Essak, Batulo Mohamed

Réfugiés célèbres, 12 avril 1967

Batulo Mohamed Essak

Née en Somalie, Batulo Mohamed Essak a fui la guerre civile et trouvé refuge en Laponie, loin des paysages ensoleillés de son pays natal. Malgré tout, elle a réussi à s'adapter et à s'intégrer à sa société d'accueil.

Fille de diplomate somalien, Batulo termine ses études secondaires en Somalie et se rend à Moscou, pour y poursuivre des études d'infirmière. Lorsque la guerre civile éclate en Somalie en 1977, elle décide de fuir en Finlande. Arrivée en bateau en 1991, Batulo Essak trouve refuge dans le camp de réfugiés de Lapinjrvi, dans le sud du pays. Elle y apprend le finnois et peut alors échanger avec la communauté locale. Ses bases de finnois l'aideront plus tard à s'intégrer à la société finlandaise, lorsqu'elle est réinstallée à Kemi, en Laponie, dans le nord du pays.

Au début, il lui est difficile de s'intégrer, et la barrière de la langue n'est qu'une de ses difficultés. Batulo Essak avait reçu une formation de sage-femme, mais son diplôme n'est pas reconnu en Finlande. Elle décide alors de recommencer des études et obtient un diplôme équivalent en 1995. De 1995 à 1998, elle travaille à la Clinique de femmes de Helsinki, là où elle avait suivi sa formation pratique.

Cependant, à la fin de son contrat, Batulo ne réussit pas à trouver d'emploi dans sa profession. Elle décide alors de mettre à profit ses connaissances linguistiques et commence à travailler en tant que traductrice freelance pour des Somaliens arrivés en Finlande, en les aidant, notamment, à formuler leurs demandes d'assistance sociale ou autres.

Batulo Essak se considère chanceuse d'avoir eu l'opportunité d'étudier en Somalie et en Russie, ce qui lui permet aujourd'hui de travailler sur un projet pédagogique à long terme pour femmes somaliennes. Elle les informe sur l'hygiène, les grossesses et l'accouchement, les soins, les maladies féminines et la santé psychologique.

Batulo Essak a aussi participé à des conférences en Finlande sur la culture somalienne. Elle travaille maintenant à temps plein comme traductrice au Centre communautaire de la région de Vantaa mais espère, un jour, recommencer à travailler comme sage-femme, le travail qu'elle aime tant.

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La distinction Nansen pour les réfugiés a été attribuée à la Somalienne Hawa Aden Mohamed

La lauréate 2012 de la distinction Nansen pour les réfugiés est Mme Hawa Aden Mohamed, ex-réfugiée dont l'oeuvre visionnaire a changé la vie de Somaliennes de tout âge. Celle que beaucoup appellent « maman Hawa » a fondé et dirige un ambitieux programme d'éducation à Galkayo, en Somalie, dont l'objet est d'aider ces femmes à affirmer leurs droits, à acquérir d'indispensables compétences et à renforcer leur rôle social. Cette galerie de photos présente les activités de « maman Hawa » au Centre d'éducation de Galkayo pour la Paix et le développement, où des déplacées internes peuvent apprendre à lire, suivre une formation professionnelle et aussi recevoir une aide humanitaire, notamment sous forme de nourriture.

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Cérémonie de remise de la distinction Nansen pour les réfugiés

Plus de 800 personnes ont participé à la cérémonie annuelle de remise de la distinction Nansen pour les réfugiés à Genève le 1er octobre 2012. La lauréate de cette année, Hawa Aden Mohamed, est somalienne. Elle n'a pas pu se joindre à la cérémonie pour des raisons de santé, mais elle avait enregistré un message vidéo. En l'absence de l'ex-réfugiée, le Haut Commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, a remis la distinction à sa soeur, Shukri Aden Mohamed.

L'humanitaire de 63 ans, éducatrice et défenseur des droits de la femme, plus connue sous le nom de « Maman Hawa », a été honorée pour son dévouement inlassable - dans des conditions extrêmement difficiles - pour aider les réfugiés et les déplacés, principalement des femmes et des jeunes filles mais aussi de jeunes garçons.

Elle a surtout été reconnue - en tant que co-fondatrice du Centre d'éducation de Galkayo pour la paix et le développement en Somalie dans la région de Puntland - pour avoir aidé des milliers de femmes et de jeunes Somaliennes déplacées, beaucoup d'entre elles ayant été victimes de viol. Le centre assure l'enseignement secondaire ainsi que l'apprentissage de l'autonomie.

Durant la cérémonie de remise, les spectacteurs ont entendu une allocution de la militante pour la paix libérienne, Leymah Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011. Une vidéo a été diffusée en l'honneur de Mama Hawa. La cantatrice soprano et Ambassadrice honoraire à vie auprès du HCR, Barbara Hendricks, et le musicien suisse, Bastian Baker ont interprêté des morceaux musicaux.

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