Un réfugié éthiopien devient sud-coréen

Articles d'actualité, 24 mars 2010

© M. Deghati/UN
Un groupe d'Ethiopiens dans un centre du HCR au nord de la Somalie. La République de Corée a accordé la citoyenneté à un réfugié éthiopien.

SEOUL, République de Corée, 24 mars (HCR) Pour la première fois depuis 1992, date à laquelle la République de Corée est devenue signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, un réfugié officiellement reconnu a obtenu la citoyenneté sud-coréenne. Ce nouveau citoyen est un Ethiopien âgé de 38 ans qui a fui la persécution dans son pays natal et qui est arrivé en Corée du Sud en 2001.

C'est une étape très importante en Asie, où peu de pays sont signataires de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. La citoyenneté étendue aux réfugiés n'existe que dans un nombre encore plus réduit de pays dans cette région.

Un porte-parole du HCR a indiqué que l'agence « était reconnaissante à la République de Corée pour son action importante concernant l'intégration locale, l'une des trois solutions durables à la disposition des réfugiés et qui est rarement utilisée en Asie. La citoyenneté est, bien entendu, la forme la plus complète de l'intégration locale. Nous serions encouragés si d'autres pays d'Asie s'inspiraient de l'exemple de la Corée du Sud. »

La Corée du Sud a reconnu son premier réfugié en 2001. Depuis que le gouvernement a commencé à recevoir des demandes d'asile en 1994, le pays a reconnu 175 réfugiés et a fourni un statut humanitaire à 93 autres personnes n'étant pas des réfugiés et ayant toutefois besoin d'une protection internationale. Entre 1994 et fin 2009, le Gouvernement sud-coréen a reçu 2 492 demandes et 321 sont toujours en attente d'une réponse.

Les Philippines ont également accordé la citoyenneté à trois réfugiés iraniens et à un réfugié palestinien depuis 2006.

Par Hye-Jeong Yoo à Séoul, République de Corée

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Camp de Bonga, Ethiopie

Le camp de Bonga est situé dans la région tourmentée de Gambella, à l'ouest de l'Éthiopie. Contrairement au camp de Fugnido et à la ville de Gambella toute proche, il a été épargné par les conflits ethniques qui ont fait des ravages ces derniers mois.

Pour les 17 000 réfugiés soudanais du camp de Bonga, la vie poursuit son cours malgré les troubles dans la région. Les enfants réfugiés vont à l'école et jouent tandis que leurs parents améliorent l'aide fournie par l'UNHCR en participant à des projets d'autosuffisance.

La vie culturelle n'est pas en reste, avec notamment les cérémonies traditionnelles de la tribu majoritaire Uduk. D'autres communautés ethniques - les Shuluks, les Nubas et les Équatoriens - se sont aussi bien intégrés dans le camp, comme en témoigne la réception réservée aux nouveaux arrivants transférés de Fugnido à la fin 2002.

Camp de Bonga, Ethiopie

Nouvelles arrivées en Ethiopie

La contrée isolée de Dolo Ado devient le refuge de quelque 10 000 Somaliens fuyant la violence dans leur pays.

Depuis le début de l'année, environ 10 000 Somaliens ont traversé la frontière en quête de refuge et ils sont arrivés à Dolo Ado, un lieu isolé, brûlé par le soleil et situé au sud-est de l'Ethiopie - où les habitants sont majoritairement de l'ethnie somali. La plupart ont fui l'insécurité après le retrait des troupes éthiopiennes du centre et du sud de la Somalie et la reprise de ces régions par des insurgés. Au pic de l'afflux au début du mois de février 2009, quelque 150 personnes franchissaient la frontière chaque jour. En réponse à cette situation, une équipe d'urgence du HCR a été envoyée sur place pour aider à gérer un centre de transit à Dolo Ado. De plus, le HCR a fait parvenir des convois contenant des articles de secours, y compris des moustiquaires, des couvertures, des jerrycans, des batteries d'ustensiles de cuisine et des bâches en plastique. Les efforts humanitaires sont coordonnés avec d'autres agences des Nations Unies et des ONG pour assurer que les besoins sont satisfaits. Bien que de nombreux Somaliens déplacés à l'intérieur du sud et du centre de la Somalie ont commencé à rentrer, principalement vers Mogadiscio, de nombreux Somaliens restent à Dolo Ado car ils ont besoin de protection. Etant donné les faibles perspectives de rapatriement dans un avenir proche, un nouveau camp est actuellement en cours de préparation et les cas des réfugiés sont maintenant examinés.

Nouvelles arrivées en Ethiopie

Golfe d'Aden : Péril en mer

Chaque année, des milliers de personnes venues de toute la région de la Corne de l'Afrique - principalement des Somaliens et des Ethiopiens - quittent leurs maisons, poussées par la peur ou par pur désespoir, en quête de sécurité ou d'une vie meilleure. Ces populations empruntent des routes dangereuses en Somalie pour se rendre à Bossasso, une ville de la région semi-autonome du Puntland.

Dans cette zone de non-droit où des réseaux de passeurs règnent en maîtres, des civils innocents et désespérés payent jusqu'à 150 dollars pour effectuer la traversée périlleuse du golfe d'Aden.

Certains restent des semaines dans des maisons ou des abris temporaires à Bossasso avant de pouvoir partir, soudainement au milieu d'une nuit, entassés dans de petites embarcations de fortune. En mer, tout peut se passer, ils sont à la merci des passeurs. Certains sont battus, poignardés, tués ou jetés par-dessus bord. D'autres se noient avant d'arriver sur les plages du Yémen, qui sont devenues des cimetières de fortune pour certains de ceux qui sont morts en route.

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Ethiopie : Loin de chez soi

Nyabuka Lam est Sud-Soudanaise et elle est arrivée à Pagak, en Ethiopie, en septembre après avoir échappé à des hommes armés qui ont tué ses trois enfants et son mari dans son pays d'origine. Après avoir marché pendant 15 jours en quête de sécurité vers Pagak, elle est désormais en voie de recommencer une nouvelle vie.
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Ethiopie : Arrivée de réfugiés somaliens

Cette région reculée et desséchée, au sud-est de l'Ethiopie, a reçu un afflux massif de réfugiés somaliens, dont beaucoup souffrent de malnutrition et font des récits tragiques.
Ethiopie : Tout seulsPlay video

Ethiopie : Tout seuls

Des enfants jouent au football et semblent heureux et insouciants. En fait, ils sont réfugiés et un grand nombre d'entre eux sont non accompagnés. Ils sont confrontés à de nombreux problèmes.