Le HCR se réjouit de la naturalisation de milliers de réfugiés burundais en Tanzanie

Articles d'actualité, 19 avril 2010

© HCR/E.Wolfcarious
Au camp de Katumba, des réfugiées burundaises se réjouissent à l'idée de devenir des citoyennes de Tanzanie,

KATUMBA, Tanzanie, 15 avril (HCR) António Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, se félicite de la décision prise par la Tanzanie d'accorder la citoyenneté à des dizaines de milliers de réfugiés burundais arrivés en 1972 en Tanzanie.

Jeudi, lors d'une visite d'António Guterres au camp de Katumba au sud-ouest du pays, le Ministre tanzanien de l'Intérieur Lawrence Masha a annoncé à un groupe de réfugiés burundais arrivés en 1972 que le gouvernement avait finalisé le programme de naturalisation débuté en 2008 et accordé la citoyenneté à 162 000 réfugiés. En 2008 et en 2009, 53 600 « Burundais arrivés en 1972 » avaient par ailleurs opté pour le rapatriement dans leur pays d'origine avec l'aide du HCR.

« Permettez-moi d'être le premier à vous saluer en tant que Tanzaniens et non en tant que réfugiés », a déclaré Lawrence Masha, qui a également publié un décret notifiant la première liste officielle de réfugiés burundais ayant obtenu la citoyenneté.

Katumba était l'une des trois « anciennes zones d'installation » où vivaient des Burundais arrivés en 1972. Des décrets de notification similaires ont été publiés au même moment dans les deux autres installations de Mishamo et d'Ulyankulu par des officiels tanzaniens en charge de l'immigration. Les Burundais naturalisés vivront désormais au sein de la population.

António Guterres a félicité le Gouvernement tanzanien pour « sa générosité sans précédent et sa courageuse décision » en vue de trouver des solutions durables pour ces réfugiés burundais. C'est la première fois qu'un Etat naturalise en une seule fois un groupe de réfugiés aussi important et relevant de la compétence du HCR.

« C'est un moment historique et la meilleure solution possible pour ces personnes. Nous en sommes extrêmement heureux », a dit António Guterres, tout en exprimant sa « profonde gratitude » et sa « reconnaissance » envers le peuple et les dirigeants tanzaniens.

Le Haut Commissaire et Lawrence Masha ont été chaleureusement accueillis à Katumba où des centaines de personnes s'étaient réunies. Les Burundais, reconnaissants et enthousiastes, ont organisé des spectacles de chant et de danse à l'attention des visiteurs.

Festo Crispin, un représentant des réfugiés, a remercié le gouvernement et il a promis qu'ils seraient « des citoyens exemplaires », avant d'ajouter : « Nous continuerons à avoir besoin de vos conseils et de votre soutien jusqu'à ce que nous puissions nous débrouiller par nous-mêmes. »

Le Haut Commissaire a appelé la communauté internationale à reconnaître le geste généreux de la Tanzanie, et il a sollicité une contribution de la part des donateurs pour garantir la réussite du processus d'intégration de ces nouveaux citoyens. Il a également incité les autres pays où des populations de réfugiés vivent depuis longtemps à suivre l'exemple de la Tanzanie.

Mercredi, António Guterres s'est rendu dans le camp de Nyarugusu à Kasulu où vivent environ 60 000 réfugiés congolais qui avaient fui les conflits à l'est de la République démocratique du Congo dans les années 90. Il a également assisté à l'enregistrement d'un groupe de réfugiés burundais arrivés en 1972 qui s'étaient installés dans et autour de la ville de Kigoma sur le lac Tanganyika. Le Gouvernement tanzanien a accepté d'étudier leurs demandes de naturalisation.

A Dar es Salam, l'ancienne capitale de Tanzanie, le Haut Commissaire a rencontré le Premier ministre Peter Pinda. Ce dernier l'a assuré que son gouvernement s'engageait à intégrer les Burundais naturalisés au sein de la société tanzanienne.

Mardi, le Ministre tanzanien des affaires intérieures Lawrence Masha a remis les premiers certificats de naturalisation à trois étudiants burundais, dont Fidelitha Momenye, une étudiante en dernière année de sociologie à l'Université de Dar es Salam. La jeune femme âgée de 25 ans s'est déclarée honorée et privilégiée d'être la première réfugiée burundaise des anciennes zones d'installation à avoir obtenu la nationalité tanzanienne.

« C'est un tournant dans ma vie et cela va m'ouvrir de nouvelles opportunités », a affirmé Fidelitha Momenye. « Je suis née dans ce pays, j'y ai fait mes études auprès d'enseignants tanzaniens et j'ai été aidée par de nombreux Tanzaniens tout au long de ma vie. Je suis prête à utiliser mes connaissances au profit de mon pays et de ma communauté », a-t-elle promis.

Lawrence Masha a accueilli chaleureusement les nouveaux citoyens. « Ils ont exactement les mêmes droits que les autres Tanzaniens. Ils sont libres de se déplacer à leur guise et de profiter de tous les avantages de leur citoyenneté. Ils peuvent chercher un emploi où ils veulent et vivre comme des Tanzaniens à part entière », a-t-il souligné.

Pendant sa visite à Katumba, le Haut Commissaire a discuté avec certaines familles venant d'être naturalisées. Boas Yohana Majuto, un agriculteur de 52 ans réfugié à Katumba depuis 1972 avec ses parents, a indiqué à António Guterres : « C'est un sentiment unique et extraordinaire? Je suis désormais libre de me déplacer partout en Tanzanie et de faire ce que je veux. »

Par Yusuf Hassan à Katumba, Tanzanie

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