Les écoliers français apprennent la vie des enfants réfugiés en leur envoyant leurs jouets

Articles d'actualité, 29 janvier 2010

© HCR/H.Boulmaoui
Au Musée du Quai Branly, des écoliers français apprennent la vie des jeunes réfugiés en Tanzanie

PARIS, France, 29 janvier (HCR) Vendredi dernier, après un dernier signe de la main joyeux adressé par leurs anciens propriétaires, plus de 1000 ours en peluche, poupées, voitures et avions, parmi d'autres jouets, ont quitté la rive gauche de la Seine à Paris pour rejoindre le camp de réfugiés de Nyarugusu en Tanzanie.

Les jouets se sont envolés de bon matin de l'aéroport Charles de Gaulle à Paris à bord d'un vol commercial pour Dubaï. De là ils voleront jusqu'à Dar Es-Salaam pour continuer jusqu'au Nord Ouest de la Tanzanie, où ils seront remis à leurs nouveaux propriétaires, des enfants réfugiés.

L'envoi de 27 cartons de jouets fait partie d'une initiative conjointe du Musée du Quai Branly à Paris, de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés et d'Aviation Sans Frontières (ASF), une association d'aviation humanitaire. Au cours des trois dernières années, grâce à ce programme annuel, des enfants réfugiés au Tchad, au Libéria et au Kenya ont pu recevoir des jouets.

Alors que se referme le dernier carton d'expédition à Paris une petite fille blonde s'écrie fièrement "Celui-ci est mon jouet" en montrant une poupée. Avec d'autres enfants, âgés comme elle de 6 à 7 ans, elle découvre le voyage que les jouets vont entreprendre et les vies des enfants qui vont bientôt les recevoir. Lorsque les bagagistes sont venus emporter les cartons, les enfants ont adressé un dernier signe de la main à leurs jouets.

"Je suis très heureuse d'avoir pu mener cette nouvelle opération" explique Mathilde Le Gal du Musée du Quai Branly. "Enfants et adultes, sont toujours enchantés de participer à cette activité,qui permet à la fois de s'amuser, d'apprendre et de partager" ajoute-t-elle.

Le Musée du Quai Branly expose les arts premiers et les cultures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Il organise régulièrement des activités pour les enfants, dans l'espoir de stimuler leur intérêt pour les différentes cultures et expressions artistiques.

"Cette opération est particulièrement symbolique et représentative de la chaîne de solidarité liant désormais ASF, le HCR et le Musée du Quai Branly. Celle-ci se déploie en faveur des enfants se trouvant dans un camp de réfugiés depuis des années et qui n'ont pas les mêmes chances que nos écoliers de France » a déclaré le président d'Aviation Sans Frontières, Jean Claude Gérin.

Au cours de l'année écoulée, les enfants ont participé à un atelier hebdomadaire appelé "L'autre jouet ». Dans le cadre de cet atelier, chaque enfant apporte un de ses jouets en bon état. Puis, en s'inspirant des objets exposés au Musée et des jouets fabriqués par des enfants africains, chaque enfant fabrique un autre jouet à partir de matériaux recyclés.

Depuis octobre dernier, plus de 700 enfants et environ 20 écoles dans toute la France ont participé au projet. Ils ont donné plus de 1000 jouets qui seront distribués à des centres communautaires et à des écoles de Nyarugusu.

Par William Spindler et Hannane Boulmaoui à Paris, France

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Dehors dans le froid à Calais

Un grand nombre de jeunes hommes et d'adolescents originaires d'Afghanistan, d'Erythrée, d'Iran, d'Iraq, de Somalie et du Soudan arrivent à Calais, une ville portuaire du nord de la France, après un long et dangereux périple. Certains ont fui leur pays pour échapper aux persécutions, au conflit ou à l'enrôlement forcé ; d'autres recherchent une vie meilleure. La ville de Calais est devenue un point de transit où des passeurs ont des réseaux établis qui amènent ces hommes vers d'autres pays européens. Les demandeurs d'asile et les migrants bâtissent des camps de fortune qui sont régulièrement rasés par la police française. Le plus souvent, ils doivent dormir en plein air et ils vivent dans la crainte constante d'une arrestation ou d'une expulsion. Le HCR a ouvert un bureau à Calais, dans le but d'informer les jeunes arrivants sur les procédures d'asile en France ainsi que d'autres aides disponibles.

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Des réfugiés tanzaniens rentrent à Zanzibar

Le HCR a organisé le rapatriement volontaire de 38 réfugiés tanzaniens originaires de Zanzibar qui résidaient depuis plus de dix ans à Mogadiscio, la capitale de la Somalie. Le groupe, qui comprenait 12 familles, a été transporté à bord de deux vols spécialement affrétés par le HCR depuis Mogadiscio vers Zanzibar le 6 juillet 2012. De là, sept familles ont été raccompagnées jusqu'à leurs villages sur l'île de Pemba, tandis que cinq familles décidaient de rester et de reconstruire leur vie sur l'île principale de Zanzibar, Unguja. Les chefs de familles étaient de jeunes hommes quand ils avaient quitté Zanzibar en janvier 2001, après avoir fui les émeutes et la violence suite aux élections d'octobre 2000. Ils faisaient partie des 2 000 réfugiés qui ont fui l'île tanzanienne de Pemba. Le reste de la communauté de réfugiés tanzaniens à Mogadiscio, environ 70 personnes, décide d'attendre et de voir comment la situation se déroule pour les personnes de retour à Zanzibar, avant de prendre la décision de rentrer.

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Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Chaque année, le Musée du Quai Branly à Paris organise une collecte de jouets auprès d'écoliers à Paris et, avec un peu d'aide du HCR et d'autres partenaires clés, les envoie aux enfants réfugiés qui ont tant perdu.

Cette année, les bénéficiaires étaient des dizaines d'enfants syriens vivant dans deux camps de réfugiés en Turquie, l'un des principaux pays d'accueil pour plus de 1,4 million de Syriens qui ont fui leur pays, avec ou sans leurs familles. La plupart des enfants sont traumatisés et ils ont perdu toutes leurs affaires dans les décombres en Syrie.

La semaine dernière, le personnel du musée, le HCR et la Fédération des Associations d'Anciens du Scoutisme ont rassemblé les jouets et les ont emballés dans 60 colis. Ces colis ont ensuite été transportés vers la Turquie par Aviation sans Frontières puis acheminés vers l'école maternelle et des garderies dans les camps de Nizip-1 et Nizip-2 près de la ville de Gaziantep.

Ce cadeau a été donné par des enfants grandissant paisiblement dans la capitale française. Les jouets ont apporté un rayon de soleil dans la vie de ces jeunes réfugiés syriens et leur rappelle qu'ils ne sont pas oubliés par d'autres enfants dans le monde extérieur.

Ces images de la distribution de jouets ont été prises par le photographe Aytac Akad et Selin Unal du HCR.

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