Le HCR se félicite de la décision prise par la Lettonie de lever la réserve géographique relative à l'asile

Communiqués de presse, 3 octobre 1997

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés se félicite de la décision prise par le Parlement letton de modifier la législation relative aux réfugiés afin de permettre aux ressortissants non européens de demander l'asile en Lettonie.

Le 19 juin 1997, lors de son adhésion à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et au Protocole de 1967, la Lettonie avait déclaré que seuls les ressortissants européens pouvaient demander l'asile sur son territoire.

Le HCR a toujours plaidé pour l'universalité du droit d'asile. La décision d'octroyer la protection à un réfugié devrait se faire compte tenu du bien-fondé de sa demande, sans discrimination basée sur son pays d'origine.

L'idée de restreindre l'asile aux réfugiés européens remonte aux premiers jours du système international de protection des réfugiés, lors de l'adoption de la Convention de 1951. Le HCR a été créé avec mission de trouver des solutions pour quelque 1,2 million de réfugiés européens de la Seconde Guerre mondiale.

Bien que les gouvernements aient eu depuis l'option d'introduire une limitation géographique lors de leur adhésion à la Convention, peu d'entre eux l'ont maintenue.

Après 1951, avec l'apparition de nouveaux groupes de réfugiés à l'extérieur de l'Europe, la communauté internationale a reconnu la nécessité d'un système universel de protection des réfugiés. En 1967, un Protocole relatif au statut des réfugiés a été élaboré afin d'étendre les dispositions de la Convention à ces nouveaux réfugiés, et non seulement aux réfugiés européens de la Seconde Guerre mondiale.

La Hongrie, Malte et la Turquie ont, toutefois, maintenu cette limitation lors de leur adhésion à la Convention de 1951 et à son Protocole de 1967. Le HCR espère que la Hongrie adoptera bientôt sa première législation relative aux réfugiés et lèvera officiellement la réserve géographique.

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique, la Lettonie, de même que l'Estonie et la Lituanie, ont vu déferler sur leur territoire un grand nombre de migrants en transit et de demandeurs d'asile qui profitent de la perméabilité des frontières.

Confrontés aux contrôles toujours plus sévères aux frontières de l'Europe occidentale, et en l'absence d'un système de protection des réfugiés dans les Etats baltes de nombreux demandeurs d'asile risquent d'être retenus en détention comme migrants en situation irrégulière et de devenir les victimes de passeurs clandestins.

En 1995, plus de cent migrants et demandeurs d'asile ont été mis dans un train qui fit le va-et-vient, pendant des semaines, entre la Lettonie et la Russie. La nourriture et les conditions d'hygiène étaient précaires. Les passagers furent placés dans un centre de détention jusqu'à la fin de l'année dernière, au moment où les pays nordiques acceptèrent la réinstallation de ces réfugiés sur leurs territoires, et que la Lettonie commença la préparation d'une législation relative aux réfugiés.

Le HCR se félicite de l'adhésion des trois Etats baltes à la Convention au cours de cette année.

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Convention et Protocole relatifs au Statut des Réfugiés

Le texte intégral de la Convention, document clé de voûte de la protection des réfugiés, et du protocole, levant les restrictions temporelles et géographiques limitant à l'origine son application.

Le défi du déplacement forcé en Afrique

L'Afrique est le continent le plus touché par la tragédie du déplacement forcé. Alors que des millions de réfugiés ont pu rentrer en Angola, au Burundi, au Libéria, au Rwanda et au Sud-Soudan ces quinze dernières années, le nombre des personnes déplacées internes a néanmoins continué de croître. Début 2009, en plus de quelque 2,3 millions de réfugiés, quelque 11,6 millions de personnes étaient considérées comme des déplacés internes suite à des conflits survenant dans toute l'Afrique.

Pour répondre au déplacement forcé sur le continent africain, l'Union africaine organise un sommet spécial sur les réfugiés, les rapatriés et les personnes déplacées internes du 19 au 23 octobre à Kampala, la capitale ougandaise. Des chefs d'Etat et de gouvernement étudieront les défis et les moyens de trouver des solutions au déplacement forcé. Ils devraient également adopter une Convention pour la protection et l'assistance des personnes déplacées internes en Afrique, qui devrait être le premier instrument international juridique ayant force de loi en matière de déplacement interne et d'une portée continentale. Cette galerie de photos met en lumière la vie des déracinés de force vivant en Afrique, dont certains reçoivent une aide du HCR.

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