Le HCR remercie la Roumanie d'accueillir les réfugiés ouzbeks

Communiqués de presse, 28 juillet 2005

Jeudi le 28 juillet 2005

GENEVE L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a exprimé jeudi sa gratitude au gouvernement de la Roumanie pour sa décision d'accueillir temporairement un groupe d'Ouzbeks. Les réfugiés vont rester brièvement en Roumanie, avant d'être réinstallés définitivement dans d'autres pays.

« C'est, de la part du gouvernement roumain, une démarche extrêmement généreuse, ainsi qu'une décision courageuse », indique le Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres, « Ce geste humanitaire est particulièrement remarquable au moment où la Roumanie se remet à peine de vastes inondations. Mon agence prendra en charge le séjour des réfugiés et fera tout pour raccourcir leur présence en Roumanie. »

Ces deux derniers jours, l'UNHCR a évacué par avion 426 réfugiés, depuis le camp de Sasik situé près de Jalal-Abad dans l'ouest du Kirghizistan vers la capitale Bichkek. Deux avions Yak-40 ont été affrétés pour cette opération de 10 vols. Un avion s'est tenu aujourd'hui prêt à décoller de l'aéroport d'Osh pour évacuer un autre groupe d'Ouzbeks, en détention à Osh depuis deux mois. Les négociations entre l'UNHCR et les autorités kirghizes continuent dans l'espoir de trouver un accord pour ces personnes.

Un Boeing-747, affrété par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), est prévu pour transférer les réfugiés ouzbeks depuis Bichkek vers Timisoara en Roumanie vendredi matin très tôt. Une équipe de l'UNHCR est déjà sur le terrain en Roumanie pour assister les autorités et conduire des entretiens pour la prochaine réinstallation des réfugiés. L'UNHCR travaillera en étroite collaboration avec plusieurs pays prêts à accueillir les réfugiés ouzbeks pour une réinstallation définitive.

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L'apatridie au Kirghizistan

Deux décennies après la désintégration de l'Union soviétique, des milliers de gens vivant dans d'anciennes Républiques soviétiques comme le Kirghizistan sont toujours confrontés à des problèmes de citoyenneté. Le HCR a recensé plus de 20 000 apatrides dans cette nation d'Asie centrale. Aucun pays ne reconnaît ces personnes comme ses ressortissants en vertu de sa législation. Si bon nombre d'entre eux relèvent en principe de la loi kirghize sur la citoyenneté, leur nationalité n'a pas été confirmée dans le cadre des procédures actuelles.

La plupart des apatrides vivant au Kirghizistan résident sur le territoire depuis de nombreuses années, ont de la famille proche dans le pays et sont bien intégrés, tant du point de vue social que culturel. Mais comme ils ne possèdent pas de documents d'identité, ils ne peuvent faire des choses que la plupart des gens tiennent pour acquises : remplir les formalités nécessaires pour se marier ou déclarer la naissance d'un enfant, voyager au Kirghizistan ou à l'étranger, toucher une pension de retraite ou des allocations sociales, ou encore posséder un bien. Ils sont plus exposés aux difficultés économiques, sont davantage touchés par le chômage et ne peuvent bénéficier pleinement du système public d'enseignement et de santé.

Depuis son accession à l'indépendance en 1991, le Kirghizistan a pris plusieurs mesures positives pour réduire et prévenir l'apatridie. En vertu de son mandat sur l'apatridie, le HCR prête son concours au pays, en dispensant des conseils sur la législation ou les pratiques, et en apportant une aide technique aux personnes chargées de résoudre les problèmes de citoyenneté. Les ONG partenaires de l'agence pour les réfugiés offrent une assistance juridique aux apatrides et les guident dans leurs démarches pour obtenir la nationalité.

Cependant, le problème de l'apatridie au Kirghizistan est complexe et des milliers de personnes, principalement des femmes et des enfants, se heurtent encore à des obstacles juridiques, administratifs et financiers lorsqu'elles cherchent à confirmer leur citoyenneté kirghize ou à obtenir la nationalité du pays. En 2009, avec le soutien du HCR, le gouvernement a adopté un plan d'action national pour prévenir et réduire l'apatridie. En 2011, l'organisation aidera les autorités à réviser le plan et à prendre des mesures concrètes pour le mettre en oeuvre. Tous les intervenants devront déployer un effort concerté, afin d'éviter que l'apatridie ne devienne un problème persistant, se transmettant de génération en génération.

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