Situation à Sri Lanka, derniers développements

Points de presse, 4 décembre 2009

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 4 décembre 2009 au Palais des Nations à Genève.

Nous sommes encouragés par la décision attendue de longue date qui a été prise cette semaine par le Gouvernement du Sri Lanka pour une liberté de mouvement accrue de plus de 135 000 personnes déplacées internes qui vivent toujours dans 20 camps fermés à Vavuniya, Mannar, Jaffna et Trincomalee dans le nord du pays.

Des employés du HCR sur le terrain ont indiqué que plus de 7 000 déplacés internes des camps de Menik Farm à Vavunyia et 25 autres du camp de Trincomalee ont quitté les sites de déplacés dès le premier jour de l'application de cette nouvelle politique décidée par le Gouvernement sri lankais. Nos équipes procèdent à l'évaluation du nombre de déplacés internes profitant de leur toute nouvelle liberté de mouvement depuis quelques jours et rapportent que des personnes continuent à quitter les camps.

Généralement, les déplacés décidant de quitter les camps reçoivent une carte fournie par les autorités locales. Ce document inclue des informations comme le district d'origine, les dates de départ et de retour au camp, l'adresse temporaire pour ceux qui resteront hors des camps durant la nuit et la description des membres de la famille. Cette carte représentera également une certaine forme d'identification pour les personnes qui n'ont pas encore une carte d'identité. Un système identique est actuellement mis en œuvre dans le camp de déplacés de Trincomalee et dans les quatre camps de Mannar. A Jaffna, le système de carte est actuellement mis en ?uvre dans les sites où les déplacés internes sont toujours enfermés.

Selon nos équipes sur le terrain, nombre sont ceux qui ont laissé leurs possessions dans les camps, ce qui constitue une indication sur leur intention de retour dans les camps. Certains de ceux qui sont interviewés ont fait part au HCR de leur volonté de rendre visite à des amis ou à des proches dans d'autres camps, dans la ville de Vavuniya et dans des centres où des personnes ayant des liens suspects avec le LTTE sont détenues.

Alors que les autorités indiquent qu'il n'y a pas de limitation en temps pour la liberté de mouvement, d'autres informations ont fait état d'une durée limite de dix jours maximum pour le séjour des déplacés en dehors des camps. Nombre d'entre eux ont également prévu de retourner dans leur région d'origine dans les prochains jours ou les prochaines semaines, dans le cadre du programme de retour organisé par le gouvernement.

Nos équipes indiquent également qu'en général, les personnes sont heureuses de rentrer dans leur région d'origine où des services essentiels, comme les dispensaires ou les écoles, sont actuellement réouverts.

Nous espérons alors que cette nouvelle liberté de mouvement continuera et que les déplacés seront pleinement informés de la procédure, que les incohérences entre les différents camps et districts ainsi que les obstacles bureaucratiques seront supprimés pour que tous les déplacés puissent exercer pleinement leur droit à la liberté de mouvement.

Le HCR se félicite de la mise en ?uvre de la procédure de retour. L'agence pour les réfugiés espère que les efforts pour le déminage continuent au vu du taux élevé des retours et que les déplacés rentrent seulement dans des régions où les mines ont été préalablement éliminées. Dans le cas de zones où la présence de mines est suspectée, le HCR espère que celles-ci sont clairement délimitées. Le HCR continuera à suivre ces questions avec les autorités. De plus, davantage d'efforts sont nécessaires pour améliorer les infrastructures ainsi que pour le développement d'une aide pour les moyens d'existence en faveur des rapatriés. Le HCR finance la procédure de retour via le versement d'une allocation en espèces pour l'abri d'un montant de 25 000 roupies (250 dollars) et la fourniture d'articles humanitaires non alimentaires pour toutes les familles rapatriées. Nous surveillons également la situation et les conditions dans les zones de retour pour identifier les insuffisances en terme d'assistance.

A la fin du conflit en mai 2009, quelque 280 000 nouveaux déplacés internes vivaient dans des camps à Vavuniya, Mannar, Jaffna et Trincomalee. Depuis août, plus de 150 000 déplacés internes originaires d'anciennes zones de conflit soit plus de 50 pour cent du total des déplacés post-conflit ont quitté les camps dans le nord et l'est de Sri Lanka. Une majorité d'entre eux sont rentrés dans le cadre du programme de retour mis en ?uvre actuellement par le Gouvernement sri lankais, y compris quelque 29 000 personnes ayant des besoins spécifiques comme des femmes enceintes et des personnes âgées qui ont déjà été libérées pour rejoindre des établissements de soin.

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Manuel pour la protection des déplacés internes

Dans plus de 50 pays du monde entier, quelque 24 millions de personnes sont déracinées et déplacées dans leur propre pays suite à un conflit ou à des violations des droits de l'homme.

Assistance

Un large domaine, allant de la fourniture d'aide vitale en passant par les abris, la santé, l'eau, l'éducation et bien d'autres activités encore.

Personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide.

Sri Lanka

Durant les 20 années de guerre civile au Sri Lanka, plus d'un million de personnes ont été déracinées, forcées de fuir leur foyer, souvent plus d'une fois. Pour beaucoup d'entre elles qui ne pouvaient trouver abri chez des parents ou des amis, les centres de secours gérés par le HCR ou le gouvernement ont été le seul recours.

En Février 2002, le gouvernement du Sri Lanka et l'Armée de libération des Tigres Tamouls (LTTE) ont signé un accord de cessez-le-feu et entamé une série de négociations devant engendrer une paix durable. À la fin de l'année 2003, plus de 300 000 personnes déplacées étaient déjà retournées dans leurs villes et villages largement dévastés.

Dans le cadre de ces retours, le HCR fournit une protection physique et juridique aux civils affectés par la guerre, tout en finançant une série de projets dans des domaines aussi variés que le logement, la santé, les installations sanitaires ainsi que divers services communautaires et projets générateurs de revenus.

Sri Lanka

L'apatridie à Sri Lanka : les « Tamouls des collines »

À Sri Lanka, le pittoresque « pays des collines » est parsemé de centaines de plantations de thé. La plupart des gens qui y travaillent sont des descendants de Tamouls venus d'Inde entre 1820 et 1840, à l'époque où l'île était une colonie britannique. Les « Tamouls des collines » ont contribué, dans des proportions considérables, à la prospérité économique de Sri Lanka pendant près de deux siècles ; pourtant, jusqu'à une époque très récente, la législation draconienne du pays sur la nationalité rendait leur accession à la citoyenneté presque impossible. Dépourvus de papiers, ils ne pouvaient voter, travailler dans la fonction publique, ouvrir un compte en banque ou voyager librement.

Par le passé, les Tamouls des collines ont fait l'objet d'un certain nombre d'accords bilatéraux qui leur donnaient la possibilité d'opter pour la nationalité sri-lankaise ou la nationalité indienne. Cependant, selon les estimations, il y avait encore 300 000 apatrides d'origine indienne dans l'île en 2003.

La situation s'est très sensiblement améliorée lorsque le Parlement a voté, en octobre de la même année, une loi accordant la nationalité aux personnes d'origine indienne établies à Sri Lanka depuis 1964, ainsi qu'à leurs descendants. Le HCR, les pouvoirs publics et des organisations locales ont mené une campagne pour informer les Tamouls des collines de la publication de la loi et des démarches à accomplir pour acquérir la nationalité. À la fin de l'année 2003, plus de 190 000 apatrides ont obtenu la nationalité sri-lankaise en dix jours - une extraordinaire réussite, qui s'inscrit dans l'effort mené à l'échelle mondiale pour réduire les cas d'apatridie.

De plus, en 2009, le parlement a amendé la réglementation existante, afin d'accorder la nationalité aux personnes qui se sont réfugiées en Inde pour échapper au conflit qui sévissait à Sri Lanka et qui vivent actuellement dans des camps. Il est donc plus facile aux réfugiés de regagner leur pays s'ils le souhaitent.

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Long voyage de retour vers Tombouctou

La guerre a atteint Tombouctou en avril dernier, quand des rebelles touaregs se sont emparés de cette ville antique du nord du Mali. Elle est rapidement tombée sous le contrôle des militants, qui ont commencé à imposer aux habitants une version stricte de la charia. Les femmes ont été forcées de porter le voile en public, des personnes suspectées d'adultère étaient fouettées ou lapidées, des voleurs ont eu les mains coupées et des chambres funéraires centenaires ont été détruites.

Des milliers de personnes ont alors fui Tombouctou et beaucoup ont trouvé refuge dans la capitale malienne, Bamako, au sud du pays. Fatima Nialy, une mère de quatre enfants, s'est jointe au flux des civils se dirigeant vers le sud car elle se sentait prisonnière dans sa propre maison à Tombouctou. A Bamako, elle et ses enfants - dont son bébé d'un mois - ont été pris en charge par des proches. Elle a vécu dans une chambre de la maison de son frère aîné.

En février 2013, peu de temps après que les forces françaises et maliennes aient libéré Tombouctou, Fatima a décidé de rentrer chez elle avec ses enfants. Le photographe Thomas Martinez les a suivis

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Inde et Sri Lanka : Retour à la maison par ferryPlay video

Inde et Sri Lanka : Retour à la maison par ferry

Pour la première fois depuis de nombreuses années, des réfugiés sri-lankais quittent l'Inde en ferry pour rentrer chez eux.