Burundi : Des réfugiés congolais refusés à la frontière avec la RDC
Points de presse, 9 octobre 2009
Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 9 octobre 2009 au Palais des Nations à Genève.
Le HCR réitère son appel aux réfugiés congolais se trouvant actuellement au Burundi de ne pas rentrer au Sud-Kivu, leur région d'origine en RDC, ceci après un incident survenu hier alors que plus de 400 réfugiés congolais provenant du camp de Gihinga, un camp situé au centre du Burundi et récemment fermé, ont été stoppés pour rentrer dans leur pays par les services d'immigration de la République démocratique du Congo (RDC).
Les services d'immigration de la RDC ont justifié cette action par des préoccupations sécuritaires pour ce groupe. Les réfugiés avaient pris place à bord de 11 camions mis à disposition par les autorités burundaises hier matin, laissant derrière eux un autre groupe comptant quelque 500 réfugiés attendant à leur tour de rentrer. A leur arrivée à la frontière, ils n'ont pas pu entrer en RDC et les autorités burundaises les ont ramenés à Gihinga.
Les réfugiés sont temporairement hébergés dans l'ancien camp, dans des salles de classe et un centre de santé, attendant le résultat de discussions prévues entre les autorités burundaises et congolaises. Des représentants des autorités congolaises devraient arriver ce jour à Bujumbura depuis Kinshasa. Les réfugiés sont actuellement pris en charge par l'agence burundaise pour les réfugiés – L'Office pour la protection des réfugiés et des apatrides- qui leur distribue de la nourriture et de l'eau fournis par le HCR ainsi que des biscuits à haute teneur en protéines fournis par le PAM.
Les réfugiés congolais qui se sont vus refuser l'accès à leur pays sont ceux qui avaient auparavant refusé le transfert dans le camp nouvellement établi de Bwagiriza, en revendiquant que leur sécurité n'y serait pas garantie. Le camp de Bwagiriza héberge actuellement quelque 1 200 réfugiés, principalement des Congolais, y compris 599 personnes qui ont accepté le transfert depuis Gihinga en début de cette semaine.
Le HCR a lancé plusieurs appels d'urgence aux réfugiés pour qu'ils reportent leur retour au Sud-Kivu, leur province d'origine en RDC, en soulignant qu'au vu des conditions sécuritaires actuelles, ni les autorités gouvernementales, ni le HCR ne pourraient garantir leur sécurité à leur retour.
L'intensité des combats de ces derniers mois a forcé plus de 64 000 Congolais à fuir leur pays.
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Les Congolais en Ouganda : de la fuite en exil au camp de réfugiés
Après trois années de paix relative, des violences ont à nouveau éclaté en République démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu en avril 2012, ce qui a généré de nouveaux déplacements de population. Les combats dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu entre les forces gouvernementales et les combattants rebelles du mouvement M23 ont poussé des dizaines de milliers de civils congolais à chercher refuge de l'autre côté de la frontière en Ouganda, principalement dans le district de Kisoro. Beaucoup ont rejoint l'installation de Rwamwanja grâce aux convois organisés par le HCR. Ce site a été ouvert en avril dernier pour gérer l'afflux des réfugiés. À la fin 2012, il accueillait plus de 30 000 réfugiés. Chaque famille réfugiée se voit attribuer un carré de terrain pour y construire une maison et faire des plantations, afin d'encourager l'autosuffisance. Le HCR veut améliorer d'urgence les infrastructures de ce site et recherche des fonds supplémentaires.
Cette galerie de photos présente la vie à Rwamwanja d'une famille dirigée par Harerimana, âgé de 52 ans. La famille vivait à Bitwo, au Rutshuru. Elle s'est enfuie quand le village a été attaqué en juin dernier. Harerimana a été séparé de sa famille et il a passé cinq jours tout seul sur la route, avant de retrouver sa famille dans la forêt. Après deux semaines, ils ont traversé la frontière vers l'Ouganda et ils ont rejoint le centre de transit de Nyakabande. Ils se sont ensuite enregistrés pour être transférés vers Rwamwanja, où la famille élargie vit désormais sur deux parcelles de terrain.
Les Congolais en Ouganda : de la fuite en exil au camp de réfugiés
Trouver une occupation dans le camp de Kibiza au Rwanda
Le camp de Kibiza a été ouvert en décembre 1996, après le début de la guerre en République démocratique du Congo voisine. Cette installation avait alors été construite pour faire face à l'afflux de dizaine de milliers de réfugiés congolais. La plupart des réfugiés sont entre temps rentrés chez eux dans l'est de la RDC sauf environ 16 000 d'entre eux qui sont restés dans ce camp isolé, situé sur une colline à l'ouest du Rwanda. L'éruption de violence, l'année dernière dans la province du Nord-Kivu en RDC, n'a pas affecté ce camp car les nouveaux arrivants ont été installés au camp de Kigémé qui a été rouvert au sud du Rwanda. La plupart des réfugiés de Kiziba ont déclaré ne pas vouloir rentrer mais les perspectives d'intégration locale sont limitées en raison du manque de terrains et des possibilités limitées en matière d'emploi. Pendant ce temps, les résidents de ce camp font leur possible pour mener une vie normale, suivent des formations et tiennent de petits commerces afin de devenir autosuffisants. Pour les jeunes, pouvoir faire du sport et recevoir une éducation est très important pour assurer qu'ils ne soient pas attirés par des influences négatives ainsi que pour maintenir leur moral et leur confiance en l'avenir.
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Nyakabande : Un havre de paix en Ouganda après avoir fui le conflit au Nord-Kivu
Le centre de transit de Nyakabande au sud de l'Ouganda a été rouvert par le HCR et les autorités ougandaises en février 2012 pour faire face au nombre croissant de civils congolais qui traversent la frontière pour échapper à l'anarchie généralisée dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Initialement prévu pour accueillir 500 personnes, le centre de transit a été submergé par des vagues d'arrivants fuyant la violence sévissant depuis avril entre les forces gouvernementales de la RDC et les combattants rebelles du mouvement M23. Le HCR a contribué à élargir la capacité d'accueil jusqu'à 11 000 personnes ainsi qu'à organiser le transport à partir de la frontière, mais l'afflux a porté une forte pression sur les installations. Le centre a enregistré et aidé plus de 51 000 personnes depuis janvier. La plupart d'entre elles sont originaires du Nord-Kivu. Au pic de l'afflux, en juillet dernier, le centre de transit accueillait plus de 10 000 réfugiés. Pour décongestionner le centre, le HCR a assuré le transport de plus de 30 000 Congolais vers l'installation de réfugiés de Rwamwanja, à environ 350 kilomètres au nord de Nyakabande. Pour beaucoup de ceux qui fuient l'est de la RDC, Nyakabande était une lueur d'espoir et un havre de paix après avoir fui le conflit déchirant leur région d'origine. Les derniers combats au Nord-Kivu en novembre n'ont pas eu beaucoup d'impact, mais des personnes continuent à arriver chaque jour.
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RDC : retour à Kimoka
En 2007 et 2008, les conflits armés avaient contraint des centaines de milliers de Congolais à fuir la province du Nord-Kivu. Les habitants du village de Kimoka sont enfin de retour chez eux.


Tanzanie : Vers la citoyenneté
En 2007, le HCR et le gouvernement tanzanien lui ont donné le choix : retourner chez lui ou devenir citoyen tanzanien. Pour Michael Sheltieri Namoya, la décision a vite été prise.


RDC : Au bord du gouffre
Fatuma Kapuweli, une mère chef de famille et déplacée interne en RDC, craint pour la sécurité et le bien-être de ses enfants.