Le HCR consterné par le meurtre d'un travailleur humanitaire

Communiqués de presse, 15 juillet 2009

Mercredi le 15 juillet 2009

Genève Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se déclare choqué et attristé par le meurtre, le 15 juillet, de Natalia Estemirova, une employée de Memorial, un partenaire opérationnel du HCR en Fédération de Russie. Le corps sans vie de Madame Estemirova a été retrouvé en Ingouchie dans la région du Nord-Caucase, après son enlèvement survenu dans sa maison à Grozny.

Le HCR communique ses condoléances à l'organisation Memorial et à la famille de Madame Estemirova.

Depuis 2000, Madame Estemirova était employée en tant qu'assistante sociale à Grozny par l'ONG Memorial, dans le cadre du projet mis en œuvre par cette organisation dans le domaine de l'aide sociale et juridique, un projet financé par le HCR. Elle travaillait sur des problèmes relatifs aux personnes déplacées internes en Tchétchénie et sur leur retour en toute sécurité dans leurs villages d'origine. Memorial est un partenaire opérationnel du HCR dans le Nord-Caucase depuis 2000 et cette organisation avait reçu, en 2004, la distinction Nansen du HCR pour les réfugiés.

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Ingouchie

Lorsque le conflit a éclaté entre troupes gouvernementales et forces rebelles en Tchétchénie, en 1999, plus de 200 000 personnes ont fui, la plupart vers l'Ingouchie voisine. En décembre 2003, quelque 62 000 déplacés internes de Tchétchénie s'entassaient encore dans des installations temporaires ou des logements privés. Ceux qui vivaient dans les installations temporaires étaient continuellement menacés d'expulsion par des propriétaires désireux de récupérer leurs bâtiments.

Environ 7900 autres Tchétchènes et Ingouches déplacés de Tchétchénie vivaient en outre dans les camps de Satsita, Sputnik et Bart.

Les autorités russes ne cessaient d'appeler à la fermeture des camps et au retour des personnes déplacées de Tchétchénie. Trois camps avaient fermé au cours de 2003 - le camp Iman à Aki Yurt, le camp B " Bella " et le camp A " Alina ", les trois autres ont fermé entre mars et juin 2004. Il n'est resté, aux 52 000 déplacés qui ne voulaient pas retourner en Tchétchénie, que l'option de se trouver un abri dans des installations temporaires en Ingouchie ou dans des logements privés.

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