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Partnoy, Alicia

Réfugiés célèbres, 7 février 1955

Alicia Partnoy

Alicia Partnoy

En 1977, alors étudiante et militante contre la dictature militaire en Argentine, Alicia Partnoy subit le même sort que plus de 30 000 desaparecidos (les disparus). Elle fait partie des rares survivants après l'emprisonnement et la torture.

Plus de 9 000 personnes ont officiellement été tuées durant la guerre civile argentine de 1976 à 1983, qualifiée de « sale guerre ». Les groupes de défense des droits de l'homme parlent, eux, de plus de 30 000 tués.

Le 12 janvier 1977, Alicia Partnoy est chez elle avec sa petite fille âgée de 18 mois lorsque des militaires la kidnappent. Son mari est arrêté le même jour sur son lieu de travail. Alicia est d'abord amenée au quartier général de l'armée puis transférée au camp de concentration de Bahia Blanca, dans la province de Buenos Aires, aussi connu sous le nom de La escuelita (La petite école). Elle y est emprisonnée durant trois mois, sans nouvelle de sa fille, avant d'être transférée dans une prison de criminels de droits communs.

En 1979, après une mission d'enquête de l'Organisation des Etats américains (OEA) pour les droits de l'homme, elle est libérée de prison et s'exile aux Etats-Unis.

Alicia Partnoy y publie « La petite école », sur sa souffrance en prison et la difficulté de la séparation familiale. Elle a témoigné devant la Comisión Nacional sobre la Desaparición de Personas, commission d'enquête sur la répression et les violations des droits de l'homme. Son témoignage est inclu dans le rapport final de la commission, intitulé Nunca Mas (Jamais plus) (1981). En 1988, son livre «La petite école » est utilisé comme preuve et elle est un témoin-clé lors du Procès pour la vérité à Bahia Blanca. En 1988, elle édite You Can't Drown the Fire : Latin American Women Writing in Exile une anthologie d'essais et d'œuvres littéraires de 35 femmes sur le rôle de la femme durant les périodes de dictature et de répressions.

Elle enseigne aujourd'hui la littérature et les langues modernes à l'Université Loyola Marymount à Los Angeles. Elle siège aussi au Comité consultatif d'Amnesty International, organisme pour lequel elle continue à militer.

Alicia Partnoy habite aujourd'hui à Los Angeles avec ses deux filles et son deuxième mari Antonio Leiva, lui aussi réfugié argentin. La mère d'Alicia, Raquel, descendante d'immigrants juifs russophones, a rejoint sa fille en 1995. Peintre et professeur d'art, ses œuvres reflètent la difficulté de vivre dans un monde de discrimination, de répression et de génocides. Ruth Irupe Sanabria, la première fille d'Alicia, qui a vécu avec Raquel durant l'emprisonnement de sa mère, est poétesse et activiste. Dernièrement, les trois ont exposé ensemble sous le thème d' « Art, mémoire et politique : trois générations survivent au terrorisme d'Etat argentin ».

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