Sri Lanka : Le HCR lutte pour fournir une aide à des dizaines de milliers de nouveaux déplacés

Points de presse, 18 mai 2009

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 18 mai 2009 au Palais des Nations à Genève.

On estime actuellement que 65 000 personnes ont quitté l'ancienne zone de combat située au nord-est de Sri Lanka, ce qui porte à 265 000 le nombre total de personnes ayant fui les affrontements ces derniers mois.

Ce tout dernier afflux massif de personnes ayant enduré des conditions de vie extrêmes, va porter une pression encore plus forte sur les sites de transit et sur d'autres sites accueillant des déplacés internes, qui sont déjà mis à rude épreuve du fait de la population actuelle de déplacés internes.

Le HCR prévoit de fournir 10 000 abris d'urgence supplémentaires pour héberger les dizaines de milliers de personnes qui ont quitté la zone des combats et qui devraient rechercher un abri dans les prochains jours.

Pour le moment, notre matériel existant en abris et articles de secours suffit à répondre aux besoins immédiats des déplacés internes, mais les stocks se vident peu à peu et il faudra bientôt les réapprovisionner.

Nous demandons à nouveau au gouvernement d'allouer davantage de terrains pour la construction d'abris d'urgence, d'équipements d'assainissement et de distribution d'eau, ainsi que de mettre à disposition des bâtiments publics à Vavuniya, Jaffna, Mannar et Kilinochchi, afin d'héberger les déplacés internes qui arrivent.

Le HCR invite le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour améliorer les conditions de vie dans les 42 sites existants abritant des déplacés internes et pour assurer un soin et un entretien appropriés en faveur de la population prise en charge.

Notre accès aux sites de Vavuniya s'est considérablement restreint ces derniers jours et ceci affecte notre capacité à gérer et à distribuer l'aide aux déplacés. Nous espérons que cette situation ne durera pas.

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L'apatridie à Sri Lanka : les « Tamouls des collines »

À Sri Lanka, le pittoresque « pays des collines » est parsemé de centaines de plantations de thé. La plupart des gens qui y travaillent sont des descendants de Tamouls venus d'Inde entre 1820 et 1840, à l'époque où l'île était une colonie britannique. Les « Tamouls des collines » ont contribué, dans des proportions considérables, à la prospérité économique de Sri Lanka pendant près de deux siècles ; pourtant, jusqu'à une époque très récente, la législation draconienne du pays sur la nationalité rendait leur accession à la citoyenneté presque impossible. Dépourvus de papiers, ils ne pouvaient voter, travailler dans la fonction publique, ouvrir un compte en banque ou voyager librement.

Par le passé, les Tamouls des collines ont fait l'objet d'un certain nombre d'accords bilatéraux qui leur donnaient la possibilité d'opter pour la nationalité sri-lankaise ou la nationalité indienne. Cependant, selon les estimations, il y avait encore 300 000 apatrides d'origine indienne dans l'île en 2003.

La situation s'est très sensiblement améliorée lorsque le Parlement a voté, en octobre de la même année, une loi accordant la nationalité aux personnes d'origine indienne établies à Sri Lanka depuis 1964, ainsi qu'à leurs descendants. Le HCR, les pouvoirs publics et des organisations locales ont mené une campagne pour informer les Tamouls des collines de la publication de la loi et des démarches à accomplir pour acquérir la nationalité. À la fin de l'année 2003, plus de 190 000 apatrides ont obtenu la nationalité sri-lankaise en dix jours - une extraordinaire réussite, qui s'inscrit dans l'effort mené à l'échelle mondiale pour réduire les cas d'apatridie.

De plus, en 2009, le parlement a amendé la réglementation existante, afin d'accorder la nationalité aux personnes qui se sont réfugiées en Inde pour échapper au conflit qui sévissait à Sri Lanka et qui vivent actuellement dans des camps. Il est donc plus facile aux réfugiés de regagner leur pays s'ils le souhaitent.

L'apatridie à Sri Lanka : les « Tamouls des collines »

Sri Lanka

Durant les 20 années de guerre civile au Sri Lanka, plus d'un million de personnes ont été déracinées, forcées de fuir leur foyer, souvent plus d'une fois. Pour beaucoup d'entre elles qui ne pouvaient trouver abri chez des parents ou des amis, les centres de secours gérés par le HCR ou le gouvernement ont été le seul recours.

En Février 2002, le gouvernement du Sri Lanka et l'Armée de libération des Tigres Tamouls (LTTE) ont signé un accord de cessez-le-feu et entamé une série de négociations devant engendrer une paix durable. À la fin de l'année 2003, plus de 300 000 personnes déplacées étaient déjà retournées dans leurs villes et villages largement dévastés.

Dans le cadre de ces retours, le HCR fournit une protection physique et juridique aux civils affectés par la guerre, tout en finançant une série de projets dans des domaines aussi variés que le logement, la santé, les installations sanitaires ainsi que divers services communautaires et projets générateurs de revenus.

Sri Lanka

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Inde et Sri Lanka : Retour à la maison par ferry

Pour la première fois depuis de nombreuses années, des réfugiés sri-lankais quittent l'Inde en ferry pour rentrer chez eux.