Le HCR accueille chaleureusement l'octroi d'une subvention pour le Sud-Soudan par la Fondation Bill & Melinda Gates

Communiqués de presse, 1 décembre 2006

Genève, vendredi 1er décembre 2006

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a reçu une subvention de 10 millions de dollars pour l'aide d'urgence de la Fondation Bill & ; Melinda Gates. Elle servira pour divers projets liés à la santé, l'éducation, l'eau et l'assainissement destinés à faciliter le retour et la réintégration de centaines de milliers de réfugiés et de déplacés internes dans la région du Sud-Soudan, qui a été dévastée.

« Nous sommes extrêmement heureux que la Fondation Bill & ; Melinda Gates s'associe à nous pour garantir que les Soudanais qui font le choix courageux de rentrer chez eux après plus de deux décennies de conflit aient une vraie chance de commencer à reconstruire leurs vies », a indiqué le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres. « Bien que l'accord de paix de 2005 ait ouvert la voie au rapatriement potentiel de centaines de milliers de réfugiés et de déplacés internes, le Sud-Soudan est en ruine et le manque d'infrastructures fait peser une énorme menace sur le caractère durable de ces retours. Cette subvention est d'une importance capitale pour le succès de leur réintégration. »

Les fonds reçus de la fondation, qui est basée à Seattle, couvriront, pendant une période de 28 mois, les besoins les plus immédiats dans trois secteurs principaux les soins de santé de base, l'éducation, l'eau et l'assainissement dans les Etats de l'Equatoria occidental, oriental et central (Bahr Al Jabal) ainsi que dans le Haut-Nil. Une série de projets communautaires de réintégration consacrés à chaque secteur bénéficieront aux 210 000 réfugiés soudanais rentrant des pays voisins ainsi qu'aux quelque 200 000 déplacés internes regagnant leurs villages d'origine. L'UNHCR collaborera avec ses partenaires des Nations Unies et du secteur non gouvernemental ainsi qu'avec les communautés locales pour la mise en œuvre de ces projets.

« Ces projets impliqueront les rapatriés et leurs communautés et les aideront à combler le fossé qui existe entre le rapatriement, la reconstruction et le développement à long terme », a déclaré António Guterres. « Equiper de manière précoce ces communautés avec des éléments de base tels que de l'eau potable et des installations sanitaires, des écoles et des soins de santé permet de s'assurer que ceux qui rentrent chez eux puissent y demeurer. »

Dans le secteur des soins de santé primaires, la subvention va financer la réhabilitation et la reconstruction de 60 établissements de santé de base. Elle garantira également qu'ils disposent de réserves d'équipement médical et de médicaments et permettra la formation de 200 membres du personnel de santé. En outre, elle offrira la possibilité de former 1 000 fonctionnaires de la police, de l'immigration et de l'armée, travailleurs humanitaires et représentants de communautés sur la prévention du VIH-SIDA et la violence sexuelle et à l'encontre des femmes. Les infrastructures de santé au Sud-Soudan sont à l'état de ruines, avec des taux extrêmement élevés de mortalité maternelle et de mortalité infantile pour les moins de cinq ans, en particulier du fait de la malaria, de diarrhées et d'infections respiratoires.

Les projets dans les domaines de l'eau et de l'assainissement seront consacrés à la reconstruction et à la réhabilitation de 65 trous de forage et puits peu profonds ainsi qu'à la fourniture d'eau potable et d'équipements sanitaires dans plusieurs centres de transit utilisés par les réfugiés et les déplacés rentrés à travers tout le Sud-Soudan. Des campagnes d'information seront aussi organisées pour les rapatriés et les communautés sur l'hygiène personnelle, domestique et communautaire.

Dans le domaine de l'éducation, 18 écoles seront réhabilitées ou construites dans les principales communautés de retour et une formation dispensée à 600 enseignants. Un effort spécifique sera fourni pour s'assurer que les jeunes filles disposent des mêmes chances d'aller à l'école et des mêmes opportunités d'étudier. Des formations professionnelles extrascolaires et des formations techniques seront dispensées pour les adolescents, filles et garçons, à risque afin de les aider à devenir autosuffisants.

Les fonds subventionnés seront aussi utilisés pour fournir un transport sûr pour les réfugiés rentrant depuis les pays voisins vers le Sud-Soudan, ainsi que pour les populations vulnérables ayant des besoins spéciaux. Depuis décembre 2005, l'UNHCR a aidé plus de 17 000 réfugiés originaires du Sud-Soudan à rentrer de République centrafricaine, de République démocratique du Congo, d'Ouganda, du Kenya et d'Ethiopie. Quelque 350 000 réfugiés vivent encore loin de leur terre d'origine. De plus, on estime à quatre millions le nombre de personnes originaires du Sud-Soudan à être déplacées à l'intérieur des frontières nationales.

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L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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La plupart des réfugiés, notamment les enfants et les personnes âgées, sont arrivés très affaiblis dans les camps. Or, les pluies incessantes ont tendance à exacerber la situation, les flaques d'eau se transformant vite en foyer d'incubation de moustiques porteurs du paludisme. Qui plus est, un simple rhume suffit pour que l'état de malnutrition modérée dont souffrent les enfants et personnes âgées se transforme en malnutrition sévère.

C'est dans le camp de Yusuf Batil, dans le Comté de Maban, que la situation se fait la plus critique puisque 15 % des enfants de moins de cinq ans y souffrent de malnutrition aiguë.

Le HCR et ses partenaires font tout leur possible pour prévenir et lutter contre la maladie. Dans le camp de Yusuf Batil, 200 professionnels de la santé des communautés vont de foyer en foyer afin d'enseigner aux réfugiés les règles d'hygiène de base, telles que la nécessité de se laver les mains ou encore comment reconnaître les signes de maladie. S'ils en ont besoin, les enfants reçoivent des aliments nutritifs tels que des Plumpy'nut. Un hôpital spécialisé dans le traitement de patients atteints du choléra a d'ailleurs ouvert ses portes. Parallèlement, des moustiquaires ont été distribuées dans tous les camps à des fins de prévention du paludisme.

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