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Les donateurs s'engagent sur 477,5 millions de dollars pour l'appel de fonds 2010 du HCR

Articles d'actualité, 8 décembre 2009

© HCR/M. Sheik Nor
Un groupe de jeunes déplacés somaliens. Les annonces de contributions faites mardi sont cruciales pour les opérations mises en œuvre par le HCR, y compris celles visant à aider les Somaliens.

GENÈVE, 8 décembre (HCR) Les donateurs ont promis, mardi, d'allouer la somme initiale de 477,5 millions de dollars, en réponse à l'appel de fonds pour 2010 lancé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et s'élevant à trois milliards de dollars. Ce montant est le plus important qui ait jamais été demandé et il vise à répondre aux besoins élémentaires d'un nombre croissant de personnes relevant de la compétence du HCR.

Les promesses ont été faites mardi à l'occasion de la conférence annuelle d'annonces de contributions du HCR se déroulant à Genève, lors de laquelle le Haut Commissaire António Guterres a demandé aux donateurs de financer l'intégralité des besoins s'élevant à 3,007 milliards de dollars.

L'appel de fonds pour 2010 est basé sur l'évaluation la plus complète jamais réalisée concernant les besoins des personnes prises en charge par le HCR. Ces ressources sont nécessaires pour venir en aide à plus de 34 millions de réfugiés, de demandeurs d'asile, d'apatrides et de personnes déplacées internes présents dans 118 pays. Les donateurs ont fait l'éloge du HCR sur cette nouvelle approche.

« Dans les circonstances présentes et compte tenu de l'environnement financier extrêmement complexe qui prévaut aujourd'hui dans le monde, je crois que nous devons nous féliciter du niveau de soutien démontré par ces promesses, un soutien pour lequel je voudrais exprimer ma profonde gratitude », a indiqué le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres aux délégués présents à cette conférence.

Ces annonces de contributions sont particulièrement cruciales pour les opérations en cours en Afghanistan, au Tchad, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Iraq, au Pakistan, en Somalie, à Sri Lanka et au Soudan.

Sur la somme de trois milliards de dollards demandée, un montant de 2,1 milliards de dollars sera alloué aux programmes d'aide aux réfugiés dans le domaine de la protection et aux activités visant à assurer un hébergement adéquat, une quantité suffisante d'eau potable et des systèmes d'assainissement corrects, ainsi qu'à améliorer et à élargir l'accès aux services de santé et d'éducation. Le solde des ressources de 2010 servira à couvrir les besoins d'un nombre croissant de personnes déplacées internes et d'apatrides ainsi qu'à mettre en œuvre des activités dans le domaine de la réintégration.

Tout en convenant des contributions initiales proposées, António Guterres a ajouté : « Nous compterons sur votre générosité durant l'année pour nous conformer autant que possible aux indications que nous a fourni l'évaluation des besoins globaux. » Il s'est également félicité des progrès réalisés en 2009 concernant l'accroissement des contributions provenant du secteur privé ainsi que des Etats du Golfe persique dont le soutien financier s'est avéré essentiel pour financer de nombreuses opérations cette année.

Par Fatoumata Lejeune-Kaba à Genève

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Les réfugiés rohingyas au Bangladesh

En 1991, quelque 250 000 réfugiés du nord de l'État de Rakhine au Myanmar ont fui leur pays en bateau ou à pied, pour rejoindre la région de Cox's Bazar au Bangladesh voisin, où ils ont été accueillis dans une vingtaine de camps. Alors que la majorité est depuis rentrée chez elle, environ 20 500 personnes - pour la plupart des Rohingyas, une minorité ethnique musulmane - se trouvent encore dans deux des camps d'origine.

Les conditions de vie dans ces camps sont en-dessous des standards, de nombreux réfugiés vivant dans des abris surpeuplés ayant besoin d'importantes réparations. De fréquentes pluies diluviennes inondent la zone, endommageant davantage l'hébergement et propageant des maladies. Le harcèlement et les discriminations aggravent encore le sort des réfugiés rohingyas, mais la majorité d'entre eux disent ne pas vouloir rentrer au Myanmar avant l'instauration de la paix et de la démocratie.

L'UNHCR a étendu ses activités de suivi de protection à Cox's Bazar pour répondre également aux problèmes de violences sexuelles et à l'encontre des femmes, ainsi qu'au trafic de femmes et d'enfants. En coordination étroite avec d'autres agences des Nations Unies, des organisations non gouvernementales et les gouvernements, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés travaille pour trouver une solution durable pour les réfugiés rohingyas.

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Côte d'Ivoire : Fuir en quête d'un refuge

Le HCR a exprimé son inquiétude croissante pour les civils pris au piège dans le quartier d'Abobo à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, après plusieurs jours de combats violents opposant l'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), alliée à Alassane Ouattara, et les forces du président sortant Laurent Gbagbo. Les perspectives restent sombres. Le quartier d'Abobo comptait 1,5 million d'habitants et beaucoup d'entre eux ont fui. Mais des groupes armés auraient empêché d'autres habitants de quitter le quartier. Le HCR est particulièrement préoccupé pour les personnes vulnérables, comme les malades et les personnes âgées, qui ne peuvent pas partir.

Au total, près de 70 000 réfugiés ivoiriens ont déjà fui vers l'est du Libéria depuis l'élection présidentielle de fin novembre.

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Pakistan : les déplacés internes fuient les combats à Swat

Les combats entre l'armée et les militants talibans dans et autour de la vallée de Swat, au nord-ouest du Pakistan, a provoqué le déplacement de plus de 1,5 million de personnes depuis le début du mois de mai. Certains des déplacés se trouvent dans des camps établis par le gouvernement et approvisionnés par le HCR. D'autres - la majorité en fait- sont hébergés dans des bâtiments publics comme des écoles, chez des membres de leur famille élargie ou des amis.

Les conditions de vie sont difficiles. L'arrivée de l'été et la montée des températures contribuent au développement de maladies, en particulier pour les villageois de Swat habitués à un climat plus tempéré.

L'afflux sans précédent de personnes déplacées au Pakistan a suscité un élan de générosité au sein du pays. Le Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres appelle également la communauté internationale à un effort humanitaire de grande envergure.

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