Enregistrement itinérant pour les réfugiés colombiens en Equateur

Points de presse, 27 mars 2009

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 27 mars 2009 au Palais des Nations à Genève.

Une équipe itinérante de 50 fonctionnaires, financée par le HCR, a commencé cette semaine à travailler à l'enregistrement et à la fourniture de documents d'identité à quelque 50 000 réfugiés colombiens ayant fui l'insécurité de leur pays natal. Ils se sont installés dans le nord de l'Equateur. Le projet appelé « Enregistrement avancé » est sans précédent en Amérique latine. Il a commencé lundi dans la petite communauté de Muisne, dans la province d'Esmeraldas, et il se poursuivra durant un an au moins. Il couvrira chaque province le long de la frontière nord de l'Equateur.

Le HCR soutient le Gouvernement équatorien dans cet effort logistique compliqué, qui coûtera la somme de deux millions de dollars dont 80 % est fournie par le HCR. Le solde sera financé par le gouvernement. Actuellement, nous faisons face à un déficit de 800 000 dollars que nous devrons collecter auprès des pays donateurs.

L'importance du projet « Enregistrement avancé » est de deux ordres : d'une part, il raccourcit la période d'attente pour une décision gouvernementale concernant les demandes d'asile de plusieurs mois à tout juste 24 heures. D'autre part, il amène le processus d'asile sur le terrain, où vivent de nombreux réfugiés depuis des années sans pouvoir avoir accès aux systèmes d'asile qui se trouvent en zone urbaine car ils n'avaient pas les ressources ou parce qu'ils craignaient d'être arrêtés.

Au cours des trois premiers jours du projet « Enregistrement avancé », plus de 200 personnes ont reçu des visas de réfugié. Alors que les équipes itinérantes se dirigent vers le nord de la province Esmeraldas, les chiffres devraient augmenter du fait de la présence de nombreux Colombiens près de la frontière.

Les fonctionnaires qui mènent à bien ce projet ont été récemment recrutés et formés par le Gouvernement équatorien et le HCR. Au total, le projet nécessitait l'achat de plus de 40 ordinateurs, de générateurs, de neuf véhicules, de matériel de visibilité et de la mise en œuvre d'une campagne de communication, le tout fourni par le HCR.

Actuellement, on compte 22 000 réfugiés enregistrés en Equateur, mais le gouvernement et le HCR estiment que le nombre total de personnes ayant besoin de protection internationale pourrait s'approcher de 135 000.

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Distinction Nansen pour les réfugiés : de nouvelles ailes pour les Papillons

Dans un coin de Colombie hanté par la violence, un groupe de femmes courageuses mettent leur vie en danger pour venir en aide aux survivantes des déplacements et des abus sexuels. Alors que le pays compte 5,7 millions de personnes déracinées par le conflit, elles vivent dans l'une des villes les plus dangereuses -Buenaventura. Le principal port de Colombie connait l'un des taux de violence et de déplacement les plus élevés en raison des rivalités croissantes entre groupes armés. Pour montrer leur pouvoir ou se venger, les groupes violentent et maltraitent souvent les plus vulnérables - les femmes et les enfants.

Mais à Buenaventura, les femmes qui forment les « Papillons » sont debout et aident les survivantes. Elles offrent un soutien en tête-à-tête aux victimes d'abus et oeuvrent auprès des différentes communautés pour éduquer les femmes, les aider à se prendre en main et faire pression sur les autorités pour défendre leurs droits.

Beaucoup de membres des Papillons ont été déplacées de force au cours des 50 dernières années de conflit ou ont perdu des proches et des amis. Nombreuses ont également connu la violence domestique et sexuelle. C'est cette expérience partagée qui les pousse à poursuivre leur travail en dépit des risques.

A pied ou en bus, Gloria Amparello, Maritza Yaneth Cruz et Mery Medina - trois des coordinatrices des Papillons - parcourent les quartiers les plus dangereux et aident les femmes à accéder aux soins médicaux et psychologiques ou à signaler les crimes. Dans le cadre d'ateliers, elles leur apprennent à connaitre leurs droits et à gagner leur vie. Jusqu'à présent, les bénévoles des Papillons ont aidé plus de 1000 femmes et leurs familles.

Les Papillons jouent désormais un rôle essentiel pour sensibiliser aux niveaux élevés de violence à l'encontre des femmes. Bien qu'elles attirent l'attention des groupes armés, elles organisent des protestations contre les abus envers les femmes dans les rues de leur ville délabrée, déterminées à faire tomber les murs de la peur et du silence.

Distinction Nansen pour les réfugiés : de nouvelles ailes pour les Papillons

Angelina Jolie : mission en Equateur

Angelina Jolie s'est rendue en Equateur ce week-end, pour sa première mission en tant qu'Envoyée spéciale du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres.

En tant qu'Ambassadrice de bonne volonté du HCR, Angelina Jolie avait mené plus de 40 missions sur le terrain durant la dernière décennie. C'est son troisième voyage en Equateur. Ce pays accueille la plus importante population réfugiée en Amérique latine.

L'Equateur accueille actuellement environ 56 000 réfugiés et 21 000 demandeurs d'asile. Ce pays reçoit chaque mois 1 300 nouvelles demandes d'asile déposées par des ressortissants colombiens ayant fui leur pays. Beaucoup vivent dans des régions isolées et démunies qui sont situées près de la frontière colombienne.

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Lutte contre la menace d'extinction

Parmi les populations indigènes menacées d'extinction en Colombie, certaines se trouvent dans une situation plus risquée encore, comme la tribu Tulé par exemple. Cette population compte seulement 1 200 membres vivant dans trois localités des départements limitrophes de Choco et d'Antiquoia au nord-ouest de la Colombie.

Quelque 500 d'entre eux vivent dans la commune d'Unguia à Choco, une zone stratégiquement importante située à la frontière avec le Panama, où abondent le bois de construction, les minéraux et d'autres ressources naturelles. Malheureusement, ces richesses ont attiré la convoitise des groupes armés illégaux et criminels durant cette dernière décennie.

De nombreux membres de cette tribu avaient alors trouvé refuge au Panama ou ailleurs dans la province de Choco. Toutefois un groupe déterminé d'entre eux a décidé de rester, craignant que la tribu ne survivrait jamais si ses membres quittaient leurs terres ancestrales et s'ils abandonnaient leurs traditions.

Le HCR travaille déjà de longue date sur ces problèmes, et appuie le développement d'une stratégie visant à prévenir le déplacement, ou au moins à assurer que les Tulés ne devront jamais quitter définitivement leur territoire.

Lutte contre la menace d'extinction

Equateur : Visite d'António GuterresPlay video

Equateur : Visite d'António Guterres

Le chef du HCR António Guterres se rend en Equateur avant la Journée mondiale du réfugié et rend hommage à ce pays pour l'accueil qu'il réserve aux réfugiés.
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Angelina Jolie en Equateur

Angelina Jolie rencontre des réfugiés colombiens en Equateur durant sa première visite dans ce pays en tant qu'Envoyée spéciale du Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres.
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Angelina Jolie en Equateur

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie est retournée dans le nord de l'Equateur, où elle a recontré des réfugiés colombiens.