les 27 pays de l'Union européenne (UE) à donner l'exemple dans le domaine de la protection des réfugiés.

Mercredi, au cours d'un débat animé avec des membres du Parlement européen, António Guterres a déclaré qu'au sein de l'UE, où les frontières intérieures ont majoritairement disparu, les personnes recherchant la protection doivent pouvoir la trouver dans le pays où elles soumettent leur demande pour l'obtention du statut de réfugié. Les pays de l'UE doit faire davantage pour aligner leurs systèmes d'asile, a-t-il souligné.

Le Haut Commissaire a également invité l'UE à promouvoir une réponse internationale plus forte et plus solidaire à de nouvelles formes de déplacement forcé, y compris des mouvements de population causés par le changement climatique et les catastrophes naturelles.

Ces commentaires d'António Guterres interviennent quelques jours après sa réélection par l'Assemblée générale des Nations Unies pour un second mandat de cinq ans à la tête du HCR. Il a participé à une session conjointe des commissions du Parlement européen sur la justice et les affaires intérieures, le développement et les droits de l'homme. Il a adressé son premier discours devant le Parlement élu en septembre dernier et dont les membres représentent quelque 490 millions de personnes.

Le Haut Commissaire a souligné que le nombre des réfugiés et des personnes déplacées dans le monde est resté relativement stable ces dernières années, tout comme le nombre de demandeurs d'asile dans le monde industrialisé. Cela montre à la fois la persistance des conflits et la difficulté de trouver des solutions.

« Les crises ne sont pas résolues ou alors, si elles le sont, les pays affectés retombent vite dans l'instabilité voire une guerre ouverte », a-t-il indiqué. En conséquence, le nombre de réfugiés que le HCR a pu aider à rentrer chez eux en 2009 est tombé à moins de 400 000 soit moins de la moitié du chiffre observé l'année précédente.

António Guterres a identifié le rétrécissement de l'espace humanitaire comme un problème majeur, soulignant la difficulté croissante de la prestation d'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées de force dans les pays en crise. « Dans de nombreuses régions du monde, nous voyons de plus en plus les menaces portées sur la sécurité des travailleurs humanitaires, y compris la nôtre », a-t-il ajouté.

Il a également attiré l'attention sur les nombreuses causes interdépendantes d'un déplacement forcé. « Le changement climatique est un facteur d'accélération pour les déplacements et l'instabilité », a-t-il affirmé, « toutefois la pénurie d'eau, la sécurité alimentaire, la croissance démographique et l'urbanisation sont toutes des facteurs de déclenchement d'un conflit. »

Bien que le HCR n'ait pas l'intention de demander une révision de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, António Guterres a exprimé l'intérêt du HCR d'être le catalyseur d'un débat sur la gestion des impacts sur les droits humains des déplacements forcés au 21e siècle. «Nous avons besoin de trouver des approches intégrées et nous espérons que l'UE aidera dans ce domaine », a-t-il déclaré aux parlementaires.

En regardant d'asile dans le contexte européen, le Haut Commissaire a souligné que si les Etats ont le droit et le devoir de contrôler leurs frontières et de définir leurs politiques de migration, ils doivent le faire dans le respect des principes du droit international. Il doit y avoir des garanties, a-t-il affirmé, pour assurer que les demandeurs d'asile aient accès aux territoires et à des procédures où leurs demandes d'obtention du statut de réfugié peuvent être examinées.

Il a déploré le fait qu'à l'heure actuelle, un grand nombre de personnes nécessitant une protection internationale n'ont d'autre choix que d'entrer dans l'UE par des moyens irréguliers et, ce faisant, peuvent être les victimes du trafic et de la traite d'êtres humains. Le taux de rejet des demandes d'asile déposées par des personnes d'une même nationalité peut varier de 95 pour cent dans un pays à près de zéro dans un autre, a affirmé António Guterres, selon le lieu où la demande d'asile est effectuée. « C'est une situation dysfonctionnelle, favorisant les mouvements irréguliers des personnes au sein de l'Union européenne. »

Au cours de son débat avec les députés européens, António Guterres a décrit la situation dans l'Union européenne comme étant contradictoire. Bien qu'il soit largement reconnu que les défis en terme de systèmes d'asile ne peuvent être résolus exclusivement au niveau national et que les États membres se sont engagés à développer un Système d'asile européen commun, la souveraineté nationale prend encore souvent le dessus. Il a appuyé les modifications proposées par la Commission européenne concernant cinq législations clés de l'UE en matière de système d'asile, en qualifiant les propositions « d'étape importante vers un véritable Système d'asile européen commun. »

Le Haut Commissaire a également profité de cette visite à Bruxelles pour remercier la Commission européenne et les États membres de l'Union européenne pour leur soutien constant en faveur du travail du HCR, en notant qu'ils fournissent ensemble plus de 40 pour cent du budget annuel de l'agence pour les réfugiés.

Par Gilles Van Moortel à Bruxelles, Belgique

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Le Haut Commissaire

M. António Guterres a rejoint, le 15 juin 2005, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, dont il est le 10ème Haut Commissaire.

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Réfugiés du Darfour au Tchad : aucune solution en vue

Six ans après le début du conflit dans la région du Darfour au Soudan, plus de 250 000 réfugiés sont toujours exilés au Tchad voisin. La plupart des réfugiés sont des femmes et des enfants, qui restent traumatisés par leur fuite vers un autre pays après avoir quasiment tout perdu pendant les raids aériens et terrestres menés contre leurs villages.

Des familles ont vu leurs villages réduits en cendres, leurs proches ont été massacrés et leur bétail a été volé. Des femmes et des filles ont été victimes de viols, d'abus et d'humiliations et, depuis, nombre d'entre elles ont été bannies de leurs communautés.

La majorité des réfugiés vivent dans 12 camps gérés par le HCR et situés dans une région aride de l'est du Tchad, là où les ressources naturelles comme l'eau et le bois de chauffage sont rares. Les réfugiés ont pu recommencer une nouvelle vie dans un climat de paix relative, mais tous espèrent pouvoir rentrer un jour au Darfour, où des centaines de milliers de leurs compatriotes sont des déplacés internes.

Dans l'est du Tchad, le HCR et d'autres agences aident à prendre en charge 180 000 Tchadiens déplacés internes, qui ont fui des tensions interethniques en 2006 et en 2007. Certaines familles commencent seulement à rentrer dans leurs villages d'origine.

Juin 2009

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L'éducation pour les déplacés en Colombie

Deux millions de personnes déplacées sont enregistrées dans le Registre national des déplacés internes en Colombie. Près de la moitié des déplacés sont âgés de moins de 18 ans et, selon le Ministère de l'éducation, seule la moitié d'entre eux sont inscrits à l'école.

Avant même d'être déplacés, les enfants colombiens scolarisés dans des régions à risque sont exposés au danger des mines anti-personnelles, aux attaques de groupes armés et au recrutement forcé mené aux alentours des écoles. Une fois qu'ils sont déplacés, ces enfants perdent souvent une année scolaire entière. De plus, le traumatisme provoqué par le déracinement et le fait d'avoir été témoin de violences extrêmes sont souvent négligés, affectant ainsi leur faculté d'apprentissage. La pauvreté accrue par le déplacement oblige les enfants à travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Ils ne peuvent plus aller l'école.

L'UNHCR soutient les efforts du gouvernement pour répondre à la crise de l'éducation qui touche les enfants déplacés, notamment les interventions locales dans des régions à haut risque, la reconstruction d'écoles endommagées, la fourniture de matériel scolaire et le soutien d'associations locales d'enseignants. L'UNHCR travaille avec le Ministère de l'éducation, afin d'assurer que les besoins des enfants déplacés soient identifiés et pris en compte - sans oublier les minorités ethniques comme les Afro-Colombiens et les indigènes.

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Attente à la frontière égyptienne

Trois semaines après l'éruption de violence en Libye qui a provoqué des déplacements de population, des milliers de personnes sont toujours bloquées à la frontière égyptienne dans l'attente du retour vers leur pays d'origine. Beaucoup sont arrivés épuisés après avoir voyagé pendant des jours sans nourriture ni eau en quantité suffisante. Certains ont livré des récits poignants d'hommes armés faisant du porte à porte de nuit, forçant des Africains sub-sahariens à partir après avoir détruit leurs papiers d'identité et pris leur argent.

Des vols long-courriers supplémentaires vers le Bangladesh et d'autres pays asiatiques sont nécessaires afin de décongestionner la frontière, bien que les ressortissants érythréens et somaliens ne puissent rentrer chez eux. De ce fait, un grand nombre de personnes sont bloquées à la frontière depuis des jours et elles sont obligées de dormir en plein air dans le froid. Le HCR a fourni des couvertures, des matelas en plastique, de la nourriture et de l'eau potable à ceux qui attendent le rapatriement.

Plus de 100 000 personnes sont arrivées au poste frontière de Sallum depuis le début de la crise en Libye. La plupart étaient des travailleurs migrants d'Egypte qui ont réussi à passer la frontière rapidement, mais bien d'autres nationalités attendent toujours du côté libyen.

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Lors d'une visite historique dans cette ville, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés appelle la communauté internationale à accroître rapidement l'aide à la Somalie.
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Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est récemment rendu dans le nord et le centre de la Somalie et a déclaré que la crise humanitaire y est alarmante.
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Lors d'une mission en République centrafricaine, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a décrit la violence et le déplacement forcé survenant dans le pays comme étant une tragédie silencieuse.
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