L'éruption volcanique en Islande retarde la réinstallation de Palestiniens

Articles d'actualité, 22 avril 2010

© HCR Iraq
Le groupe de Palestiniens attendant la réinstallation en France a passé plusieurs années dans ce camp, Al Waleed.

Addendum Mardi 27 avril 2010

Les Palestiniens sont finalement arrivés hier à 16h00 à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Amman en Jordanie. Ils vont pouvoir commencer une nouvelle vie en France loin des conditions difficiles qu'ils ont endurées dans le camp d'Al Walid situé à la frontière entre l'Iraq et la Syrie.

Sur les 43 prévus initialement, 41 sont arrivés. En effet, deux d'entre eux n'ont pas effectué le voyage, une femme étant décédée entre temps. Son époux est resté sur place pour s'occuper de ses funérailles.

Aujourd'hui, 14 d'entre eux sont hébergés au Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) de Créteil, géré par l'association France Terre d'Asile et 27 ont été accueillis à Villeurbanne dans un centre géré par l'ONG Forum réfugiés.

PARIS, France, 22 avril (HCR) Un groupe de Palestiniens acceptés pour une réinstallation en France après avoir vécu des années dans un camp situé dans une région désertique devra attendre encore un peu plus avant de commencer une nouvelle vie. En effet, leur voyage a été interrompu par l'immense nuage de cendres volcaniques dérivant au-dessus de l'Europe depuis l'Islande la semaine dernière.

L'éruption du volcan Eyjafjallajokull a désorganisé le transport par avion en Europe, avec la plupart des pays ayant fermé leur espace aérien depuis la semaine dernière à cause du nuage de cendres se propageant vers le sud. Les compagnies aériennes ont repris peu à peu leurs vols vers l'Europe ces deux derniers jours.

Le groupe de 43 réfugiés palestiniens, y compris 18 enfants, devait voyager par avion mardi depuis Bagdad, la capitale iraquienne, vers l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle via Amman en Jordanie. Ils avaient auparavant vécu dans des conditions épouvantables dans le camp d'Al Walid à la frontière entre l'Iraq et la Jordanie, après avoir fui les persécutions et les mauvais traitements subis en Iraq.

Le camp de réfugiés situé en milieu désertique est souvent frappé par des tempêtes de sable et ses habitants doivent vivre avec le danger des scorpions et des serpents. Il est également le théâtre d'inondations et de températures extrêmes chaudes ou froides. Le dispensaire entièrement équipé le plus proche se situe à plus de 400 kilomètres.

Les 43 réfugiés pensaient qu'ils pourraient enfin échapper cette semaine à la chaleur, à la poussière et à une vie isolée dans le désert iraquien. Leur plan de voyage, comme celui de millions de voyageurs, a été retardé, mais les espaces aériens rouvrant peu à peu en Europe, ils pourront bientôt faire le voyage vers la France.

Ils sont le tout dernier groupe de Palestiniens à bénéficier du programme français pour la réinstallation de réfugiés qui vivent dans des situations périlleuses ou qui ont des besoins spécifiques ne pouvant être satisfaits dans le pays d'asile.

Dans le cadre du programme de réinstallation mené actuellement par la France, le HCR soumet 100 dossiers de candidature pour la réinstallation par an. Depuis le début de ce programme en 2008, la France a accepté 434 réfugiés originaires de plusieurs pays. Dans le cadre d'un programme distinct, la France a également procédé à la réinstallation de 1 200 Iraquiens, principalement de minorités religieuses.

La réinstallation est une expérience qui bouleverse une vie. Elle présente à la fois des défis à relever et des gratifications. Les réfugiés sont souvent réinstallés dans un pays où la société, la langue et la culture sont complètement différentes de celles de leur pays d'origine. Il n'est pas surprenant que nombre d'entre eux rencontrent des difficultés dans leur pays d'adoption.

Des organisations non-gouvernementales spécialisées ont récemment souligné certains problèmes dans le programme de réinstallation français, allant des hébergements insuffisants ou inadaptés à une pénurie de cours de français pour les réfugiés réinstallés. Globalement, toutefois, le programme de réinstallation témoigne de l'engagement de la France à la solidarité internationale et au partage des responsabilités.

« La réinstallation est l'une des trois solutions durables dont peuvent bénéficier les réfugiés. Toutefois, seulement une très petite proportion des personnes en ayant besoin sont bénéficiaires de la réinstallation », a expliqué Francisco Galindo-Vélez, le délégué du HCR à Paris. « Il y a très peu de pays à travers le monde qui donnent aux réfugiés la possibilité de commencer une nouvelle vie et nous nous félicitons que la France soit l'un d'entre eux. »

Par William Spindler à Paris, France

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Manuel de réinstallation du HCR

Un document de référence dans l'élaboration des critères régissant la réinstallation et des différentes approches en matière de politique de réinstallation.

Réinstallation

Cette alternative, offerte à ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux, est rendue possible par le HCR et les gouvernements.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Réfugiés palestiniens en Iraq : Pas de solution en vue pour les 15 000 Palestiniens en Iraq

Depuis la chute du régime de Saddam Hussein en Iraq en 2003, les réfugiés palestiniens vivant à Bagdad sont devenus de plus en plus fréquemment les cibles d'arrestations, d'enlèvements, de menaces et d'assassinats, les incitant à fuir la capitale par milliers.

Il reste encore environ 15 000 Palestiniens en Iraq - ils étaient plus du double en 2003. Ils vivent constamment dans la peur, et beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents en règle. Ceux qui tentent de s'échapper et atteindre les frontières syrienne et jordanienne sont de plus en plus exposés au danger. Des centaines d'entre eux sont bloqués à la frontière entre l'Iraq et la Syrie : ils ne peuvent pas traverser la frontière, et ont trop peur de retourner en Iraq. Ceux qui réussissent à quitter l'Iraq le font souvent dans l'illégalité.

Un effort humanitaire international est requis d'urgence afin de trouver une solution temporaire pour les Palestiniens. L'UNHCR a maintes fois fait appel à la communauté internationale et aux pays limitrophes pour qu'ils accueillent les Palestiniens. L'agence pour les réfugiés a également contacté des pays susceptibles de proposer des solutions de réinstallation, mais seuls le Canada et la Syrie ont répondu favorablement. La Syrie a depuis fermé ses frontières aux autres Palestiniens désespérés.

L'UNHCR plaide également en faveur d'une meilleure protection de la communauté palestinienne à l'intérieur de l'Iraq.

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Durant sa récente mission au Moyen-Orient, l'Emissaire du HCR Angelina Jolie a rencontré des déplacés et des rapatriés iraquiens à Bagdad.
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On compte plus de 350 installations de déplacés internes en Iraq. Les conditions de vie sont désastreuses dans la plupart d'entre elles.
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Malgré des températures négatives, des migrants et des demandeurs d'asile continuent à affluer vers la ville portuaire de Calais dans le nord de la France, avec l'objectif de traverser la Manche vers le Royaume-Uni. Certains sont originaires de zones de conflit et le HCR fait son possible pour qu'ils aient accès aux procédures d'asile. 02/02/2010